Musique Sacrée Viennoise
Haydn et Schubert

Joseph Haydn
Nelson Messe

Franz Schubert
Messe en ut majeur n°4

Direction musicale
Dominique Trottein

Soprano : Brigitte Antonelli
Mezzo : Hermine Huguenel
Ténor : Abdellah Lasri
Basse : Eric Demarteau

Choeur du stage de chant choral de Martel

Orchestre du Festival


Intervenants :
Chef d’orchestre : Dominique Trottein
Chef de Choeur : Patrick Hilliard
Chefs de pupitre : Anne-Claude Gérard, Deryck Webb, Hélène Ruggeri
Professeur de technique vocale : Christiane Dubat
Pianiste accompagnateur : Xavier Lecomte

Comme chaque année, le Festival de Saint-Céré organise à Martel un stage destiné aux choristes de bon niveau désireux de se perfectionner au chant choral, tout en approfondissant leur technique vocale. Il dure 15 jours et s’organise en deux séances de travail quotidiennes de 3 heures environ. Toutes les facettes du travail choral sont abordées : déchiffrage, travail par pupitre, articulation et diction, travail d’attaque et pose de la voix.
Les oeuvres préparées sont ensuite exécutées en 3 concerts de clôture avec l’Orchestre du Festival.


8 août - Abbatiale de Beaulieu - 21h
9 août - Cathédrale de Cahors - 21h
11 août - Eglise de Martel - 21h


Nelson Messe de Haydn

La Messe pour les temps d’angoisses, selon son titre original, est la plus dramatique et la plus puissante des messe de Haydn. Elle est écrite après le succès de La Création, et les deux voyages triomphaux à Londres, alors que Haydn, à 66 ans, est au sommet de son art et de sa renommée. Comme les cinq autres dernières messes de Haydn, elle réalise la synthèse de tous les modes d’expression que le compositeur a utilisé au cours de sa carrière, intégrant dans une unité supérieure des éléments baroques, concertants et un style vocal nouveau fait de contrastes continuels. D’un seul jet, d’une tension constante à l’effet parfois dévastateur, elle doit son surnom à sa dédicace à l’Amiral Nelson qui vient de remporter la victoire d’Aboukir contre Napoléon, alors que les monarchies européennes tremblent devant l’avance des armées révolutionnaires. Apprenant la nouvelle, Haydn modifie profondément la fin de sa messe pour lui donner cet élan jubilatoire comme un cri de victoire.

The “mass for times of anguish” (by its original title) is the most tragic and the most powerful of all the masses by Haydn. It was composed after the success of “The Creation”, and after two triumphant journeys to London, when Haydn (then aged 66) was at the heights of his art and fame. Like the five other final masses by Haydn, it is a synthesis of all the means of expression that the composer has used during his career. It integrates baroque elements, elements of symphonia concertante and a new vocal style characterized by continuous contrasts, into a superior unity. A mass in one throw, with a constant tension - sometimes devastating. It is called “Nelson mass” as a dedication to Admiral Nelson, who at the time had just won the victory of Aboukir against Napoleon, whilst European monarchies were trembling at the revolutionary armies’ advance. Upon hearing the news, Haydn decided to change deeply the end of his mass, adding an exulting momentum, like a cry of victory.


Messe en ut n°4 de Schubert
Schubert compose cette messe en juillet 1816 à l’âge de 19 ans pour l’église de Lichtental, à la demande de l’organiste de cette paroisse, Michael Holzer. L’ événement est important pour le compositeur : il s’agit de la première exécution d’une de ses oeuvres en public, et Salieri, figure influente de la vie musicale viennoise et ancien professeur de Schubert est présent. Est-ce pour cette raison qu’il aura toujours une affection particulière pour cette oeuvre, la simplicité et le naturel de son inspiration ? C’est la seule en tout cas qu’il fera imprimer de son vivant en 1825. Comme toute la musique religieuse de Schubert, elle s’inscrit pleinement dans la tradition classique héritée de Mozart et Haydn, habitée par le génie mélodique qui nous rend Schubert aussi nécessaire que ses illustres aînés.

Schubert composed this mass for the church of Lichental in July 1816, when he was 19 years-old. It had been commissioned by the organist of the church, Michael Holzer. This was an important event for the composer: it was the first time one of his works was performed before an audience, and Salieri was there. He was Schubert’s former teacher and an influential character in Vienna circle of music. Is this the reason why Schubert always bore a particular affection for that work and its simple and natural inspiration? In any case, this work is the only one that he had printed during his lifetime, in 1825. As all other religious music by Schubert, it fully lies within the scope of classical tradition inherited from Mozart and Haydn, filled with the melodic genius that makes Schubert as essential as his illustrious elders.