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Si la musique m’était contée...

Prokofiev « Pierre et le Loup »
(avec conteur)

Berio « Opus Number Zoo »

Ravel « Ma mère l’Oye »

Quintette à vents du Festival

Flûte : Boris Grelier
Hautbois : Romain Curt
Clarinette : Francis Prost
Basson : Vladimir Weimer
Cor : François Dahu
Récitant :Michel Fau


26 juillet - Eglise de Loubressac - 21h
14 août - Eglise de Meyssac - 21h



La force du conte de 1936 est d’avoir su mêler le propos pédagogique (faire découvrir les instruments de l’orchestre) à une imagination musicale toute de poésie et de spontanéité. Qui se souviendrait de Pierre, du chat ou de l’oiseau si Prokoviev n’avait su les caractériser avec toute la fraîcheur de l’esprit d’enfance ? Cet esprit d’enfance, Ravel, grand collectionneur de jouets mécaniques, l’a possédé toute sa vie. En 1908, il tire de contes de Perrault et de ses imitateurs l’irrésistible recueil Ma Mère l’Oye, qu’il destine à ses « jeunes amis » d’une dizaine d’années Mimie et Jean Gobeski. Rendez-vous donc cet été avec La Belle au bois dormant, Laideronnette, le petit Poucet... et nos rêves de gamins. Ces versions pour quintette à vent redistribuent les cartes et nous oblige à revoir nos classiques d’une oreille curieuse.


The strength of this tale written in 1936 is that it combines an educational aim (revealing the orchestra’s instruments) with a musical imagination full of poetry and spontaneity. Indeed who would remember Pierre, the cat or the bird if Prokoviev had not been successful in describing them with all the freshness of a child’s mind?
Ravel (a great collector of clockwork toys) possessed this child’s mind all his life. In 1908, he drew from tales by Perrault and his imitators the irresistible anthology Ma Mère l’Oye, intended for his “young friends” Mimie and Jean Gobeski. This summer, prepare to meet Sleeping Beauty, Laideronette, Tom Thumb… and your childish dreams.
These versions for wind quintet throw a new light on our classics and compel us to listen to them with a curious ear.