Opéra Eclaté - Festival de Saint-Céré
 
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LE ROI CAROTTE

Sam 2, mar 5, et lun 11 août – Théâtre de l’Usine, Saint-Céré – 21h
Sam 16 août – Théâtre de l’Usine, Saint-Céré – 22h

Opéra féerique et parodique en quatre actes de Jacques Offenbach
Livret de Victorien Sardou

Direction musicale et piano
Dominique Trottein ou Corine Durous

Mise en scène
Olivier Desbordes

Collaboration artistique
Eric Perez

Adaptation du livret
Olivier Desbordes

Orchestration
Stéphane Pelegri

Décors et lumières
Patrice Gouron

Costumes
Jean-Michel Angays, Stéphane Lavergne (Atelier Fbg 22-11 Paris)

Création maquillage
Pascale Fau

Le Roi Carotte : Frédéric Sarraille
Le Prince Fridolin : Eric Vignau
La Princesse Cunégonde : Anne Barbier
Robin Luron : Agnès Bove
Rosée du Soir : Cécile Limal
Pipertrunk : Jean-Claude Sarragosse
Quiribibi : Christophe Lacassagne
La Sorcière Coloquinte : Nathalie Schaaff
Truck : Jean-Pierre Chevalier
Corinne : Flore Boixel
Médula : Caroline Bouju
Carmena : Fabienne Masoni
Carion : Yassine Benameur
Track : Philippe Pascal
Premier violon : Caroline Florenville
Contrebasse : Cécile Grondard
Clarinette : Nicolas Fargeix ou Francis Prost
Basson : Loic Chevandier ou Wladimir Weimer
Trompette : Marie Bedat
Trombone : François Michels
Percussions : Samuel Domergue

Co-production avec le duodijon et le centre intercommunal de Figeac Cajarc

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Note d’intention
Opérette féerique de Jacques Offenbach, Le Roi Carotte n’en développe pas moins une féroce parodie du pouvoir, une critique de l’actualité de son (notre) époque qui n’est pas sans rappeler Ubu Roi (Alfred Jarry), Le Dictateur (Charlie Chaplin), Citizen Kane (Orson Wells)

Pourquoi monter cet ouvrage ? Indéniablement et comme souvent chez Offenbach, l’oeuvre, miroir des enjeux de tous les pouvoirs, est (et reste) en phase avec les « figures » de notre temps. Offenbach, au lendemain de la guerre de 70, règle ses comptes avec le pouvoir impérial qu’il a parodié pendant des décennies ? Avec Victorien Sardou, il y charge le trait et caricature avec verve, la politique, le pouvoir, les rois, les mythologies. Tous deux s’amusent avec nos références enfantines, nos contes de fées, nos étonnements. Re-créer cet ouvrage … c’est comme retrouver de vieux films de Méliès et s’amuser à mettre en relief ce jeu de massacre du pouvoir.

Cette comédie est construite comme une suite de scènes de genre, alibis à une jubilation parodique. Loin des personnages psychologiques et plus près d’archétypes que nous sortirons de nos univers fantasmatiques et aussi quotidiens… Le Roi Carotte est un conte fantastique plein d’humour … Le pouvoir y gonfle les grenouilles de vanité jusqu’à l’explosion.

Une guerre des rois n’est-elle pas aussi la parabole d’une campagne électorale ? Heureusement pour nous, les fées, bonnes et mauvaises, veillent sur cette histoire burlesque qui n’est pas loin de faire penser à un Magicien d’Oz réalisé par deux maîtres en la matière, toujours prêts à se moquer du monde, de tout le monde !

Olivier Desbordes, metteur en scène

L’histoire :
Pour sauver les finances de son royaume, Fridolin XXIV, doit épouser une riche héritière, Cunégonde. Dans le grenier de la sorcière Coloquinte, Rosée du soir, emprisonnée depuis dix ans, réussit à s’évader, grâce à l’aide de Robin Luron. Coloquinte furieuse veut détrôner Fridolin. Par ses sortilèges, elle fait surgir le Roi Carotte et lui permet de chasser Fridolin de son trône. Condamné à l’exil ! … Entouré de ses fidèles, Truck, Pipertrunck, Rosée du soir et Robin Luron, il voyagera à Pompéi, aux pays des fourmis, des abeilles et autres insectes pour tenter de reprendre sa couronne.

Extraits de presse 

« Spectacle virtuose et insolent ! » 20 minutes Toulouse

 « Un petit joyau d'insolence critique (…) Olivier Desbordes a modifié le livret en transformant les diatribes originelles contre Napoléon III et sa clique en traits caractéristiques contre Nicolas Sarkozy, le couple Chirac, les éléphants du PS ... il a réussi à en reconduire le charme récréatif. »L'humanité

 “Le burlesque est le monde d'Olivier Desbordes, il y est souverain et sa troupe avec lui.” Pam Loisirs

“Critique des dérives et tares du temps chantés sur un rythme endiablé”

“Une Carla ici ou un "travailler plus" là. Façon de rappeler que de loin en loin, l'Histoire aime toujours autant se moquer des crédules, leur faire prendre une petite carotte pour un gros légume.” La Dépêche du Midi

 « Une opérette féerique pleine d’humour où l’infâme carotte tyrannise ses ouailles. » Télérama

 « Le Roi Carotte, c’est pas un navet ! (…)

Comment l’usurpateur Carotte, après avoir épousé Cunégonde, supprimé le gouvernement sur un coup de tête, mais permis aux notables de faire un footing avec lui, sera-t-il secondé par le peuple des fourmis, mais vaincu par celui des abeilles ? (…) L’adaptateur metteur en scène Olivier Desbordes a truffé le livret d’allusions superfines à notre politique actuelle « Balladurium, Mitterrandium, Chiracium, mysterium » avec participation de la duchesse Bernadette et tutti quanti, nous éberluant un peu plus. » Le Canard Enchaîné

 « Olivier Desbordes …. déborde d’imagination dans sa mise en scène « féerique et parodique ». (…) On est plié de rire quand un courtisan chante qu’il faut ménager la chèvre et le chou, et quand le souverain tyrannique, qui est tout petit et entonne « pour maintenir l’ordre, empêcher qu’ils mordent, muselons-les ». (…)

En habillant habilement le texte de quelques clins d’oeils, et en soignant les costumes, Olivier Desbordes a fait de ce monument de l’opérette une œuvre moderne tordante. » Marianne
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