Opéra Eclaté - Festival de Saint-Céré
 
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Bastien Bastienne
Opéra-comique en un acte de Wolfgang Amadeus Mozart (1768)
D’après la parodie du « Devin du Village » de Jean-Jacques Rousseau par Charles-Simon Favart.
Textes de Johann Müller et Friedrich Wilhelm Weiskern
Version chantée en allemand - textes parlés en français
Production créée au Festival de Saint-Céré 2007

Direction musicale et piano : Corine Durous
Mise en scène : Michel Fau
Décors et lumières : Patrice Gouron

Dates de la tournée nationale 2008/2009

Dimanche
29-mars-09
MÂCON
Mardi
07-avr-09
NOGENT
Mercredi
22-avr-09
SAINT MALO
Mardi
05-mai-09
ISSOUDUN

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Direction musicale et Piano : Corine Durous
Mise en scène : Michel Fau
Décors et lumières : Patrice Gouron
Bastienne : Blandine Arnould
Bastien : Raphaël Brémard
Colas : Jean-Claude Sarragosse

Quatuor à cordes du Festival de Saint-Céré
Musiciens sur scène


Bastien et Bastienne Festival Saint-Céré 2007

Note d’intention

On raconte que ce petit opéra de Mozart serait une commande du Docteur Mesmer, célèbre grâce à sa théorie du magnétisme.
C’est peut-être parce que Mozart n’a que douze ans quand il le compose et qu’une méchante tradition veut que cette partition soit exécutée par des enfants que « Bastien, Bastienne » est régulièrement associé à une « pastorale adolescente » charmante et légère ; alors que ce que Mozart nous dit est déjà essentiel et audacieux.
En effet il nous parle de la mélancolie (dès le début de l’oeuvre, Bastienne ne dort plus et veut mourir), de l’amour fou (Bastienne est prête à tout accepter si elle épouse Bastien), de la passion masochiste (« au diable, s’il m’écorche le visage » dira Bastienne), de l’ambition sociale (Bastien délaisse Bastienne pour la demoiselle du château), de l’appât du gain (« C’est l’argent qui régit le monde entier » dira maître Colas), du chantage suicidaire (Bastien envisage différentes manières de mettre fin à ses jours), de l’espérance (« C’est un fou celui qui met lui-même un terme à sa vie », dira le même Bastien).
Mozart dans le fond et dans la forme annonce déjà ces opéras à venir.
Les artifices utilisés ne sont pas là pour apprendre à Bastienne à intriguer et à jouer avec ses sentiments mais pour l’aider à être sincère avec le moment.
Marcel Schwob disait « Aime le moment. Tout amour qui dure est haine ».

It is said that this short opera by Mozart would have been commissioned by Dr Mesmer (made famous by his theory on magnetism).
Maybe because Mozart was only twelve when he composed that opera, and maybe because a wicked tradition wants this score to be played by children, Bastien, Bastienne is often associated with a light and delightful “adolescent pastorale”, yet what Mozart tells us here is already essential and daring.
Indeed Mozart evokes melancholy (from the beginning of the work, Bastienne cannot sleep and wants to die), wild love (Bastienne is ready to accept anything as long as she can marry Bastien), masochistic passion (Bastienne says: “The devil take me if he scratches my face”), of social ambition (Bastien abandons Bastienne for the young lady of the castle), of the lure of gain (master Colas says “It is money that rules the whole world”), of suicide threats (Bastien contemplates different ways of putting an end to his life), of hope (“He’s a fool, the man who puts an end to his own life” will also say Bastien).
In content and form, Mozart already foretells his operas to come.
The tricks he uses are not aimed at teaching Bastienne how to intrigue and play with her feelings, but at helping her being sincere in the present moment.
Marcel Schwob used to say “Love the moment. Everlasting love is hate”.

Michel Fau, Metteur en scène/Director


Bastien et Bastienne Festival Saint-Céré 2007

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Bastien et Bastienne Festival Saint-Céré 2007

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