Note d’intention
Le Barbier est encore une farce, la pièce est un prologue aux Noces de Figaro, elle annonce la complexité des personnages, elle met en place des archétypes, elle place des perspectives. Mais elle les garde dans un moule qui rend hommage à la comédie del. arte ! C’est un peu comme si la complexité était menée par des jeunes qui n’ont pas encore reçu les égards que le temps se charge de nous rappeler.
Cette impertinence de ces personnages qui rient aux dépens de Bartolo, le « vieux » c’est le sens du travail. Ce Barbier est une confrontation de génération, entre d’un côté Bartolo qui aime « très mal » mais sincèrement et des jeunes qui aiment l’état de séduction et ses péripéties, comme un apprentissage.
Comme Molière, on s’amuse toujours des malheurs des autres, et la fable est toujours plus belle si le malheur est réel. Donc une maison fermée, une rue, une échelle ! le décor est tracé pour la comédie ! Rossini a compris, sa musique ludique l’est souvent jusqu’à devenir une incantation tourbillonnante qui enivre et déséquilibre, confronte à celle-ci le texte de Beaumarchais, fait feu de tous bois dans une langue superbe ! Les deux ensembles se complètent dans une alternance endiablée de mots et de notes !
Olivier Desbordes, metteur en scène
L’histoire :
Le comte Almaviva est éperdument amoureux de Rosine, future femme d'un vieux docteur, Bartolo. Le comte suit les futurs époux jusqu'à Séville où il retrouve son ancien valet Figaro. Celui-ci est désormais barbier dans la maison du docteur. Les deux compères vont tenter d'unir le comte à la belle Rosine malgré toutes les précautions prises par Bartolo... Le docteur tente par tous les moyens d'empêcher d'autres hommes d'approcher sa future épouse. Mais toutes ces précautions seront bien inutiles puisque le comte s'unira tout de même à Rosine.