site design<a href="http://www.bomsky.com/">bomsky</a> <tr><td class='bold'>LE ROI CAROTTE</td></tr><tr><td class='texte'><P>Opéra féerique et parodique en quatre actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Victorien Sardou.</P> <P>Opérette féerique de Jacques Offenbach, Le Roi Carotte n'en développe pas moins une féroce parodie du pouvoir, une critique de l'actualité de son (notre) époque qui n'est pas sans rappeler Ubu Roi (Alfred Jarry), Le Dictateur (Charlie Chaplin), Citizen Kane (Orson Wells).</P> <P>Pourquoi monter cet ouvrage ? Indéniablement et comme souvent chez Offenbach, l'oeuvre, miroir des enjeux de tous les pouvoirs, est (et reste) en phase avec les " figures " de notre temps. Offenbach, au lendemain de la guerre de 70, règle ses comptes avec le pouvoir impérial qu'il a parodié pendant des décennies ? Avec Victorien Sardou, il y charge le trait et caricature avec verve, la politique, le pouvoir, les rois, les mythologies. Tous deux s'amusent avec nos références enfantines, nos contes de fées, nos étonnements. Re-créer cet ouvrage ... c'est comme retrouver de vieux films de Méliès et s'amuser à mettre en relief ce jeu de massacre du pouvoir.</P> <P>Cette comédie est construite comme une suite de scènes de genre, alibis à une jubilation parodique. Loin des personnages psychologiques et plus près d'archétypes que nous sortirons de nos univers fantasmatiques et aussi quotidiens... Le Roi Carotte est un conte fantastique plein d'humour ... Le pouvoir y gonfle les grenouilles de vanité jusqu'à l'explosion.<BR>Une guerre des rois n'est-elle pas aussi la parabole d'une campagne électorale ? Heureusement pour nous, les fées, bonnes et mauvaises, veillent sur cette histoire burlesque qui n'est pas loin de faire penser à un Magicien d'Oz réalisé par deux maîtres en la matière, toujours prêts à se moquer du monde, de tout le monde ! </P> <P>Pour sauver les finances de son royaume, Fridolin XXIV, doit épouser une riche héritière, Cunégonde. Dans le grenier de la sorcière Coloquinte, Rosée du soir, emprisonnée depuis dix ans, réussit à s'évader, grâce à l'aide de Robin Luron. Coloquinte furieuse veut détrôner Fridolin. Par ses sortilèges, elle fait surgir le Roi Carotte et lui permet de chasser Fridolin de son trône. Condamné à l'exil ! ... Entouré de ses fidèles, Truck, Pipertrunck, Rosée du soir et Robin Luron, il voyagera à Pompéi, aux pays des fourmis, des abeilles et autres insectes pour tenter de reprendre sa couronne.</P></td></tr><tr><td class='texte'><P>" Spectacle virtuose et insolent ! " 20 minutes Toulouse</P> <P> " Un petit joyau d'insolence critique (...) Olivier Desbordes a modifié le livret en transformant les diatribes originelles contre Napoléon III et sa clique en traits caractéristiques contre Nicolas Sarkozy, le couple Chirac, les éléphants du PS ... il a réussi à en reconduire le charme récréatif. "L'humanité</P> <P> "Le burlesque est le monde d'Olivier Desbordes, il y est souverain et sa troupe avec lui." Pam Loisirs</P> <P>"Critique des dérives et tares du temps chantés sur un rythme endiablé"</P> <P>"Une Carla ici ou un "travailler plus" là. Façon de rappeler que de loin en loin, l'Histoire aime toujours autant se moquer des crédules, leur faire prendre une petite carotte pour un gros légume." La Dépêche du Midi</P> <P> " Une opérette féerique pleine d'humour où l'infâme carotte tyrannise ses ouailles. " Télérama</P> <P> " Le Roi Carotte, c'est pas un navet ! (...)</P> <P>Comment l'usurpateur Carotte, après avoir épousé Cunégonde, supprimé le gouvernement sur un coup de tête, mais permis aux notables de faire un footing avec lui, sera-t-il secondé par le peuple des fourmis, mais vaincu par celui des abeilles ? (...) L'adaptateur metteur en scène Olivier Desbordes a truffé le livret d'allusions superfines à notre politique actuelle " Balladurium, Mitterrandium, Chiracium, mysterium " avec participation de la duchesse Bernadette et tutti quanti, nous éberluant un peu plus. " Le Canard Enchaîné</P> <P> " Olivier Desbordes .... déborde d'imagination dans sa mise en scène " féerique et parodique ". (...) On est plié de rire quand un courtisan chante qu'il faut ménager la chèvre et le chou, et quand le souverain tyrannique, qui est tout petit et entonne " pour maintenir l'ordre, empêcher qu'ils mordent, muselons-les ". (...)<BR>En habillant habilement le texte de quelques clins d'oeils, et en soignant les costumes, Olivier Desbordes a fait de ce monument de l'opérette une œuvre moderne tordante. " Marianne </P></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>UN BARBIER DE SEVILLE </td></tr><tr><td class='texte'><P>D’après l’opéra en deux actes de Giacomo Rossini<BR>Chanté en italien<BR>Récitatifs remplacés par des extraits de la pièce de Beaumarchais</P> <P>Note d'intention de mise en scène :<BR>Le Barbier est encore une farce, la pièce est un prologue aux Noces de Figaro, elle annonce la complexité des personnages, elle met en place des archétypes, elle place des perspectives. Mais elle les garde dans un moule qui rend hommage à la comédie del. arte ! C’est un peu comme si la complexité était menée par des jeunes qui n’ont pas encore reçu les égards que le temps se charge de nous rappeler.<BR>Cette impertinence de ces personnages qui rient aux dépens de Bartolo, le « vieux » c’est le sens du travail. Ce Barbier est une confrontation de génération, entre d’un côté Bartolo qui aime « très mal » mais sincèrement et des jeunes qui aiment l’état de séduction et ses péripéties, comme un apprentissage. <BR>Comme Molière, on s’amuse toujours des malheurs des autres, et la fable est toujours plus belle si le malheur est réel. Donc une maison fermée, une rue, une échelle ! le décor est tracé pour la comédie ! Rossini a compris, sa musique ludique l’est souvent jusqu’à devenir une incantation tourbillonnante qui enivre et déséquilibre, confronte à celle-ci le texte de Beaumarchais, fait feu de tous bois dans une langue superbe ! Les deux ensembles se complètent dans une alternance endiablée de mots et de notes !<BR>Olivier Desbordes<BR></P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« C'est une des plus exquises soirées auxquelles on puisse assister ces temps-ci. <BR>La savoureuse harmonie entre théâtre et musique à laquelle est parvenue le père du tournedos flambe grâce aux arrangements musicaux de Dominique Trottein et à Olivier Desbordes qui a substitué malicieusement le texte original de Beaumarchais en lieu et place des récitatifs de Rossini: c'est vif, insolent, mordant à souhait. »<BR><STRONG>concertclassic.com. juillet 2008</STRONG></P> <P>« Un feu d'artifice de traits d'esprit. Dira-t-on assez qu'une <BR>telle création peut offrir au public le plus rétif à l'art lyrique <BR>une délicieuse soirée, une médecine contre la <BR>déprime ambiante? <BR>La plaisante musique de Rossini, pétillante, virevoltante, se met à l'unisson de réparties impertinentes. »<BR><STRONG>La Dépêche du Midi, août 2008</STRONG><BR></P></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>CABARET CLANDESTIN</td></tr><tr><td class='texte'>Eugène Pottier, auteur de l'Internationale Olivier Copin Aurélia Marceau Christophe Seval Anne Sicco : mise en scène Christophe Seval : création musicale À Paris au printemps 1871, la Commune, « première insurrection prolétarienne autonome » selon Karl Marx est écrasée dans la violence lors de la semaine sanglante. </P> <P>En 2006, Anne Sicco crée le Cabaret Pottier, en hommage à ce Communard rendu célèbre par son poème l’Internationale. <BR>C’est un cabaret populaire et d’idées, dans la tradition des goguettes et des « bistroquets », ces lieux publics souvent clandestins où les idéologies révolutionnaires germaient. </P> <P>Les poètes chantant du pavé, poètes des barricades comme Louise Michel ou Victor Hugo, y raillaient la politique, dénonçaient les injustices et se faisaient les portes paroles des laissés-pour-compte de la société du XIXie siècle. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA TRAVIATA </td></tr><tr><td class='texte'>Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi Livret de Piavé d’après La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils. Production créée lors du Festival de Saint-Céré 2007. Direction musicale : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Décors, costumes et lumières : Patrice Gouron Note d'intention de mise en scène, Olivier Desbordes La Traviata : le drame discret de la Bourgeoisie ! Il est frappant de noter qu’au 19e siècle la notion de plaisir sexuel est liée à l’infidélité. Mais que cette infidélité à la cellule familiale est une sorte de fidélité à celle-ci, puisque ce même plaisir est organisé de manière à n’être pas structurellement dangereux pour la cellule familiale. En effet, le milieu des « Traviata » n’est pas épousable, il ne correspond pas aux valeurs domestiques, il se surajoute comme une gourmandise « interdite » mais tolérée. La société bourgeoise se structure sur deux pôles : la morale stricte, la religion qui cadre, la reproduction et les alliances qui confortent les « rentes-FCP » et l’avenir, et - en face - le plaisir immédiat, sans perspectives, sans enjeux, sans prudence, sans humanisme. Ce plaisir est un peu comme le RMI garanti des belles filles du peuple, mais tant qu’elles sont belles et jeunes ! Bref on n’épouse pas la bonne, si belle soit-elle, on en profite sans vergogne et on la laisse… Le plaisir ne fait pas partie de la vie familiale, le plaisir ne fait, en aucun moment, partie de la religion : le bonheur est sage, bien repassé, amidonné, strict… Les petites gens échappent à cette organisation, ils travaillent et meurent sans utopies… Leur plaisir est considéré vulgaire et bestial… La vraie volupté est donc concédée aux femmes choisies pour ce travail, par les bourgeois, comme on choisit une voiture ou une montre. Notre Traviata en est là, à la lisière entre des origines pauvres et une beauté rayonnante dont l’insolence n’a le droit de s’exposer, qu’au service des « propriétaires ». La religion enfin persuadera chacune d’entre elles que leur fin tragique n’est que le résultat de leur péché, comme si l’on pouvait reprocher à la pomme d’avoir existé et séduit Adam ! Comme si, surtout, il y avait d’autres solutions ! Or la société ne peut leur proposer une autre place, elle crée une carence, elle occulte le petit peuple. Il y a des « couches sociales », il n’y a pas « d’échelle sociale » ! On ne peut pas passer d’une couche puante et triviale à une couche morale et riche. Les dominants ne se rendent compte de rien, ils s’auto-absolvent de leurs égarements sans se rendre compte qu’ils marchent sur la misère morale et physique. Ils emplissent le monde d’une compassion formelle aidée par une charité sociale de bon aloi, ils savent pleurer mais ils ne voient rien que leur orgueil enrichi d’une déculpabilisation à bon marché ! Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>" Il faut saluer l'humilité de la mise en scène d'Olivier Desbordes, c'est rare par les temps qui courent, qui va droit au coeur de l'oeuvre, sans sacrifier une hargne dénonçant l'hypocrisie morale dont Violetta ne se remettra pas. " <BR>La Lettre du Musicien, octobre 2007 <BR><BR>" Il s'agit d'un spectacle de voyage, c'est-à-dire réduit à l'essentiel. Olivier Desbordes peut compter sur le livret qui n'appelle nulle transposition pour être actuel et moderne. " <BR>Opéra Magazine, septembre 2007 <BR><BR>" Une Traviata d'aujourd'hui, dramatiquement vraie et troublante. La partition garde ses couleurs originelles grâce à la direction rigoureuse de Dominique Trottein. " <BR>La Croix, août 2007 <BR><BR>" La direction d'acteurs rend les personnages crédibles et l'émotion est là. Il règne à Saint-Céré un esprit de troupe. " <BR>Le Figaro et vous, août 2007 </td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>MADAME RAYMONDE REVIENT !</td></tr><tr><td class='texte'>Denis d'Arcangelo : Me Raymonde Sébastien Mesnil : accordéon Un sacré personnage Madame Raymonde ! On l’aime pour sa gouaille, son franc-parler et son grand cœur, pour sa robe à fleurs et son rouge à lèvres un peu trop voyant. <BR>Sur scène, elle parle beaucoup, se joue des spectateurs et noue avec eux une certaine complicité. <BR>Elle nous entraîne dans un tour de chant populaire où elle interprète un joli répertoire osé et drôle de Boris Vian à Allain Leprest en passant par Gainsbourg : <EM>La femme est faite pour l’homme, Tu m’as possédée par surprise, ou La complainte des filles de Joie.</EM></P> <P>Pleine de vie et de caractère, cette fille spirituelle d’Arletty s’avère également être tendre et nostalgique. Son bon sens et son humour ont déjà séduit un public nombreux qui ne se lasse pas de retrouver ce personnage unique, de ceux qu’on regrette de ne pas croiser plus souvent…<BR></P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« Ça swingue drôlement ! Madame Raymonde a le rythme dans la peau. Un répertoire assez extraordinaire, parfois totalement inconnu et vraiment magnifique. »<BR><STRONG>RFI, Pascal Paradou</STRONG></P> <P>« Ce spectacle, référence salutaire du théâtre de rue, pourrait bientôt devenir un bienfait d’intérêt national. »<BR><STRONG>L’Humanité.</STRONG></P> <P>« Avec un physique à la Michel Simon et son rouge à lèvres qui déborde , Mme Raymonde, que l’on a vu dans Les Nuits Fauves est la fille spirituelle de Michel Audiard. »<BR><STRONG>Le Figaro.<BR></STRONG></P></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>TANGOS</td></tr><tr><td class='texte'>Dîner dansant Eric Perez : chant Dominique Trottein : piano Ludovic Passavant : violon Lionel Allemand : violoncelle Anthony Millet : accordéon Patrice Gouron : lumières et décoration <P>Tangos est une balade musicale sur le tango, des origines argentines avec Carlos Gardel à l’incontournable Astor Piazzolla, et jusqu’aux chansons de Boris Vian et Jean-René Caussimon. Cinq hommes en noir, un piano, un violon, un violoncelle, un accordéon, un chanteur, une passion commune, le tango. Citons le poète argentin Enrique Discopolo: "le tango est une pensée triste qui se danse". </P> <P>Menu de la soirée :<BR>Accueil en musique « live ! » <BR>Apéritif avec sa verrine <BR>Première partie du spectacle <BR>Trilogie de saumon et sa mousseline au vinaigre de framboise <BR>Deuxième partie du spectacle <BR>Caille en crapaudine sur sa galette de pomme de terre et son flan aux châtaignes <BR>Troisième partie du spectacle <BR>Rocamadour chaud dans son croustillant / assiette gourmande <BR>entre le Fromage et le désert on dansera avec l’orchestre et le chanteur des tangos endiablés. <BR>Boissons comprises <BR>Menu composé an collaboration avec le Restaurant « Côté Jardin » </P></td></tr><tr><td class='texte'>"Dès les premières notes, le public est "entré dans le tango" avant de terminer complètement "loco". Les beaux morceaux teintés de jazz d'Astor Piazzolla entièrement instrumentaux, ont révélé la très grande qualité des musiciens." La Dépeche du Midi, 31 juillet 2008</td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>LA FLUTE ENCHANTEE </td></tr><tr><td class='texte'>Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart Livret d'Emmanuel Schilkaneder Chanté en allemand, parties parlées en français Création Festival de Saint-Céré 2009 Direction musicale : Joël Suhubiette Mise en scène : Eric Perez Assistant à la mise en scène : Damien Lefèvre Décors et lumières : Patrice Gouron Costumes : Jean Michel Angays et Stéphane Laverne Note d'intention de mise en scène, Eric Perez Un jeu !! Un jeu de construction, un jeu de rôles, un jeu d’épreuves Un jeu de couleurs, un jeu de lumières. Un jeu d’apparences, de transparences. Un jeu de piste, également, où il est aisé de se perdre, où il est aisé de se rencontrer, de s’aimer, de se quitter. La mobilité du décor, du costume. La gaieté. On se cache, on se déguise, on apparaît, on disparaît. On passe de la lumière à l’ombre, de la nuit au jour, de l’espoir au désespoir. On rit, on pleure. On veut vivre, on veut mourir. La mobilité des sentiments. On passe de la transparence à l’opacité. Transparence de l’innocence, de la légèreté, opacité du doute et de l’angoisse. Ils ont tout en main pour réussir le jeu de construction. Ils ont tout en main pour le détruire, pour le rater, pour rater leur vie. Le jeu peut devenir un piège, le décor : une prison. Comment réunir les différents éléments pour créer un bel ensemble ? un bel ouvrage ? Comment assembler les différentes parties de son être pour se construire solidement, sans aigreur et sans regret ? Comment prendre la bonne direction, ne pas se tromper à la croisée des routes ? Les héros de la Flûte ne sont pas seuls, les maîtres du jeu veillent, dans la joie, la complicité, l’amour. Ils sont constamment présents, pour les aiguiller, pour leur montrer les obstacles sur le chemin, pour leur apprendre à écouter le silence et les battements de cœur. Aiguiller, montrer mais ne jamais faire à leur place. Les héros de la « flûte enchantée » sont jeunes… Ce jeu-là est entre leurs mains qu’ils en fassent bon usage. Eric Perez, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>La nouvelle « Flûte enchantée » de Mozart mise en scène par Eric Perez joue la carte de la légèreté et de la jeunesse… Les instruments sous la direction vif-argent du chef Joël Suhubiette portent les chanteurs avec autant de délicatesse que d’efficacité et c’est de la distribution que viennent les joies d’un spectacle qui révèlent d’abord des natures et des voix hors du commun… Tous (les chanteurs) passent sans problème du français des dialogues parlés à l’allemand des airs et des ensembles. Beau travail des chefs de chant : chapeau ! Jacques Doucelin – Concertclassic Pour cette production … le Festival de Saint-céré a constitué un plateau de jeunes chanteurs. Et comme pour faire la boucle avec l’argument Eric Perez a conçu une mise en scène qui valorise justement la jeunesse des personnages … Il règne une légèreté générale qui permet à chaque passage de trouver ses subtilités propres… Marion Tassou fait une Pamina précise : quand elle chante ses doutes, après la visite à Tamino silencieux, sa ligne mélodique est lumineuse, son phrasé suspendu, poignant, juste ce qu’il faut. David Christoffel – Resmusica La production présentée est un véritable bonheur ; Eric Perez signe une mise en scène totalement réussie… La distribution totalement homogène nous surprend par la jeunesse des protagonistes, tous parfaitement impliqués et qui témoignent d’un vrai plaisir de faire de la musique… Le public est aux anges, à juste raison, cette « Flûte enchantée » est une réussite. Marc Laborde – Ut Mi Sol Si cette « Flûte enchantée » paraît si fraîche et jeune, on le doit aussi à une remarquable troupe de chanteurs dont la moyenne d’âge se situe autour de la trentaine, les niveaux d’expériences respectifs trouvant une heureuse correspondance dans les différents emplois de la distribution … Marion Tassou offre en effet le véritable miracle de la soirée, d’une perfection et d’une aisance surnaturelles. Simon Corley – Concertonet (Dans « La Flûte enchantée ») les personnages y sont haut en couleurs… les lignes musicales déployées par Mozart d’un raffinement extrême… Une technique aguerrie, un sens musical affirmé ainsi qu’une aisance à fouler les planches sont nécessaires pour triompher des pièges et des épreuves tendus à l’intérieur de ce bijou. Qualité dont sont pourvus tous les acteurs de ce projet ambitieux. Nicolas Grienenberger – Classique news Le metteur en scène Eric Pérez ne fait que mettre ses pas dans ceux de Mozart… Voici une « Flûte enchantée » pleine d’humanité, lisible comme une BD à la ligne claire. Elle semble promise à un bel avenir. François Cazals – La Dépêche du Midi </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>BERLIN ANNEES 20 </td></tr><tr><td class='texte'>La revue des Grands Magasins Cabaret satirique en 24 tableaux Titre original : Es liegt in der Luft Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin avec Marlène Dietrich et Margo Lion Mise en scène : Olivier Desbordes Direction musicale et piano : Dominique Trottein / Elisabeth Brussel Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne Décors et lumières : Patrice Gouron De l’intérêt de recréer « Berlin, années 20 » ! La suite de sketches écrite par Marcellus Schiffer, auteur déjà célèbre du cabaret berlinois situe le cadre du spectacle dans un grand magasin de Berlin. La transformation des habitudes de vie, la progression de la consommation de masse que suscite l’arrivée de ces premières grandes surfaces servent de sujet à cette parodie. L’intérêt des sujets abordés est qu’ils gardent encore toute leur actualité : acheter à tout prix, à bas prix, même si cela ne sert à rien... Développer la consommation et lutter contre l’inflation... en pleine crise de 29 ! La fable reste actuelle ! 2009, un siècle a presque coulé et la problématique reste la même... Voilà pourquoi ce divertissement grinçant magnifiquement mis en musique par Mischa Spoliansky mérite d’être découvert. Par ailleurs, le mythe de Marlène Dietrich dans une revue berlinoise avec ses effluves glamour en « prend un coup » ! En fait avec son amie et complice Margo Lion, elles collaborent à un spectacle « politique » qui pose à travers le genre « cabaret » des vraies questions sur la société de consommation... Imaginons Marlène chantant « L’Heure bleue », apparaissant belle et fraîche dans un costume léger, et qui fait dévier sa chanson en une sombre parodie du maquillage à outrance, comme une apothéose de l’apparence sur la vieillesse ! Les dernières années de la République de Weimar suscitent à la fois critiques, mais aussi hardiesses étonnantes... clairvoyance tragique coincée entre l’explosion du monde communiste et le rempart fasciste... culture brillante, sociale, ludique, consciente de ne rien empêcher, de tout voir lucidement... « C’est dans l’air », on n’y peut rien, la machine est en route... Comme le dit l’une des chansons de cette revue satirique : « Il faut vivre désentravé, de ce qui nous a piégé. Il deviendra évident que l'homme est trop encombrant ! » Olivier Desbordes </td></tr><tr><td class='texte'>Ce pourrait bien être le spectacle de la prochaine saison tant il rencontre l’actualité la plus immédiate de tous les Français, à savoir les conséquences de la crise financière mondiale. Et pourtant, il ne s’agit là que de la première française d’un spectacle de cabaret berlinois qui vit, sous le titre original, o combien prémonitoire, de C’est dans l’air (sic !), les débuts dans une revue d’une certaine Marlène Dietrich au côté de son amie française Margo Lion. La date ? Vous ne me croirez pas ! 1929 bien sûr. Il n’y a pas une virgule à changer au texte de Marcellus Schiffer d’une brûlante actualité pour peu que vous remplaciez « Grands Magasins » par « Grandes Surfaces»… Quant à la musique de Mischa Spoliansky, elle a donné beaucoup d’idées à un certain Boris Vian ! Lui connaissait, pas nous. Si un directeur de salle futé à Paris accueille cette revue satirique, il tient le succès de la saison, car il aura rencontré les préoccupations du plus large public. Mais, bien sûr, sur le mode comique. Car c’est le propre du cabaret berlinois d’être d’essence burlesque. C’est un peu notre bon vieux music hall avec ses chansonniers. Il mêle avec bonheur observation critique, cour de morale décalé, coq à l’âne à des tonnes d’humour. Tous ces 24 tableaux ne sont peut-être pas en eux-mêmes des chefs-d’œuvre impérissables, mais ils sont ici si bien traduits en français et scéniquement qu’on ne cesse pas de rire. Car tout le monde en prend pour son grade, clients, employés et patrons compris. La cruauté n’est pas absente de ces logiques poussées à leurs ultimes conséquences même les plus loufoques. Ce grand magasin est comme le chapiteau du grand cirque de la comédie humaine : tous des clowns ! A certains moments, on ne peut s’empêcher de songer au prologue de la Lulu d’Alban Berg. Mais la revue – genre oblige ! – dérape toujours à temps pour faire dérailler le train de la tragédie et le cabaret berlinois se contente d’être caustique, insolent, voire critique. Mais le clown a toujours une pirouette en réserve pour s’échapper derrière le rideau. Si je vous parle avec enthousiasme de cette revue, c’est que sa présentation atteint à un tel point d’équilibre dans la perfection entre ce que l’on voit et ce qu’on entend qu’elle exalte encore l’extrême actualité du sujet qu’elle aborde. Une huitaine de chanteurs jouent les Frégoli. N’ayant parfois pas assez de temps pour changer de costumes, ils doivent se contenter de les superposer, mais ces masques successifs eux-mêmes entrent dans la danse du spectacle : ils prennent un énorme plaisir à ce jeu pour nous donner du bonheur. Quant à la demi douzaine de musiciens perchés dans les cintres comme dans un cirque, ils sont plus vrais que nature dans ce répertoire frère de celui de Kurt Weil. Au clavier, le chef Dominique Trottein est stupéfiant de spontanéité : car tout ce délire est mesuré, millimétré et travaillé jusqu’à atteindre à la vraie liberté de l’artiste. Si vous cherchez l’antidote à la morosité ambiante et à la crise tout court, le voilà : ne vous en privez surtout pas ! Jacques Doucelin http://www.concertclassic.com/journal/articles/actualite_20090804_2714.asp En présentant le spectacle au public, le metteur en scène Olivier Desbordes insiste sur le fait qu’il s’agit de la première revue dans laquelle a joué Marlène Dietrich. Il insiste aussi sur le fait que les textes ont été traduits en français pour l’occasion, mais que rien n’a été modifié sur le fond. En fait, c’est en préparant Neues vom Tage (1929) de Paul Hindemith sur un livret de Marcellus Schiffer pour l’Opéra de Dijon que, sur les conseils de Pascal Huynh (auteur de La musique sous la République de Weimar), Olivier Desbordes en est venu à s’intéresser aux autres travaux de l’auteur. Et il est effectivement remarquable à quel point, dans La revue des Grands Magasins (Es liegt in der Luft, 1928), les textes de Marcellus Schiffer sont d’une efficacité parodique qui, par leur agencement, sont aussi d’une subtilité intrigante. Si le propos est effectivement déroutant par son actualité (valeurs personnelles liquidées par le consumérisme, monde insensé à force de rationalisations économiques), quatre-vingt ans plus tard, c’est la capacité d’une revue de music-hall à prendre en charge des thèmes récemment travaillés par les avant-gardes qui est peut-être la plus exemplaire. Car il est notable que les 24 tableaux sont composés dans un ordre thématiquement radical : si une mère de famille nombreuse n’a plus que les soldes pour s’encanailler, ses deux jumeaux oubliés finiront aux objets trouvés pour être recyclés en « enfants publicitaires », faute de pouvoir les laisser à l’entrée, comme les chiens. Quelques numéros étant justement donnés aux chiens, on comprendra que la cause animale ne peut rien avoir à faire dans un grand magasin qu’en révéler paradoxalement l’inhumanité. Au lieu d’en rester au cynisme des gérants, la revue présente une galerie de portraits moins cocasses qu’inquiétants : un client organise un enterrement de vie de garçon, il en veut rire pour son argent, rit grinçant de l’accueil qui lui est réservé au rayon farces et attrapes, peut toujours aller se demander si c’était bien le rire qu’il voulait acheter. Ainsi de suite, une mariée prête à sa robe les pouvoir d’un concours de vulgarité : puisque tous les hauts moments de la vie familiale se préparent au Grand Magasin, la revue tourne vite à la critique du modèle petit-bourgeois, en soulignant ce qu’un tel format d’épanouissement peut avoir d’illusoire, de dangereux et, qui plus est, de démocratiquement dégradé. La composition des tableaux (que la production de Saint-Céré a tenu à garder intacte), donne envie d’y chercher les lignes les plus radicales : l’éveil des babioles ou l’impossible dénégation du kitsch peut rappeler qu’en 1928, les readymades de Duchamp avaient tout juste 15 ans ; la chanson Quelque part épingle une locution emblématique de la mollesse et de la lâcheté ambiantes qui portent à dire n’importe quoi tout en s’infatuant au plus sérieusement, ce qui peut rappeler la poésie que Tzara écrivait dans les années 1920… Pour suivre l’hypothèse d’un cabaret post-dadaïste, on peut penser au Bébuquin de Carl Einstein, quand la demande de renseignements tourne au test d’érudition, le client cherchant à coller le vendeur avec des questions dignes de jeux télé, pour révéler un monde dans lequel l’expertise et même la recherche doivent être tellement absurdes quand elles sont ramenées à leur valeur marchande. Mais encore : le dialogue de sourds entre une cliente qui veut un piano à queue « confortable » et une vendeuse qui n’y reconnaît rien de ce qu’elle a en rayon, vire au débat sur l’inintelligibilité du monde moderne, de sorte que l’apparition d’un chanteur qui chuchote (comme « fellinisé » par Eric Perez), au-delà du caractère burlesque, rappelle combien le spectacle est une dangereuse politique quand, en plus, il arrête justement d’articuler et de nuancer. Ce serait le côté Fassbinder d’Olivier Desbordes : puisqu’il n’y a pas à s’extraire de la culture de masse, on ne pourra plus décrire le fascisme de l’extérieur. De l’avant-garde à l’art populaire, des passages de la scène lyrique au music-hall dans le Berlin des années 20 et de la complicité entre Olivier Desbordes et les chanteurs avec qui il a travaillé, on reconnaît dans la production et dans son souci de fidélité à l’ouvrage original, la revendication d’un militantisme qui n’a pas besoin d’en rajouter (d’où le retitrage : Berlin, années 20). Le tout se déroule dans une humeur grinçante, mais légère : la musique de Mischa Spoliansky est enlevée, avec des couleurs harmoniques qui rappellent Kurt Weill. Elle donne aux chanteurs la possibilité de passer d’un registre à l’autre, de changer de genre vocal en cours de tableau, tant la drôlerie n’est alors plus jamais détachable du terrible. Si les huit chanteurs n’arrêtent pas de changer de costumes et si les créations du Studio Fbg 22-11 renforcent ardemment l’effervescence générale qui règne dans le spectacle, nous faisons une mention spéciale pour la performance d’Eric Vignau qui, tant en agent d’accueil qu’en bébé ou service après-vente, a servi la revue avec un sourire et une gravité emblématiques. Berlin années 20 ! se termine par une démonstration par l’absurde comme un monde tout de commerce nous fait confondre l’essentiel et la valeur des choses quand, au bureau des échanges, un client vient pour échanger sa femme (justement rencontrée dans les rayons du Grand Magasin), tandis qu’un autre voudrait aller jusqu’à s’échanger lui-même… Pour dire, enfin, que les atermoiements des uns des autres sont pris dans une confusion plus générale ou comme il est dit dans l’air repris en finale : « Il y a dans l’air un esprit du temps, il y a dans l’air un chambardement ! » David Christoffel http://www.resmusica.com/article_7159_scene_lyrique_berlin_annees_20__saint-cere_un_cabaret_post-dada_de_la_crise_de_1929_a_nos_jours.html </td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>PLUME ET PAILLE</td></tr><tr><td class='texte'>Isabelle Quinette : danse Sophie Beguier : harpe Alain Reynaud : mise en scène Patricia de Petiville : costumes Marie.O Roux : scènographie Une danseuse et une harpiste se rencontrent pour créer une fantaisie clownesque. Voici Plume et Paille, inséparables maître et serviteur. Plume, muse magicienne, et Paille, museau mutin de faune, promènent la grande harpe en troubadours encombrés. Ils s’affairent, vifs et enjoués comme des lutins, happés par la harpe qui devient tour à tour arbre, mirador, tambour, boîte à écho ou proue de navire. La musique de Plume s’égrène, magique, et fait basculer le corps de Paille dans une danse effrénée. Le serviteur devient pantin incontrôlable et emmène Plume dans ses loufoqueries. Mais le concert aura-t-il lieu ? Plume et Paille... Musique en mouvement et danse musicale... Une histoire sans parole, à la fois burlesque et bucolique. Un spectacle très visuel et rythmé, mis en scène par Alain Reynaud, cofondateur de la célèbre compagnie de cirque Les Nouveaux Nez. </td></tr><tr><td class='texte'>« Captivés par les deux artistes, tour à tour facétieuses, tendres et drôles, petites et grandes ont apprécié chaque phase de ce voyage fantaisiste et le talent d’Isabelle, la danseuse et de Sophie, la harpiste usant de son instrument comme d’un véritable personnage. » Le Dauphiné Libéré </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>DUBAS DE HAUT, EN BAS</td></tr><tr><td class='texte'>L'enfant terrible du Musci Hall des années 30 Edwige Bourdy : chant Christophe Maynard : piano Vincent Vittoz : metteur en scène Michel Ronvaux : costumes et accessoires Anne-Marie Gros : coup de pied chorégraphique <P>Du rire aux larmes, et parfois même les deux à la fois, ce tour de chant déjanté reprend le répertoire de MARIE DUBAS, l’Enfant Terrible du Music-Hall. </P> <P>Marie Dubas était pour Colette « cette femme, belle comme un tison, qui compose une chanson avec une lucidité de peintre ardent et patient. <BR>« Le Tango stupéfiant », « Mon légionnaire », « Le doux caboulot », « Pedro », « La mauvaise prière », « Quand je danse avec lui »… et autres cinq cents titres ont étés interprétés pendant plus de 30 ans par cette révolutionnaire de la chanson française.</P> <P>Aujourd’hui, la chanteuse Edwige Bourdy reprend son répertoire. <BR>D’une chanson à l’autre, elle se métamorphose pour incarner toute une galerie de personnages loufoques pathétiques, poétiques ou désopilants… : l’amoureuse inconsolable qui se pique à l’eau de javel et sniffe de la naphtaline ou encore la fille joie qui invective la Vierge Marie pendant la nuit de Noël.</P> <P>Créé en novembre 2003 à La Péniche Opéra et repris au Tambour Royal en octobre 2004, le spectacle « Marie Dubas de haut en bas » a tourné dans toute la France depuis 3 ans (Festival d’Avignon en 2005 et 2006, Festival de Lanquais en 2005, Festival de Maintenon en 2006, etc.) </P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« Ce spectacle n’est ni un hommage, ni un plagiat mais une ré-appropriation du répertoire de Marie Dubas par Edwide Bourdy, sans pour autant trahir l’esprit des chansons créées pour la plupart durant l’entre-deux guerres. » <BR><STRONG>Le Dauphiné Libéré</STRONG> </P> <P>« J’ai vu le spectacle d’Edwige Bourdy…C’était magique, elle a un talent fou, une sensibilité idéale » <BR><STRONG>Nathalie Dessay</STRONG></P> <P>« Je vous découvre et vous applaudis. Merci de faire revivre si bien la grande Marie Dubas » <BR><STRONG>Suzy Delair</STRONG> </P> <P>« Une heure de vrai bonheur » <BR><STRONG>Les Echos</STRONG> </P></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>CAMI</td></tr><tr><td class='texte'>Vincent Bramoullé Marie-Lis Cabrières Benjamin Hubert Pascal Lambert Benjamin Meneghini Charlène Ségéral Emilie Vaudou Laurent Pelly : mise en scène Agathe Mélinand : montage des textes La scène représente un intérieur confortable de baleine. Monsieur et Madame se couchent. Au bout d’un moment, Monsieur, que le tic-tac du cœur de la baleine empêche de dormir, cherche un autre endroit pour se reposer. <BR>Pendant ses recherches, la baleine ouvre la bouche pour bailler. Monsieur tombe à la mer. Madame n’a rien entendu et dort profondément. <P>Cami est drôle, donc il n’est pas sérieux. N’étant pas sérieux, on ne lui accorde aucune importance …<BR>Le modernisme de Cami éclate joyeusement à travers ses personnages stéréotypés, issus d’une commedia dell’arte toute personnelle, ses situations paroxystiques invraisemblables, ses moralités légendaires et bouffonnes … <P>Cami devrait être déclaré d’utilité publique. <BR>Roland Topor Pierre-Henri Cami est l’écrivain et humoriste qui a dit la phrase célèbre « comme je deviens sourd, je n'entendrai pas sonner ma dernière heure. » il est né à Pau en 1884, mort à Paris en 1956. </P></td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LES CONTES D'HOFFMANN</td></tr><tr><td class='texte'><P>Opéra fantastique en trois actes de Jacques Offenbach Livret de Jules Barbier d'après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré Créé à l'opéra-comique de Paris le 10 février 1881 </P> <P>Note d'intention de mise en scène<BR>Cet opéra pose toujours des questions : <BR>quelle version : opéra, opéra comique ? <BR>Quel ordre : Poupée, Antonia, Giulietta ! <BR>Quelle partition ? avec ou sans dialogues.... <BR>Les Contes d'Hoffmann est un opéra inachevé qui, dès sa création a été trituré, reformaté, coupé, complété ! <BR>Cette oeuvre est en fait parcellaire, une sorte de puzzle mystérieux comme les contes dont elle est issue. <BR>Chaque mise en scène des Contes d'Hoffmann, chaque version est une vraie version. C'est à chaque fois le choix des artistes qui le préparent, cela ne peut être qu'une suite de partis pris. Les Contes d'Hoffmann, cela peut être, comme dans la version de Patrice Chéreau, une réflexion dramaturgique qui choisit de se rapprocher de l'oeuvre littéraire en l'éloignant de la musique d'Offenbach. <BR>On pourra trouver également la version habituelle qui " marche bien " ! <BR>On trouvera aussi des versions qui accumulent tous les bouts de partitions trouvées à prix d'or. <BR>Mais il faut toujours se méfier de l'accumulation de toutes les partitions qui existent sur Les Contes d'Hoffmann, au risque d'obtenir un cake bourratif sans invention gustative! <BR>Nous avons choisi la version qui maintient l'ordre Poupée, Giulietta, Antonia car cette version nous semble raconter l'histoire d'Offenbach, son rapport à l'Opéra, sa quête de ce grand art. Il réussit ultimement dans l'acte d'Antonia à faire un opéra qui mène à une mort symbolique comme l'ultime effort qui est le sien ! <BR>De plus le choix d'Offenbach du chant et de l'expression artistique jusqu'à l'épuisement est son dernier combat contre " la vie bourgeoise ", mots qu'il met dans la bouche du Docteur Miracle ! Nous avons choisi de garder le septuor, et " scintille diamant ", nous avons choisi de supprimer les récitatifs rajoutés par Guiraud et de revenir aux textes littéraires pour les remplacer. Pour tenter de retrouver l'esprit magique et poétique à la fois d'Hoffmann l'écrivain et d'Offenbach le poète musicien ! <BR>Retrouver la cohérence de cette oeuvre sans avoir la prétention de l'achever ! <BR>La respecter incomplète donc énigmatique ! <BR>Il s'agit pour moi qui l'ai mis en scène de nombreuses fois d'achever là un compagnonnage avec toutes ces marionnettes, de faire confiance à la brume, au brouillard, à l'étrange... . <BR>Les textes d'Hoffmann, l'univers des fleurs du mal, des poèmes en prose de Baudelaire sont une contribution pour accompagner cette rencontre, toute cette opposition entre les personnages " scientifiques " de l'ouvrage et l'imaginaire poétique, mystique, céleste, étrange comme les vapeurs d'alcool des poètes de la fin XIXe. J'ai donc choisi d'oublier la logique finalement très formelle du récit pour confronter des ambiances, des humeurs comme un spleen lyrique. À partir d'une assemblée croquée par un Daumier sarcastique, j'ai choisi de tenter un voyage dans un symbolisme naissant, dans une logique instinctive, dans des pays étranges où musique, personnages, anecdotes s'entrechoquent pour passer le miroir et quitter la réalité triviale et quotidienne. Les oeuvres ultimes et paradoxales comme le Falstaff de Verdi, La Flûte Enchantée de Mozart et ces Contes d'Hoffmann ont toutes en commun un sens très élaborer pour tirer une révérence, faire un pied de nez, s'envoler, quitter la scène du monde ! <BR>Olivier Desbordes </P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« Olivier Desbordes a réinscrit les Contes d’Hoffmann (…) dans le demi caractère trop souvent oublié aujourd’hui de l’opéra comique français. (…) <BR>L’ensemble crée une distance poétique des plus savoureuses. <BR>Le rétablissement des dialogues parlés – opéra comique oblige – libère le jeu théâtral au bénéfice d’une parfaite compréhension de l’action : le public rit et participe – et sans surtitre ! <BR>Une vraie troupe fait fonctionner ce spectacle, solistes et chœurs parfaitement intégrés. <BR>Le joli soprano d’Isabelle Philippe domine la soirée. Le Diable de Jean-Claude Sarragosse restera dans les annales de Saint-Céré. <BR>Sabine Garrone sait tout faire, mezzo, gymnaste et Auguste de service : oiseau rare et vrai farfadet qui brûle les planches. Christophe Lacassagne campe au mieux Luther et Crespel.» <BR><STRONG>Opéra Magazine, septembre 2008</STRONG> <BR><BR>« La nouvelle production des Contes d’Hoffmann d’Offenbach mise en scène par Olivier Desbordes est délirante à souhait et atteste d’une joie de vivre qui en accentue les traits morbides. » <BR><STRONG>La Croix, 12/08/08 </STRONG><BR><BR>« D’une poignée de décors, costumes, accessoires et maquillages, Olivier Desbordes excelle dans la restitution des ambiances où la glauque réalité se mêle à l’étrange. (…) <BR>A ce jeu de dupes, la voix d’Isabelle Philippe réussit le grand Chelem de même que celle d’Andréa Giovannini, à l’accent d’opérette décalé. <BR>Jean-Claude Sarragosse hante le plateau, démoniaque juste comme il faut. Eric Vignau fait son joli numéro sans perdre la note. Christophe Lacassagne prouve que second rôle ne veut pas dire prestation effacée. "<BR><STRONG>La Dépêche du Midi, 01/08/08</STRONG> </P> <P>« Les trois actes sont unifiés par la magie du cirque incarné par l’extraordinaire Sabine Garrone et tout se déroule sur la piste d’une immense table centrale. <BR>Grâce à une parfaite articulation, nul besoin de surtitre pour comprendre la distribution dominée par la soprano Isabelle Philippe qui chante les trois amours d’Hoffmann. » <BR><STRONG>Classica répertoire, décembre 2008 /janvier 2009</STRONG> <BR><BR>"Nous nous souviendrons longtemps de l’image finale : Hoffmann seul, abandonné de tous, avec comme seule compagne une bouteille au pied de l’immense donjon. <BR>Vision terrible, mais en totale harmonie avec le texte. Ces Contes ne sont-ils le seul opéra où l’on meurt de trop chanter ! <BR>De beaux costumes, un espace tout à tour salle de banquet et lieu de sacrifice , la mise en scène est réfléchie et réussie ! » <BR><STRONG>UtMiSol, octobre 2008</STRONG> </P> <P>« Jean-Claude Sarragosse prête sa stature, sa voix, son jeu à ce diable aux multiples visages. Qu’il regarde la scène de loin ou qu’il entre dans la danse, sa présence est exceptionnelle. » « Le chœur et l’orchestre sont efficaces, placés sous la baguette de Dominique Trottein. » « Un spectacle terrible, rare et parfaitement réussi ».<BR><STRONG>UtMiSol, octobre 2008</STRONG> </P></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>BASTIEN ET BASTIENNE</td></tr><tr><td class='texte'><P>Opéra-comique en un acte de Wolfgang Amadeus Mozart (1768)<BR>D’après la parodie du « Devin du Village » de Jean-Jacques Rousseau par Charles-Simon Favart<BR>Textes de Johann Müller et Friedrich Wilhelm Weiskern<BR>Version chantée en allemand - textes parlés en français</P> <P>Partie 1 - Prologue<BR>Quatuor à cordes K80 en sol majeur, de W.-A. Mozart<BR>Textes de Marivaux et Mesmer<BR>Ariette <EM>Dans un bois</EM> de W.-A. Mozart<BR>Pièce de jeunesse pour piano de W.-A. Mozart</P> <P>Partie 2 - Bastien et Bastienne</P> <P><STRONG>Note d'intention de mise en scène</STRONG><BR>On raconte que ce petit opéra de Mozart serait une commande du Docteur Mesmer, célèbre grâce à sa théorie du magnétisme.<BR>C’est peut-être parce que Mozart n’a que douze ans quand il le compose et qu’une méchante tradition veut que cette partition soit exécutée par des enfants que Bastien et Bastienne est régulièrement associé à une « pastorale adolescente » charmante et légère ; alors que ce que Mozart nous dit est déjà essentiel et audacieux.<BR>En effet, il nous parle de la mélancolie (dès le début de l’œuvre, Bastienne ne dort plus et veut mourir), de l’amour fou (Bastienne est prête à tout accepter si elle épouse Bastien), de la passion masochiste (au diable, s’il m’écorche le visage dira Bastienne), de l’ambition sociale (Bastien délaisse Bastienne pour la demoiselle du château), de l’appât du gain (C’est l’argent qui régit le monde entier dira maître Colas), du chantage suicidaire (Bastien envisage différentes manières de mettre fin à ses jours), de l’espérance (C’est un fou celui qui met lui-même un terme à sa vie, dira le même Bastien). Mozart dans le fond et dans la forme annonce déjà ses opéras à venir. Les artifices utilisés ne sont pas là pour apprendre à Bastienne à intriguer et à jouer avec ses sentiments mais pour l’aider à être sincère avec le moment.<BR>Marcel Schwob disait Aime le moment. <BR>Tout amour qui dure est haine.<BR>Michel Fau<BR></P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« Spectacle de tréteaux, Bastien et Bastienne, de Mozart, atteint avec Michel Fau une spontanéité, une grâce toute juvénile. L’humour primesautier séduit, ainsi que la radieuse Blandine Arnould, Bastienne toute en fausse candeur, et le fourbe magicien de Sarragosse. » La Croix, le 13 août 2007 « Le trio d’amour pour un acte de marivaudage - Blandine Arnould, Pamina devenue bergère, Raphaël Brémard, vrai Baptiste des Enfants du Paradis selon Wolfgang, et le parfait Jean-Claude Sarragosse – plonge au plus profond du futur de Mozart grâce au magicien Michel Fau. <BR>Voilà un spectacle qui devrait faire le tour de France. Et sans EPO ! » Opéra Magazine, septembre /octobre 2007 « Moutons en peluche, pelouse synthétique et forêt de carton-pâte servent de décor volontairement kitsch à souhait aux trois excellents interprètes, tout autant chanteurs que comédiens. <BR>Un prologue inédit, avec notamment des textes de Marivaux colle à merveille à cette comédie légère mise en scène par Michel Fau » La Dépêche Du Midi, le 17 août 2007 « La mise en scène de Michel Fau a parfaitement conduit un divertissement doux-amer, d'une élégance et d'une légèreté admirables, que renforce encore la réduction pour quatuor à cordes et piano. <BR>Des textes de Marivaux adroitement intercalés entre des numéros musicaux chantés en allemand permettent aux protagonistes de faire montre d un talent scénique indiscutable Jean-Claude Saragosse en Colas est impérial » La Lettre du musicien, octobre 2007 « Un théâtre de tréteaux, un joli décor dans la veine de Boucher des toiles peintes où volettent des amours, des costumes dignes du hameau de Marie-Antoinette, Michel Fau réalise un spectacle parfaitement réussi placé sous le signe de l’humour Les trois protagonistes nous comblent d’aise. Blandine Arnould est une Bastienne malicieuse, un rien naïve, Raphaël Brenard un Bastien exquis et Jean-Claude Sarragosse un Colas idéal » Ut Mi Sol, octobre 2007</td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA TRAVIATA</td></tr><tr><td class='texte'>Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi. Livret de Piavé d’après La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils. Production créée lors du Festival de Saint-Céré 2007. Direction musicale : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Décors, costumes et lumières : Patrice Gouron Note d'intention de mise en scène La Traviata : le drame discret de La Bourgeoisie ! Il est frappant de noter qu’au 19e siècle la notion de plaisir sexuel est liée à l’infidélité. Mais que cette infidélité à la cellule familiale est une sorte de fidélité à celle-ci, puisque ce même plaisir est organisé de manière à n’être pas structurellement dangereux pour la cellule familiale. En effet, le milieu des « Traviata » n’est pas épousable, il ne correspond pas aux valeurs domestiques, il se surajoute comme une gourmandise « interdite » mais tolérée. La société bourgeoise se structure sur deux pôles : la morale stricte, la religion qui cadre, la reproduction et les alliances qui confortent les « rentes-FCP » et l’avenir, et - en face - le plaisir immédiat, sans perspectives, sans enjeux, sans prudence, sans humanisme. Ce plaisir est un peu comme le RMI garanti des belles filles du peuple, mais tant qu’elles sont belles et jeunes ! Bref on n’épouse pas la bonne, si belle soit-elle, on en profite sans vergogne et on la laisse… Le plaisir ne fait pas partie de la vie familiale, le plaisir ne fait, en aucun moment, partie de la religion : le bonheur est sage, bien repassé, amidonné, strict… Les petites gens échappent à cette organisation, ils travaillent et meurent sans utopies… Leur plaisir est considéré vulgaire et bestial… La vraie volupté est donc concédée aux femmes choisies pour ce travail, par les bourgeois, comme on choisit une voiture ou une montre. Notre Traviata en est là, à la lisière entre des origines pauvres et une beauté rayonnante dont l’insolence n’a le droit de s’exposer, qu’au service des « propriétaires ». La religion enfin persuadera chacune d’entre elles que leur fin tragique n’est que le résultat de leur péché, comme si l’on pouvait reprocher à la pomme d’avoir existé et séduit Adam ! Comme si, surtout, il y avait d’autres solutions ! Or la société ne peut leur proposer une autre place, elle crée une carence, elle occulte le petit peuple. Il y a des « couches sociales », il n’y a pas « d’échelle sociale » ! On ne peut pas passer d’une couche puante et triviale à une couche morale et riche. Les dominants ne se rendent compte de rien, ils s’auto-absolvent de leurs égarements sans se rendre compte qu’ils marchent sur la misère morale et physique. Ils emplissent le monde d’une compassion formelle aidée par une charité sociale de bon aloi, ils savent pleurer mais ils ne voient rien que leur orgueil enrichi d’une déculpabilisation à bon marché ! Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>« Un espace délimité par des fauteuils sert de scène au drame. Il s’enrichit de fleurs géantes pour l’acte de la campagne comme pour bien nous montrer que l’amour de Violetta et d’Alfredo est un bonheur de pacotille qui ne peut avoir de lendemain. Sobre, le travail d’Olivier Desbordes porte avant tout sur le jeu des acteurs, leur présence, leur douleur. » UtMiSol, Marc Laborde, octobre 2007 « Il faut saluer l’humilité de la mise en scène d’Olivier Desbordes, c’est rare par les temps qui courent, qui va droit au cœur de l’œuvre, sans sacrifier une hargne dénonçant l’hypocrisie morale dont Violetta ne se remettra pas. Andrea Giovannini est plus vrai que nature, de couleur vocale et d’investissement. » La Lettre du Musicien, Yutha Tep, octobre 2007 « Il s’agit d’un spectacle de voyage, c’est-à-dire réduit à l’essentiel. Olivier Desbordes peut compter sur le livret qui n’appelle nulle transposition pour être actuel et moderne. » Opéra Magazine, Jacques Doucelin, septembre 2007 « Une Traviata d’aujourd’hui, dramatiquement vraie et troublante avec Andrea Giovannini, Alfredo de lumière. Réduite à 26 musiciens par Philippe Capdenat, la partition garde ses couleurs originelles grâce à la direction rigoureuse de Dominique Trottein. » La Croix, Bruno Serrou, le 13 août 2007 « Pourtant sans décor, la direction d’acteurs rend les personnages crédibles et l’émotion est là, Verdi n’est pas trahi malgré quelques coupures. Il règne à Saint-Céré un esprit de troupe, qualité indispensable pour un spectacle qui tournera en France pendant tout janvier et tout février. » Le Figaro et vous, Christian Merlin, le 6 août 2007 « C’est une Traviata miniature qu’a proposé la compagnie Opéra Eclaté, une Traviata précieuse et raffinée comme une miniature : un très simple et beau décor rouge Pompéi, une mise en scène proche d’une version concert, dépouillée, qui a débarrassé l’œuvre de Verdi de toute boursouflure et bien centré l’intérêt sur le drame lui même, chapeau Olivier Desbordes. Un orchestre réduit et des choeurs réduits en nombre qui ont donné, sous la baguette de Dominique Trottein, une version épurée, pleine de tension et lumineuse. Et au milieu de tant de charmes, la Traviata, bien sûr, une Violetta de haute volée interprétée par Burcu Uyar. Sa voix dynamique, son timbre chaud et lumineux, ses aigus infaillibles, son legato moelleux, son expressivité, son sens dramatique lui ont valu de grandes ovations du public. » La Dépêche du Midi, 11 janvier 2008 « Portée par une sublime partition livrée avec ampleur par le chef Dominique Trottein, Isabelle Philippe incarne, avec un beau mélange de fragilité et de détermination une Traviata victime des conventions sociales. » La Dépêche du Midi, 10 janvier 2008 « La musique de Verdi se met au service du drame, tantôt d’une vocalité jubilatoire et virtuose, tantôt déchirante et poignante. Ce portrait de femme brisée par la société est interprété par la merveilleuse soprano Isabelle Philippe et mis en scène de façon très théâtrale par Olivier Desbordes. » La Gazette du Midi, janvier 2008 </td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>ANNE PACEO TRIPHASE</td></tr><tr><td class='texte'>Anne Pacéo : batterie Leonardo Montana : Piano Joan Eche-Puig : contrebasse Fraîcheur, plaisir du jeu et de l’échange, mélodies et thèmes qui restent gravés à la première écoute, la surprise est de taille dans la forêt des productions actuelles. Plus qu’un nouveau trio, c’est un savant dosage entre trois âmes, trois caractères qui respirent la Catalogne, le Brésil, l’Afrique … Spontanéité, énergie, subtilité, humour, passion du rythme et du regard à trois… s’il doit y avoir « des petites choses positives », elles sont là, bien présentes, bien ancrées dans cet opus riche en émotions. À 24 ans, la jeune batteuse tout juste endorsée par Yamaha Drums, termine une résidence de trois mois avec son trio dans le nouveau club des Disquaires pour enchaîner aussitôt sur une carte blanche mensuelle dans le prestigieux club de jazz le Duc des Lombards. Elle y invitera la crème du jazz français et international : Henri Texier, Rhoda Scott, Julien Lourau ou Rick Margitza. En 2007, elle remporte le 1er prix de soliste ainsi que le 1er prix de groupe aux Trophées du Sunside, le Prix Jeune Talent du Festival de Montauban, le 1er prix de groupe au tremplin l'esprit jazz et est sélectionnée pour jouer à New-York avec le CNSMDP pour la clôture de la conférence annuelle IAJE, en première partie du Libération Music Orchestra de Charlie Haden. </td></tr><tr><td class='texte'>"Emerveillante Anne Paceo. Il suffit de la voir jouer pour comprendre ce qu'est la joie du jazz quand elle est vécue des pieds à la tête par quelqu'un qui sourit à la vie autant qu'à la musique." Michel Contat, Télérama. "Une interprète au talent éclaboussant […] Cette diablesse caresse ses peaux avec toucher et une rude efficacité. Elle saura vous envoûter, tout comme elle envoûte les musiciens qui l'entourent. Un régal !" Jean-Michel Proust, Le Nouvel Observateur. "Certains jeunes musiciens sont incroyables. Anne Paceo a vraiment un truc à elle." Rhoda Scott, Télérama Sortir. </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>QUATUOR A CORDES </td></tr><tr><td class='texte'>JEU DE DAMES Quatuor à cordes en fa majeur de Ravel Scott Joplin, ragtimes Beatles, Nirvana, arrangements pour quatuor à cordes de Caroline Florenville. Du quatuor jazzy de Ravel composé en 1902, au Rock’n Roll endiablé de Nirvana, en passant par les ragtimes enjoués de Scott Joplin et l’esprit pop des Beatles, tel est le programme détonnant que vous propose ce carré féminin. Un projet atypique, construit autour d’une histoire originale du rythme.</td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>RECITAL KURT WEILL</td></tr><tr><td class='texte'>Kurt Weill s est enfui de l’Allemagne nazi juste après la création du Lac d’Argent dans lequel il dénonçait un empereur romain césar élu démocratiquement et qui devint un tyran ! Toutes ses chansons issue d’ouvrage ou indépendante montrent un homme ancré dans la réalité de son époque. Il rejoint le courant de cette république de Weimar qui cherche à travers la musique et le chant à participer à la vie sociale de ses contemporains. Je ne t'aime pas La complainte de la seine Nannas lied Es regnet J'attends un navire Youkali Speak low Le Grand Lustucru Les Filles De Bordeaux Le Train Du Ciel Ballade De La Bonne Vie Bilbao song Cäsars tod </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>SCHUBERT / CAVANNA</td></tr><tr><td class='texte'>Lieder de Schubert selon Cavanna Création Lieder de Schubert, Gretchen am Spinnrade, Erlkonig, Merres Stille, Junge Nonne, Taubenpost arrangements Bernard Cavanna Trio pour violoncelle, violon et accordéon de Bernard Cavanna Les Lieder de Schubert ont donné lieu à de nombreuses transcriptions qui, la plupart du temps mettent en jeu l'orchestre symphonique et reproduisent une atmosphère proche de celle de l'opéra. J'ai à l'inverse, dans mon travail, plutôt joué avec la " délicate intimité " de cette musique en retrouvant une formation instrumentale fétiche dans mon parcours : le trio violon, violoncelle, accordéon. Ce nouvel environnement sonore, qui ne souhaite en rien trahir la pensée du compositeur, donne un éclairage particulier et tendre, en souhaitant restituer les arcanes, les mystères et les nuances de la musique de Schubert. Bernard Cavanna </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>QUINTETTE A VENT</td></tr><tr><td class='texte'>Ligeti, Six Bagatelles Rota, La Petite Offrande Musicale Piazzolla, transcriptions de tango Bartok, danses roumaines Un voyage en Italie, en Hongrie, en Roumanie et en Argentine autour de mélodies populaires revues par de grands compositeurs. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>BRAHMS </td></tr><tr><td class='texte'>SERENITE ET MATURITE Sonate opus 120 n°2 en mi bemol majeur pour alto et piano Lieder pour mezzo-soprano et piano Sonate Opus 120 n° 1 en fa mineur pour alto et piano Gesang Opus 91 « gestille sensucht » et « geistliches wiegenlied »pour mezzo-soprano, alto et piano Ce concert nous transporte dans les dernières années de la vie de Brahms, ces mélodies et ces sonates sont l’aboutissement d’une expérience musicale et humaine. Elles allient les registres de l’alto ou du contralto, apportant une sérénité dans le langage musical. Concert intense, intime et chaleureux. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>CARMINA BURANA</td></tr><tr><td class='texte'>Cantate scénique de Carl Orff version concert Carmina Burana est une cantate scénique profane composée par Carl Orff entre 1935 et 1936. Elle s’inspire de poèmes médiévaux réunis dans le recueil Carmina Burana, signifiant Poèmes de Beuren en référence au monastère bénédictin où les manuscrits ont été trouvés. La structure de l'œuvre est fondée sur le concept de la roue de la fortune. À l'intérieur de chaque scène, celle-ci tourne, et la joie se transforme en amertume, l'espoir en deuil. Ainsi, le célèbre mouvement O Fortuna est à la fois le prologue et l’épilogue de l'œuvre. Il encadre lestrois sections principales. La première d’entre elles exalte les joies du printemps, la deuxième se déroule à la taverne, où l’on boit et joue aux dés, et la troisième est consacrée à l’amour. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LES ELEMENTS </td></tr><tr><td class='texte'>MEDITERRANEE Polyphonies anciennes et modernes en hébreu, araméen, latin et grec ancien Incluant deux créations mondiales, d’Alexandros Markéas et de Zad Moultaka Par-delà les cultures et les religions, ce programme propose un voyage sur les rives du Bassin Méditerranéen, nous donnant ainsi l’occasion d’entendre quatre de ses langues (l’hébreu, latin, araméen et grec ancien), et de parcourir plusieurs siècles de musique, du Livre Vermeil de Montserrat (extrait) au Tre Cori Sacri de Petrassi (1904 – 2003), des Répons des Ténèbres de Gesualdo aux créations de Zad Moultaka et Alexandros Markéas, sans oublier le sublime Crucifixus de Lotti. Deux créations contemporaines Cette parole, Zad Moultaka Du compositeur libanais Zad Moultaka (né en 1967), compagnon de route des éléments depuis 2004 (CD Vision sorti en 2008 sur le label l’Empreinte Digitale). Zad Moultaka va écrire une pièce en araméen basée sur le texte des Sept dernières paroles du Christ en Croix (pièce pour 16 chanteurs a cappella). Trois fragments des Bacchantes, Alexandros Markéas Du compositeur grec Alexandros Markéas (né en 1965), inspiré par les Bacchantes d’Euripide, en grec ancien (pièce pour 16 chanteurs a cappella). </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>BERLIN ANNEES 20 </td></tr><tr><td class='texte'>EXCEPTIONNEL AVANT PREMIERE DU FESTIVAL DE SAINT-CERE Mise en scène : Olivier Desbordes Direction musicale et piano : Dominique Trottein Cotusmes : Jean-Michel Angays Décors et lumières : Patrice Gouron Traduction générale de l'allemand : Hilla Heintz avec : Claudia Mauro, Béatrice Burley, Anne-Sophie Domergue, Flore Boixel Eric Vignau, Eric Perez, Jean-Pierre Descheix, Yassine Benameur La revue des Grands Magasins Cabaret satirique en 24 tableaux Titre original : Es liegt in der Luft Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin avec Marlène Dietrich et Margo Lion Note d'intention de mise en scène Pourquoi monter « la revue des grands magasins » ? La suite de sketchs écrite par Marcellus Schiffer, auteur déjà célèbre du cabaret Berlinois situe le cadre du spectacle dans un grand magasin berlinois. La transformation des habitudes de vie, la progression de la consommation de masse que suscite l’arrivée de ces premières grandes surfaces servent de sujet à cette parodie. L’intérêt des sujets abordés est qu’ils gardent encore toute leur actualité : acheter à tout prix, à bas prix, même si cela ne sert à rien…! C’est développer la consommation et lutter contre l’inflation… en pleine crise de 29. 2009 Un siècle a presque coulé et la problématique reste la même … Voilà pourquoi ce divertissement grinçant magnifiquement mis en musique par Mischa Spoliansky mérite d’être découvert. La fable reste actuelle ! Par ailleurs, le mythe de Marlène Dietrich dans une revue berlinoise avec ses effluves glamour en prend un coup ! En fait avec son amie et complice Margo Lion, elles collaborent à un spectacle « politique » qui pose à travers le genre « cabaret » des vraies questions sur la société de consommation… Il faut imaginer Marlène chantant « l’heure bleue », apparaissant belle et fraîche dans un costume léger, et qui fait virer sa chanson en une sombre parodie du maquillage à outrance, comme une apothéose de l’apparence sur la vieillesse ! Les dernières années de la république de Weimar suscitent à la fois des critiques, mais aussi des hardiesses étonnantes… une lucidité tragique coincée entre l’explosion du monde communiste et le rempart fasciste… la culture brillante, sociale, ludique mais consciente de ne rien empêcher, de tout voir lucidement… c’est au regard de l’histoire ce qui transparaît dans cette oeuvre brillante dont le titre original : « c’est dans l’air » reflète bien la problématique ! « C’est dans l’air » mais on y peut rien la machine est en route … comme le dit une chanson de la pièce : « il faut vivre désentravé, de ce qui nous a piégé. Il deviendra évident, que l'homme est trop encombrant ! » C’est à partir de mes premières émotions de spectacle que m’est venue cette envie de mettre en scène une revue. Très jeune déjà, j’ai été baigné dans cet univers avec les revues de Zizi Jeanmaire qui réunissaient, au Casino de Paris, Yves St Laurent, Roland Petit et les musiques de Serge Gainsbour. Ce sont ensuite, en une année, 740 représentations du Lido avec ses catastrophes, ses coulisses dignes de plus beaux films noirs français des années 50. Ensuite, au Palace, durant les années 1978-1983, fête de l’avant sida, j’ai digéré ces expériences pour inventer des formes délirantes de spectacles happening… Mais c’est aussi la pratique de l’opéra, de l’opérette, qui a synthétisé en moi cette envie de m’échapper dans une fantaisie « critique ». C’est avec tout ce bagage que le temps s’est chargé de m’aider à faire que j’ai eu envie de trouver mon sujet dans cette revue que Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky ont créée dans le Berlin de la fin des années 20. C’est aussi en créant pour la première fois en France Le Lac d’Argent de Georg Kaiser et Kurt Weill, en mettant en scène Le brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, en parcourant le répertoire des années d’avant-guerre de la musique allemande, que j’ai découvert ce divertissement amer et parodique de la société de consommation. En plein expressionnisme, en pleine insouciance d’avant 1929… l’intelligentsia berlinoise participe à cette forme moins noble du spectacle : le cabaret et la revue… Les plus grands s’y sont frottés... Marlène Dietrich, Margo Lion, mais aussi Arletty ou Cécile Sorel, en France. Enfin pour parachever ces découvertes et ces émotions, ce qui me motive aussi c’est d’avoir pu acheter un billet pour voir la dernière revue de Joséphine Baker, le jour de sa mort, et d’avoir admiré l’art et la « façon » de Jean Marie Rivière au Paradis Latin… Sans avoir connu L’Ange Bleu et l’Alcazar… Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté « cabaret satirique » et le contexte d’une société qui s’écroule :1929, la montée des fascismes… Opposition de la consommation à outrance… dans une ville, qui va être rasée ! La liberté que suggère cette forme de spectacle c’est une liberté lucide…Une joie pour oublier… .Un plaisir pour nourrir le quotidien… « Un lieu de mélange de classe »… Comme l’évoquait Roland Barthe lors d’une des soirées du Palace ! S’étourdir dans une joie, sans oublier le contexte… Comme une nourriture terrestre indispensable ! Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>Ce pourrait bien être le spectacle de la prochaine saison tant il rencontre l’actualité la plus immédiate de tous les Français, à savoir les conséquences de la crise financière mondiale. Et pourtant, il ne s’agit là que de la première française d’un spectacle de cabaret berlinois qui vit, sous le titre original, o combien prémonitoire, de C’est dans l’air (sic !), les débuts dans une revue d’une certaine Marlène Dietrich au côté de son amie française Margo Lion. La date ? Vous ne me croirez pas ! 1929 bien sûr. Il n’y a pas une virgule à changer au texte de Marcellus Schiffer d’une brûlante actualité pour peu que vous remplaciez « Grands Magasins » par « Grandes Surfaces»… Quant à la musique de Mischa Spoliansky, elle a donné beaucoup d’idées à un certain Boris Vian ! Lui connaissait, pas nous. Si un directeur de salle futé à Paris accueille cette revue satirique, il tient le succès de la saison, car il aura rencontré les préoccupations du plus large public. Mais, bien sûr, sur le mode comique. Car c’est le propre du cabaret berlinois d’être d’essence burlesque. C’est un peu notre bon vieux music hall avec ses chansonniers. Il mêle avec bonheur observation critique, cour de morale décalé, coq à l’âne à des tonnes d’humour. Tous ces 24 tableaux ne sont peut-être pas en eux-mêmes des chefs-d’œuvre impérissables, mais ils sont ici si bien traduits en français et scéniquement qu’on ne cesse pas de rire. Car tout le monde en prend pour son grade, clients, employés et patrons compris. La cruauté n’est pas absente de ces logiques poussées à leurs ultimes conséquences même les plus loufoques. Ce grand magasin est comme le chapiteau du grand cirque de la comédie humaine : tous des clowns ! A certains moments, on ne peut s’empêcher de songer au prologue de la Lulu d’Alban Berg. Mais la revue – genre oblige ! – dérape toujours à temps pour faire dérailler le train de la tragédie et le cabaret berlinois se contente d’être caustique, insolent, voire critique. Mais le clown a toujours une pirouette en réserve pour s’échapper derrière le rideau. Si je vous parle avec enthousiasme de cette revue, c’est que sa présentation atteint à un tel point d’équilibre dans la perfection entre ce que l’on voit et ce qu’on entend qu’elle exalte encore l’extrême actualité du sujet qu’elle aborde. Une huitaine de chanteurs jouent les Frégoli. N’ayant parfois pas assez de temps pour changer de costumes, ils doivent se contenter de les superposer, mais ces masques successifs eux-mêmes entrent dans la danse du spectacle : ils prennent un énorme plaisir à ce jeu pour nous donner du bonheur. Quant à la demi douzaine de musiciens perchés dans les cintres comme dans un cirque, ils sont plus vrais que nature dans ce répertoire frère de celui de Kurt Weil. Au clavier, le chef Dominique Trottein est stupéfiant de spontanéité : car tout ce délire est mesuré, millimétré et travaillé jusqu’à atteindre à la vraie liberté de l’artiste. Si vous cherchez l’antidote à la morosité ambiante et à la crise tout court, le voilà : ne vous en privez surtout pas ! Jacques Doucelin http://www.concertclassic.com/journal/articles/actualite_20090804_2714.asp En présentant le spectacle au public, le metteur en scène Olivier Desbordes insiste sur le fait qu’il s’agit de la première revue dans laquelle a joué Marlène Dietrich. Il insiste aussi sur le fait que les textes ont été traduits en français pour l’occasion, mais que rien n’a été modifié sur le fond. En fait, c’est en préparant Neues vom Tage (1929) de Paul Hindemith sur un livret de Marcellus Schiffer pour l’Opéra de Dijon que, sur les conseils de Pascal Huynh (auteur de La musique sous la République de Weimar), Olivier Desbordes en est venu à s’intéresser aux autres travaux de l’auteur. Et il est effectivement remarquable à quel point, dans La revue des Grands Magasins (Es liegt in der Luft, 1928), les textes de Marcellus Schiffer sont d’une efficacité parodique qui, par leur agencement, sont aussi d’une subtilité intrigante. Si le propos est effectivement déroutant par son actualité (valeurs personnelles liquidées par le consumérisme, monde insensé à force de rationalisations économiques), quatre-vingt ans plus tard, c’est la capacité d’une revue de music-hall à prendre en charge des thèmes récemment travaillés par les avant-gardes qui est peut-être la plus exemplaire. Car il est notable que les 24 tableaux sont composés dans un ordre thématiquement radical : si une mère de famille nombreuse n’a plus que les soldes pour s’encanailler, ses deux jumeaux oubliés finiront aux objets trouvés pour être recyclés en « enfants publicitaires », faute de pouvoir les laisser à l’entrée, comme les chiens. Quelques numéros étant justement donnés aux chiens, on comprendra que la cause animale ne peut rien avoir à faire dans un grand magasin qu’en révéler paradoxalement l’inhumanité. Au lieu d’en rester au cynisme des gérants, la revue présente une galerie de portraits moins cocasses qu’inquiétants : un client organise un enterrement de vie de garçon, il en veut rire pour son argent, rit grinçant de l’accueil qui lui est réservé au rayon farces et attrapes, peut toujours aller se demander si c’était bien le rire qu’il voulait acheter. Ainsi de suite, une mariée prête à sa robe les pouvoir d’un concours de vulgarité : puisque tous les hauts moments de la vie familiale se préparent au Grand Magasin, la revue tourne vite à la critique du modèle petit-bourgeois, en soulignant ce qu’un tel format d’épanouissement peut avoir d’illusoire, de dangereux et, qui plus est, de démocratiquement dégradé. La composition des tableaux (que la production de Saint-Céré a tenu à garder intacte), donne envie d’y chercher les lignes les plus radicales : l’éveil des babioles ou l’impossible dénégation du kitsch peut rappeler qu’en 1928, les readymades de Duchamp avaient tout juste 15 ans ; la chanson Quelque part épingle une locution emblématique de la mollesse et de la lâcheté ambiantes qui portent à dire n’importe quoi tout en s’infatuant au plus sérieusement, ce qui peut rappeler la poésie que Tzara écrivait dans les années 1920… Pour suivre l’hypothèse d’un cabaret post-dadaïste, on peut penser au Bébuquin de Carl Einstein, quand la demande de renseignements tourne au test d’érudition, le client cherchant à coller le vendeur avec des questions dignes de jeux télé, pour révéler un monde dans lequel l’expertise et même la recherche doivent être tellement absurdes quand elles sont ramenées à leur valeur marchande. Mais encore : le dialogue de sourds entre une cliente qui veut un piano à queue « confortable » et une vendeuse qui n’y reconnaît rien de ce qu’elle a en rayon, vire au débat sur l’inintelligibilité du monde moderne, de sorte que l’apparition d’un chanteur qui chuchote (comme « fellinisé » par Eric Perez), au-delà du caractère burlesque, rappelle combien le spectacle est une dangereuse politique quand, en plus, il arrête justement d’articuler et de nuancer. Ce serait le côté Fassbinder d’Olivier Desbordes : puisqu’il n’y a pas à s’extraire de la culture de masse, on ne pourra plus décrire le fascisme de l’extérieur. De l’avant-garde à l’art populaire, des passages de la scène lyrique au music-hall dans le Berlin des années 20 et de la complicité entre Olivier Desbordes et les chanteurs avec qui il a travaillé, on reconnaît dans la production et dans son souci de fidélité à l’ouvrage original, la revendication d’un militantisme qui n’a pas besoin d’en rajouter (d’où le retitrage : Berlin, années 20). Le tout se déroule dans une humeur grinçante, mais légère : la musique de Mischa Spoliansky est enlevée, avec des couleurs harmoniques qui rappellent Kurt Weill. Elle donne aux chanteurs la possibilité de passer d’un registre à l’autre, de changer de genre vocal en cours de tableau, tant la drôlerie n’est alors plus jamais détachable du terrible. Si les huit chanteurs n’arrêtent pas de changer de costumes et si les créations du Studio Fbg 22-11 renforcent ardemment l’effervescence générale qui règne dans le spectacle, nous faisons une mention spéciale pour la performance d’Eric Vignau qui, tant en agent d’accueil qu’en bébé ou service après-vente, a servi la revue avec un sourire et une gravité emblématiques. Berlin années 20 ! se termine par une démonstration par l’absurde comme un monde tout de commerce nous fait confondre l’essentiel et la valeur des choses quand, au bureau des échanges, un client vient pour échanger sa femme (justement rencontrée dans les rayons du Grand Magasin), tandis qu’un autre voudrait aller jusqu’à s’échanger lui-même… Pour dire, enfin, que les atermoiements des uns des autres sont pris dans une confusion plus générale ou comme il est dit dans l’air repris en finale : « Il y a dans l’air un esprit du temps, il y a dans l’air un chambardement ! » David Christoffel http://www.resmusica.com/article_7159_scene_lyrique_berlin_annees_20__saint-cere_un_cabaret_post-dada_de_la_crise_de_1929_a_nos_jours.html </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>UN BARBIER DE SEVILLE</td></tr><tr><td class='texte'>D après l’opéra en deux actes de Giacomo Rossini Chanté en italien Récitatifs remplacés par des extraits de la pièce de Beaumarchais Direction musicale et piano : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Décor, costumes et lumières : Patrice Gouron Comte Almaviva : Raphaël Brémard Figaro : Laurent Arcaro Rosine : Hermine Huguenel Bartolo : Christophe Lacassagne Basile : Alain Herriau L’officier : Yassine Bénameur Le Notaire : Damien Lefevre Sextuor, musiciens d Opéra Eclaté <P>Note d'intention de mise en scène :<BR>Le Barbier est encore une farce, la pièce est un prologue aux Noces de Figaro, elle annonce la complexité des personnages, elle met en place des archétypes, elle place des perspectives. Mais elle les garde dans un moule qui rend hommage à la comédie del. arte ! C’est un peu comme si la complexité était menée par des jeunes qui n’ont pas encore reçu les égards que le temps se charge de nous rappeler.<BR>Cette impertinence de ces personnages qui rient aux dépens de Bartolo, le « vieux » c’est le sens du travail. Ce Barbier est une confrontation de génération, entre d’un côté Bartolo qui aime « très mal » mais sincèrement et des jeunes qui aiment l’état de séduction et ses péripéties, comme un apprentissage. <BR>Comme Molière, on s’amuse toujours des malheurs des autres, et la fable est toujours plus belle si le malheur est réel. Donc une maison fermée, une rue, une échelle ! le décor est tracé pour la comédie ! Rossini a compris, sa musique ludique l’est souvent jusqu’à devenir une incantation tourbillonnante qui enivre et déséquilibre, confronte à celle-ci le texte de Beaumarchais, fait feu de tous bois dans une langue superbe ! Les deux ensembles se complètent dans une alternance endiablée de mots et de notes !<BR>Olivier Desbordes<BR></P></td></tr><tr><td class='texte'><P>« C'est une des plus exquises soirées auxquelles on puisse assister ces temps-ci. <BR>La savoureuse harmonie entre théâtre et musique à laquelle est parvenue le père du tournedos flambe grâce aux arrangements musicaux de Dominique Trottein et à Olivier Desbordes qui a substitué malicieusement le texte original de Beaumarchais en lieu et place des récitatifs de Rossini: c'est vif, insolent, mordant à souhait. »<BR><STRONG>concertclassic.com. juillet 2008</STRONG></P> <P>« Un feu d'artifice de traits d'esprit. Dira-t-on assez qu'une <BR>telle création peut offrir au public le plus rétif à l'art lyrique <BR>une délicieuse soirée, une médecine contre la <BR>déprime ambiante? <BR>La plaisante musique de Rossini, pétillante, virevoltante, se met à l'unisson de réparties impertinentes. »<BR><STRONG>La Dépêche du Midi, août 2008</STRONG><BR></P></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>TOUS A L OPERA</td></tr><tr><td class='texte'>Journée portes ouvertes de 15 heures à 18 heures Visite de l'Usine et concert gratuit entrée libre </td></tr><tr><td class='texte'>extraits de presse</td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA BELLE DE CADIX</td></tr><tr><td class='texte'>Opérette en 2 actes de Francis Lopez Livret de Raymond Viney et Mare-Cab Paroles de Maurice Vandair diffusion : de novembre 2010 à mi-janvier 2011 et de mars à avril 2011 contact diffusion Jean-Pierre Bréthoux jp.brethoux@opera-eclate.fr 05 34 50 40 27 spectacle créé aux Folies d'O en juillet 2008 à Montpellier Direction musicale : Jérôme Pillement / Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Costumes : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne Chorégraphe : Vilcanota / Bruno Pradet et Cie Peintures : Loran Orchestration : Thibault Perrine Coproduction : Folies Lyriques et Opera de Dijon Decors contruits dans les ateliers de l'Opera de Dijon Quelques questions a Olivier Desbordes, metteur en scène : Quelle est votre vision de l oeuvre? La question c’est plutôt : cette oeuvre a fait un triomphe depuis des décennies : pourquoi ? C’est la réponse à cette question qui est le moteur de mon travail ! Et partir de cette réponse pour rebondir sur une vision plus contemporaine, plus tonique. Après tout, depuis la création de la Belle de Cadix l’Espagne a connu la Movida, Carmen Maura, Almodovar, et bien entendu la liberté c’est dans ce sens que j’ai monté cette Belle ! Cette opérette est un univers de cartes postales, avec une vision de l’Espagne très touristique : c’est à partir de cet univers visuel que l’on a fait ce voyage en Espagne ! En regardant les boutiques de souvenirs avec tous ses stéréotypes ses kitscheries , mais avec beaucoup d’amour et d’humour ! Ce qui est encore très amusant c’est la confrontation d’une équipe de cinéma « française » très française avec une Espagne très « espagnole » ! Cela explique les choix que nous avons faits avec Patrice Gouron et Jean Michel Angays d’opposer une imagerie très ringarde à une vraie Espagne profonde et colorée. C’est de toutes les façons les confrontations qui créent un intérêt théâtral. Une équipe de cinéma plus proche de Max Pecas que de la Nouvelle vague se trouve confrontée à nos belles espagnoles plus authentiques, plus libres ! C’est l’amour de cette Espagne contrastée qui ressort de cette pièce, c’est la victoire des vraies gitanes ! Pourquoi le retour de l’opérette ces dernières années dans nos sociétés ? Il n’y a pas de retour de l’opérette, il y a d’autres manières de faire certaines oeuvres de théâtre musical ou d’opérette, une vision plus contemporaine, plus impertinente, moins ancrée dans le passé ! </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>BERLIN ANNEES 20 </td></tr><tr><td class='texte'>La revue des Grands Magasins Cabaret satirique en 24 tableaux Titre original : Es liegt in der Luft Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin avec Marlène Dietrich et Margo Lion Mise en scène : Olivier Desbordes Direction musicale et piano : Dominique Trottein / Elisabeth Brussel Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne Décors et lumières : Patrice Gouron De l’intérêt de recréer « Berlin, années 20 » ! La suite de sketches écrite par Marcellus Schiffer, auteur déjà célèbre du cabaret berlinois situe le cadre du spectacle dans un grand magasin de Berlin. La transformation des habitudes de vie, la progression de la consommation de masse que suscite l’arrivée de ces premières grandes surfaces servent de sujet à cette parodie. L’intérêt des sujets abordés est qu’ils gardent encore toute leur actualité : acheter à tout prix, à bas prix, même si cela ne sert à rien... Développer la consommation et lutter contre l’inflation... en pleine crise de 29 ! La fable reste actuelle ! 2009, un siècle a presque coulé et la problématique reste la même... Voilà pourquoi ce divertissement grinçant magnifiquement mis en musique par Mischa Spoliansky mérite d’être découvert. Par ailleurs, le mythe de Marlène Dietrich dans une revue berlinoise avec ses effluves glamour en « prend un coup » ! En fait avec son amie et complice Margo Lion, elles collaborent à un spectacle « politique » qui pose à travers le genre « cabaret » des vraies questions sur la société de consommation... Imaginons Marlène chantant « L’Heure bleue », apparaissant belle et fraîche dans un costume léger, et qui fait dévier sa chanson en une sombre parodie du maquillage à outrance, comme une apothéose de l’apparence sur la vieillesse ! Les dernières années de la République de Weimar suscitent à la fois critiques, mais aussi hardiesses étonnantes... clairvoyance tragique coincée entre l’explosion du monde communiste et le rempart fasciste... culture brillante, sociale, ludique, consciente de ne rien empêcher, de tout voir lucidement... « C’est dans l’air », on n’y peut rien, la machine est en route... Comme le dit l’une des chansons de cette revue satirique : « Il faut vivre désentravé, de ce qui nous a piégé. Il deviendra évident que l'homme est trop encombrant ! » Olivier Desbordes </td></tr><tr><td class='texte'>Ce pourrait bien être le spectacle de la prochaine saison tant il rencontre l’actualité la plus immédiate de tous les Français, à savoir les conséquences de la crise financière mondiale. Et pourtant, il ne s’agit là que de la première française d’un spectacle de cabaret berlinois qui vit, sous le titre original, o combien prémonitoire, de C’est dans l’air (sic !), les débuts dans une revue d’une certaine Marlène Dietrich au côté de son amie française Margo Lion. La date ? Vous ne me croirez pas ! 1929 bien sûr. Il n’y a pas une virgule à changer au texte de Marcellus Schiffer d’une brûlante actualité pour peu que vous remplaciez « Grands Magasins » par « Grandes Surfaces»… Quant à la musique de Mischa Spoliansky, elle a donné beaucoup d’idées à un certain Boris Vian ! Lui connaissait, pas nous. Si un directeur de salle futé à Paris accueille cette revue satirique, il tient le succès de la saison, car il aura rencontré les préoccupations du plus large public. Mais, bien sûr, sur le mode comique. Car c’est le propre du cabaret berlinois d’être d’essence burlesque. C’est un peu notre bon vieux music hall avec ses chansonniers. Il mêle avec bonheur observation critique, cour de morale décalé, coq à l’âne à des tonnes d’humour. Tous ces 24 tableaux ne sont peut-être pas en eux-mêmes des chefs-d’œuvre impérissables, mais ils sont ici si bien traduits en français et scéniquement qu’on ne cesse pas de rire. Car tout le monde en prend pour son grade, clients, employés et patrons compris. La cruauté n’est pas absente de ces logiques poussées à leurs ultimes conséquences même les plus loufoques. Ce grand magasin est comme le chapiteau du grand cirque de la comédie humaine : tous des clowns ! A certains moments, on ne peut s’empêcher de songer au prologue de la Lulu d’Alban Berg. Mais la revue – genre oblige ! – dérape toujours à temps pour faire dérailler le train de la tragédie et le cabaret berlinois se contente d’être caustique, insolent, voire critique. Mais le clown a toujours une pirouette en réserve pour s’échapper derrière le rideau. Si je vous parle avec enthousiasme de cette revue, c’est que sa présentation atteint à un tel point d’équilibre dans la perfection entre ce que l’on voit et ce qu’on entend qu’elle exalte encore l’extrême actualité du sujet qu’elle aborde. Une huitaine de chanteurs jouent les Frégoli. N’ayant parfois pas assez de temps pour changer de costumes, ils doivent se contenter de les superposer, mais ces masques successifs eux-mêmes entrent dans la danse du spectacle : ils prennent un énorme plaisir à ce jeu pour nous donner du bonheur. Quant à la demi douzaine de musiciens perchés dans les cintres comme dans un cirque, ils sont plus vrais que nature dans ce répertoire frère de celui de Kurt Weil. Au clavier, le chef Dominique Trottein est stupéfiant de spontanéité : car tout ce délire est mesuré, millimétré et travaillé jusqu’à atteindre à la vraie liberté de l’artiste. Si vous cherchez l’antidote à la morosité ambiante et à la crise tout court, le voilà : ne vous en privez surtout pas ! Jacques Doucelin http://www.concertclassic.com/journal/articles/actualite_20090804_2714.asp En présentant le spectacle au public, le metteur en scène Olivier Desbordes insiste sur le fait qu’il s’agit de la première revue dans laquelle a joué Marlène Dietrich. Il insiste aussi sur le fait que les textes ont été traduits en français pour l’occasion, mais que rien n’a été modifié sur le fond. En fait, c’est en préparant Neues vom Tage (1929) de Paul Hindemith sur un livret de Marcellus Schiffer pour l’Opéra de Dijon que, sur les conseils de Pascal Huynh (auteur de La musique sous la République de Weimar), Olivier Desbordes en est venu à s’intéresser aux autres travaux de l’auteur. Et il est effectivement remarquable à quel point, dans La revue des Grands Magasins (Es liegt in der Luft, 1928), les textes de Marcellus Schiffer sont d’une efficacité parodique qui, par leur agencement, sont aussi d’une subtilité intrigante. Si le propos est effectivement déroutant par son actualité (valeurs personnelles liquidées par le consumérisme, monde insensé à force de rationalisations économiques), quatre-vingt ans plus tard, c’est la capacité d’une revue de music-hall à prendre en charge des thèmes récemment travaillés par les avant-gardes qui est peut-être la plus exemplaire. Car il est notable que les 24 tableaux sont composés dans un ordre thématiquement radical : si une mère de famille nombreuse n’a plus que les soldes pour s’encanailler, ses deux jumeaux oubliés finiront aux objets trouvés pour être recyclés en « enfants publicitaires », faute de pouvoir les laisser à l’entrée, comme les chiens. Quelques numéros étant justement donnés aux chiens, on comprendra que la cause animale ne peut rien avoir à faire dans un grand magasin qu’en révéler paradoxalement l’inhumanité. Au lieu d’en rester au cynisme des gérants, la revue présente une galerie de portraits moins cocasses qu’inquiétants : un client organise un enterrement de vie de garçon, il en veut rire pour son argent, rit grinçant de l’accueil qui lui est réservé au rayon farces et attrapes, peut toujours aller se demander si c’était bien le rire qu’il voulait acheter. Ainsi de suite, une mariée prête à sa robe les pouvoir d’un concours de vulgarité : puisque tous les hauts moments de la vie familiale se préparent au Grand Magasin, la revue tourne vite à la critique du modèle petit-bourgeois, en soulignant ce qu’un tel format d’épanouissement peut avoir d’illusoire, de dangereux et, qui plus est, de démocratiquement dégradé. La composition des tableaux (que la production de Saint-Céré a tenu à garder intacte), donne envie d’y chercher les lignes les plus radicales : l’éveil des babioles ou l’impossible dénégation du kitsch peut rappeler qu’en 1928, les readymades de Duchamp avaient tout juste 15 ans ; la chanson Quelque part épingle une locution emblématique de la mollesse et de la lâcheté ambiantes qui portent à dire n’importe quoi tout en s’infatuant au plus sérieusement, ce qui peut rappeler la poésie que Tzara écrivait dans les années 1920… Pour suivre l’hypothèse d’un cabaret post-dadaïste, on peut penser au Bébuquin de Carl Einstein, quand la demande de renseignements tourne au test d’érudition, le client cherchant à coller le vendeur avec des questions dignes de jeux télé, pour révéler un monde dans lequel l’expertise et même la recherche doivent être tellement absurdes quand elles sont ramenées à leur valeur marchande. Mais encore : le dialogue de sourds entre une cliente qui veut un piano à queue « confortable » et une vendeuse qui n’y reconnaît rien de ce qu’elle a en rayon, vire au débat sur l’inintelligibilité du monde moderne, de sorte que l’apparition d’un chanteur qui chuchote (comme « fellinisé » par Eric Perez), au-delà du caractère burlesque, rappelle combien le spectacle est une dangereuse politique quand, en plus, il arrête justement d’articuler et de nuancer. Ce serait le côté Fassbinder d’Olivier Desbordes : puisqu’il n’y a pas à s’extraire de la culture de masse, on ne pourra plus décrire le fascisme de l’extérieur. De l’avant-garde à l’art populaire, des passages de la scène lyrique au music-hall dans le Berlin des années 20 et de la complicité entre Olivier Desbordes et les chanteurs avec qui il a travaillé, on reconnaît dans la production et dans son souci de fidélité à l’ouvrage original, la revendication d’un militantisme qui n’a pas besoin d’en rajouter (d’où le retitrage : Berlin, années 20). Le tout se déroule dans une humeur grinçante, mais légère : la musique de Mischa Spoliansky est enlevée, avec des couleurs harmoniques qui rappellent Kurt Weill. Elle donne aux chanteurs la possibilité de passer d’un registre à l’autre, de changer de genre vocal en cours de tableau, tant la drôlerie n’est alors plus jamais détachable du terrible. Si les huit chanteurs n’arrêtent pas de changer de costumes et si les créations du Studio Fbg 22-11 renforcent ardemment l’effervescence générale qui règne dans le spectacle, nous faisons une mention spéciale pour la performance d’Eric Vignau qui, tant en agent d’accueil qu’en bébé ou service après-vente, a servi la revue avec un sourire et une gravité emblématiques. Berlin années 20 ! se termine par une démonstration par l’absurde comme un monde tout de commerce nous fait confondre l’essentiel et la valeur des choses quand, au bureau des échanges, un client vient pour échanger sa femme (justement rencontrée dans les rayons du Grand Magasin), tandis qu’un autre voudrait aller jusqu’à s’échanger lui-même… Pour dire, enfin, que les atermoiements des uns des autres sont pris dans une confusion plus générale ou comme il est dit dans l’air repris en finale : « Il y a dans l’air un esprit du temps, il y a dans l’air un chambardement ! » David Christoffel http://www.resmusica.com/article_7159_scene_lyrique_berlin_annees_20__saint-cere_un_cabaret_post-dada_de_la_crise_de_1929_a_nos_jours.html </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA BOHEME</td></tr><tr><td class='texte'>Opera en quatre actes de Giacomo Puccini Livret de Giacosa et Illica. Version française de Paul Ferrié créé à l’Opéra-Comique à Paris en 1898. diffusion : du 10 janvier au 16 avril 2011. Contact diffusion François Boudeau 06 71 90 13 97 fr.boudeau@free.fr 05 34 50 40 27 "Cette musique est émouvante et pénètre le coeur. Puccini est un Alfred de Musset qui écrit des notes." Oscar Wilde Nouvelle production créée au Festival de Saint-Céré 2010. Direction musicale : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Costumes : Jean-Michel Angays / Stephane Laverne (Studio Fbg 22-11) Décors et lumières : Patrice Gouron </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>Mistinguett Madonna et moi</td></tr><tr><td class='texte'>Theatre de l'Usine, Saint-Cere. 20h30 De et par Caroline Loeb Accompagnée à l accordéon par Patrick Brugalières Conception et mise en scène : Caroline Loeb et Nicolas Vallée Chorégraphie : Cécile Proust Mise en voix : Nausicaa Meyer Collaboration artistique : Laurent Balandras Caroline Loeb, véritable cinglée du Music-Hall, passe en “revue” avec humour un répertoire qui lui ressemble, insolent et glamour, de Mistinguett à Madonna en passant par Gainsbourg, Juliette, Joséphine Baker, Yvette Guilbert, Annie Cordy... sans oublier quelques uns des bijoux de son nouvel album Crime parfait et en réglant au passage son compte à SON tube C’est la ouate ! Accompagnée à l’accordéon par son complice Patrick Brugalières, elle propose une évocation réjouissante de son histoire et des petites histoires de ses copines de scène qui, depuis plus d’un siècle, sont les légendes du Music-Hall. </td></tr><tr><td class='texte'>"Seule en scène, avec la complicité de son accordéoniste Patrick Brugalières, elle mène la revue avec un bel abattage et s'en sort haut les gambettes." Le Figaro </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>BERLIN ANNEES 20 </td></tr><tr><td class='texte'>La revue des Grands Magasins Cabaret satirique en 24 tableaux Titre original : Es liegt in der Luft Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin avec Marlène Dietrich et Margo Lion Mise en scène : Olivier Desbordes Direction musicale et piano : Dominique Trottein / Elisabeth Brussel Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne Décors et lumières : Patrice Gouron De l’intérêt de recréer « Berlin, années 20 » ! La suite de sketches écrite par Marcellus Schiffer, auteur déjà célèbre du cabaret berlinois situe le cadre du spectacle dans un grand magasin de Berlin. La transformation des habitudes de vie, la progression de la consommation de masse que suscite l’arrivée de ces premières grandes surfaces servent de sujet à cette parodie. L’intérêt des sujets abordés est qu’ils gardent encore toute leur actualité : acheter à tout prix, à bas prix, même si cela ne sert à rien... Développer la consommation et lutter contre l’inflation... en pleine crise de 29 ! La fable reste actuelle ! 2009, un siècle a presque coulé et la problématique reste la même... Voilà pourquoi ce divertissement grinçant magnifiquement mis en musique par Mischa Spoliansky mérite d’être découvert. Par ailleurs, le mythe de Marlène Dietrich dans une revue berlinoise avec ses effluves glamour en « prend un coup » ! En fait avec son amie et complice Margo Lion, elles collaborent à un spectacle « politique » qui pose à travers le genre « cabaret » des vraies questions sur la société de consommation... Imaginons Marlène chantant « L’Heure bleue », apparaissant belle et fraîche dans un costume léger, et qui fait dévier sa chanson en une sombre parodie du maquillage à outrance, comme une apothéose de l’apparence sur la vieillesse ! Les dernières années de la République de Weimar suscitent à la fois critiques, mais aussi hardiesses étonnantes... clairvoyance tragique coincée entre l’explosion du monde communiste et le rempart fasciste... culture brillante, sociale, ludique, consciente de ne rien empêcher, de tout voir lucidement... « C’est dans l’air », on n’y peut rien, la machine est en route... Comme le dit l’une des chansons de cette revue satirique : « Il faut vivre désentravé, de ce qui nous a piégé. Il deviendra évident que l'homme est trop encombrant ! » Olivier Desbordes </td></tr><tr><td class='texte'>Ce pourrait bien être le spectacle de la prochaine saison tant il rencontre l’actualité la plus immédiate de tous les Français, à savoir les conséquences de la crise financière mondiale. Et pourtant, il ne s’agit là que de la première française d’un spectacle de cabaret berlinois qui vit, sous le titre original, o combien prémonitoire, de C’est dans l’air (sic !), les débuts dans une revue d’une certaine Marlène Dietrich au côté de son amie française Margo Lion. La date ? Vous ne me croirez pas ! 1929 bien sûr. Il n’y a pas une virgule à changer au texte de Marcellus Schiffer d’une brûlante actualité pour peu que vous remplaciez « Grands Magasins » par « Grandes Surfaces»… Quant à la musique de Mischa Spoliansky, elle a donné beaucoup d’idées à un certain Boris Vian ! Lui connaissait, pas nous. Si un directeur de salle futé à Paris accueille cette revue satirique, il tient le succès de la saison, car il aura rencontré les préoccupations du plus large public. Mais, bien sûr, sur le mode comique. Car c’est le propre du cabaret berlinois d’être d’essence burlesque. C’est un peu notre bon vieux music hall avec ses chansonniers. Il mêle avec bonheur observation critique, cour de morale décalé, coq à l’âne à des tonnes d’humour. Tous ces 24 tableaux ne sont peut-être pas en eux-mêmes des chefs-d’œuvre impérissables, mais ils sont ici si bien traduits en français et scéniquement qu’on ne cesse pas de rire. Car tout le monde en prend pour son grade, clients, employés et patrons compris. La cruauté n’est pas absente de ces logiques poussées à leurs ultimes conséquences même les plus loufoques. Ce grand magasin est comme le chapiteau du grand cirque de la comédie humaine : tous des clowns ! A certains moments, on ne peut s’empêcher de songer au prologue de la Lulu d’Alban Berg. Mais la revue – genre oblige ! – dérape toujours à temps pour faire dérailler le train de la tragédie et le cabaret berlinois se contente d’être caustique, insolent, voire critique. Mais le clown a toujours une pirouette en réserve pour s’échapper derrière le rideau. Si je vous parle avec enthousiasme de cette revue, c’est que sa présentation atteint à un tel point d’équilibre dans la perfection entre ce que l’on voit et ce qu’on entend qu’elle exalte encore l’extrême actualité du sujet qu’elle aborde. Une huitaine de chanteurs jouent les Frégoli. N’ayant parfois pas assez de temps pour changer de costumes, ils doivent se contenter de les superposer, mais ces masques successifs eux-mêmes entrent dans la danse du spectacle : ils prennent un énorme plaisir à ce jeu pour nous donner du bonheur. Quant à la demi douzaine de musiciens perchés dans les cintres comme dans un cirque, ils sont plus vrais que nature dans ce répertoire frère de celui de Kurt Weil. Au clavier, le chef Dominique Trottein est stupéfiant de spontanéité : car tout ce délire est mesuré, millimétré et travaillé jusqu’à atteindre à la vraie liberté de l’artiste. Si vous cherchez l’antidote à la morosité ambiante et à la crise tout court, le voilà : ne vous en privez surtout pas ! Jacques Doucelin http://www.concertclassic.com/journal/articles/actualite_20090804_2714.asp En présentant le spectacle au public, le metteur en scène Olivier Desbordes insiste sur le fait qu’il s’agit de la première revue dans laquelle a joué Marlène Dietrich. Il insiste aussi sur le fait que les textes ont été traduits en français pour l’occasion, mais que rien n’a été modifié sur le fond. En fait, c’est en préparant Neues vom Tage (1929) de Paul Hindemith sur un livret de Marcellus Schiffer pour l’Opéra de Dijon que, sur les conseils de Pascal Huynh (auteur de La musique sous la République de Weimar), Olivier Desbordes en est venu à s’intéresser aux autres travaux de l’auteur. Et il est effectivement remarquable à quel point, dans La revue des Grands Magasins (Es liegt in der Luft, 1928), les textes de Marcellus Schiffer sont d’une efficacité parodique qui, par leur agencement, sont aussi d’une subtilité intrigante. Si le propos est effectivement déroutant par son actualité (valeurs personnelles liquidées par le consumérisme, monde insensé à force de rationalisations économiques), quatre-vingt ans plus tard, c’est la capacité d’une revue de music-hall à prendre en charge des thèmes récemment travaillés par les avant-gardes qui est peut-être la plus exemplaire. Car il est notable que les 24 tableaux sont composés dans un ordre thématiquement radical : si une mère de famille nombreuse n’a plus que les soldes pour s’encanailler, ses deux jumeaux oubliés finiront aux objets trouvés pour être recyclés en « enfants publicitaires », faute de pouvoir les laisser à l’entrée, comme les chiens. Quelques numéros étant justement donnés aux chiens, on comprendra que la cause animale ne peut rien avoir à faire dans un grand magasin qu’en révéler paradoxalement l’inhumanité. Au lieu d’en rester au cynisme des gérants, la revue présente une galerie de portraits moins cocasses qu’inquiétants : un client organise un enterrement de vie de garçon, il en veut rire pour son argent, rit grinçant de l’accueil qui lui est réservé au rayon farces et attrapes, peut toujours aller se demander si c’était bien le rire qu’il voulait acheter. Ainsi de suite, une mariée prête à sa robe les pouvoir d’un concours de vulgarité : puisque tous les hauts moments de la vie familiale se préparent au Grand Magasin, la revue tourne vite à la critique du modèle petit-bourgeois, en soulignant ce qu’un tel format d’épanouissement peut avoir d’illusoire, de dangereux et, qui plus est, de démocratiquement dégradé. La composition des tableaux (que la production de Saint-Céré a tenu à garder intacte), donne envie d’y chercher les lignes les plus radicales : l’éveil des babioles ou l’impossible dénégation du kitsch peut rappeler qu’en 1928, les readymades de Duchamp avaient tout juste 15 ans ; la chanson Quelque part épingle une locution emblématique de la mollesse et de la lâcheté ambiantes qui portent à dire n’importe quoi tout en s’infatuant au plus sérieusement, ce qui peut rappeler la poésie que Tzara écrivait dans les années 1920… Pour suivre l’hypothèse d’un cabaret post-dadaïste, on peut penser au Bébuquin de Carl Einstein, quand la demande de renseignements tourne au test d’érudition, le client cherchant à coller le vendeur avec des questions dignes de jeux télé, pour révéler un monde dans lequel l’expertise et même la recherche doivent être tellement absurdes quand elles sont ramenées à leur valeur marchande. Mais encore : le dialogue de sourds entre une cliente qui veut un piano à queue « confortable » et une vendeuse qui n’y reconnaît rien de ce qu’elle a en rayon, vire au débat sur l’inintelligibilité du monde moderne, de sorte que l’apparition d’un chanteur qui chuchote (comme « fellinisé » par Eric Perez), au-delà du caractère burlesque, rappelle combien le spectacle est une dangereuse politique quand, en plus, il arrête justement d’articuler et de nuancer. Ce serait le côté Fassbinder d’Olivier Desbordes : puisqu’il n’y a pas à s’extraire de la culture de masse, on ne pourra plus décrire le fascisme de l’extérieur. De l’avant-garde à l’art populaire, des passages de la scène lyrique au music-hall dans le Berlin des années 20 et de la complicité entre Olivier Desbordes et les chanteurs avec qui il a travaillé, on reconnaît dans la production et dans son souci de fidélité à l’ouvrage original, la revendication d’un militantisme qui n’a pas besoin d’en rajouter (d’où le retitrage : Berlin, années 20). Le tout se déroule dans une humeur grinçante, mais légère : la musique de Mischa Spoliansky est enlevée, avec des couleurs harmoniques qui rappellent Kurt Weill. Elle donne aux chanteurs la possibilité de passer d’un registre à l’autre, de changer de genre vocal en cours de tableau, tant la drôlerie n’est alors plus jamais détachable du terrible. Si les huit chanteurs n’arrêtent pas de changer de costumes et si les créations du Studio Fbg 22-11 renforcent ardemment l’effervescence générale qui règne dans le spectacle, nous faisons une mention spéciale pour la performance d’Eric Vignau qui, tant en agent d’accueil qu’en bébé ou service après-vente, a servi la revue avec un sourire et une gravité emblématiques. Berlin années 20 ! se termine par une démonstration par l’absurde comme un monde tout de commerce nous fait confondre l’essentiel et la valeur des choses quand, au bureau des échanges, un client vient pour échanger sa femme (justement rencontrée dans les rayons du Grand Magasin), tandis qu’un autre voudrait aller jusqu’à s’échanger lui-même… Pour dire, enfin, que les atermoiements des uns des autres sont pris dans une confusion plus générale ou comme il est dit dans l’air repris en finale : « Il y a dans l’air un esprit du temps, il y a dans l’air un chambardement ! » David Christoffel http://www.resmusica.com/article_7159_scene_lyrique_berlin_annees_20__saint-cere_un_cabaret_post-dada_de_la_crise_de_1929_a_nos_jours.html </td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>LA FLUTE ENCHANTEE </td></tr><tr><td class='texte'>Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart Livret d'Emmanuel Schilkaneder Chanté en allemand, parties parlées en français Création Festival de Saint-Céré 2009 Direction musicale : Joël Suhubiette / Dominique Trottein / Stéphane Giraud Mise en scène : Eric Perez Costumes : Jean Michel Angays et Stéphane Laverne Décors et lumières : Patrice Gouron Note d'intention de mise en scène, Eric Perez Un jeu !! Un jeu de construction, un jeu de rôles, un jeu d’épreuves Un jeu de couleurs, un jeu de lumières. Un jeu d’apparences, de transparences. Un jeu de piste, également, où il est aisé de se perdre, où il est aisé de se rencontrer, de s’aimer, de se quitter. La mobilité du décor, du costume. La gaieté. On se cache, on se déguise, on apparaît, on disparaît. On passe de la lumière à l’ombre, de la nuit au jour, de l’espoir au désespoir. On rit, on pleure. On veut vivre, on veut mourir. La mobilité des sentiments. On passe de la transparence à l’opacité. Transparence de l’innocence, de la légèreté, opacité du doute et de l’angoisse. Ils ont tout en main pour réussir le jeu de construction. Ils ont tout en main pour le détruire, pour le rater, pour rater leur vie. Le jeu peut devenir un piège, le décor : une prison. Comment réunir les différents éléments pour créer un bel ensemble ? un bel ouvrage ? Comment assembler les différentes parties de son être pour se construire solidement, sans aigreur et sans regret ? Comment prendre la bonne direction, ne pas se tromper à la croisée des routes ? Les héros de la Flûte ne sont pas seuls, les maîtres du jeu veillent, dans la joie, la complicité, l’amour. Ils sont constamment présents, pour les aiguiller, pour leur montrer les obstacles sur le chemin, pour leur apprendre à écouter le silence et les battements de cœur. Aiguiller, montrer mais ne jamais faire à leur place. Les héros de la « flûte enchantée » sont jeunes… Ce jeu-là est entre leurs mains qu’ils en fassent bon usage. Eric Perez, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>La nouvelle « Flûte enchantée » de Mozart mise en scène par Eric Perez joue la carte de la légèreté et de la jeunesse… Les instruments sous la direction vif-argent du chef Joël Suhubiette portent les chanteurs avec autant de délicatesse que d’efficacité et c’est de la distribution que viennent les joies d’un spectacle qui révèlent d’abord des natures et des voix hors du commun… Tous (les chanteurs) passent sans problème du français des dialogues parlés à l’allemand des airs et des ensembles. Beau travail des chefs de chant : chapeau ! Jacques Doucelin – Concertclassic Pour cette production … le Festival de Saint-céré a constitué un plateau de jeunes chanteurs. Et comme pour faire la boucle avec l’argument Eric Perez a conçu une mise en scène qui valorise justement la jeunesse des personnages … Il règne une légèreté générale qui permet à chaque passage de trouver ses subtilités propres… Marion Tassou fait une Pamina précise : quand elle chante ses doutes, après la visite à Tamino silencieux, sa ligne mélodique est lumineuse, son phrasé suspendu, poignant, juste ce qu’il faut. David Christoffel – Resmusica La production présentée est un véritable bonheur ; Eric Perez signe une mise en scène totalement réussie… La distribution totalement homogène nous surprend par la jeunesse des protagonistes, tous parfaitement impliqués et qui témoignent d’un vrai plaisir de faire de la musique… Le public est aux anges, à juste raison, cette « Flûte enchantée » est une réussite. Marc Laborde – Ut Mi Sol Si cette « Flûte enchantée » paraît si fraîche et jeune, on le doit aussi à une remarquable troupe de chanteurs dont la moyenne d’âge se situe autour de la trentaine, les niveaux d’expériences respectifs trouvant une heureuse correspondance dans les différents emplois de la distribution … Marion Tassou offre en effet le véritable miracle de la soirée, d’une perfection et d’une aisance surnaturelles. Simon Corley – Concertonet (Dans « La Flûte enchantée ») les personnages y sont haut en couleurs… les lignes musicales déployées par Mozart d’un raffinement extrême… Une technique aguerrie, un sens musical affirmé ainsi qu’une aisance à fouler les planches sont nécessaires pour triompher des pièges et des épreuves tendus à l’intérieur de ce bijou. Qualité dont sont pourvus tous les acteurs de ce projet ambitieux. Nicolas Grienenberger – Classique news Le metteur en scène Eric Pérez ne fait que mettre ses pas dans ceux de Mozart… Voici une « Flûte enchantée » pleine d’humanité, lisible comme une BD à la ligne claire. Elle semble promise à un bel avenir. François Cazals – La Dépêche du Midi </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA VOIX D'ALMA MAHLER</td></tr><tr><td class='texte'>Femme de caractère, muse de nombreux artistes, Alma Schindler épouse en 1902 Gustav Mahler qui lui interdit de composer. Elle composera tout de même. L'expressivité de ses lieder, la profondeur de sa musique aux envolées lyriques grandioses témoignent du tempérament de cette artiste à la force intérieure intacte. Chose rare, une comédienne, une chanteuse et un pianiste redonneront la parole à cette femme et une voix à cette artiste. Alma Mahler Pour comprendre la musique d'Alma Mahler, il faut s'arrêter quelques instants sur sa vie, et notamment sa vie sentimentale. Alma Mahler grandit dans un milieu privilégié à Vienne. Elle fréquenta quelques-uns des éminents personnages de Vienne, dont Klimt, le directeur de théâtre Max Burckhard ou le compositeur Alexander von Zemlinsky avant d'épouser en 1902 Gustav Mahler de vingt ans son aîné. En épousant Mahler, il était convenu qu'elle abandonnerait ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture. Frustrée, elle s'engagea dans une relation extra-conjugale avec l'architecte du Bauhaus Walter Gropius. Elle eut notamment une consultation avec le docteur Sigmund Freud au sujet des causes de l'échec de leur relation. Lorsque Mahler mourut en 1911, Alma épousa Gropius. Leur mariage fut cependant tumultueux. Pendant deux ans, Alma fut la maîtresse d'Oskar Kokoschka, qui peignit notamment sa fameuse toile La Fiancée du vent pour représenter leur amour. Effrayée par la passion qu'elle suscitait en lui, Alma quitta Kokoschka pour le romancier Franz Werfel, et se trouva enceinte de lui alors qu'elle était toujours mariée à Gropius. Elle divorça et épousa Werfel en 1929, mais leur enfant mourut prématurément. En 1938, Alma Mahler fuit l'Anschluss pour la France, et ensuite fuit la France pour les Etats-Unis. Après la mort de Werfel en 1945, elle vécut à New York où elle fut une actrice culturelle majeure jusqu'à sa mort en 1964. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>TISSEURS DE VENT</td></tr><tr><td class='texte'>Concert clarinette accordéon Programme du concert : Antonio Vivaldi "Concerto L'Estate" Jean-Sébastien Bach "Shootkabacha - Bach's Joke" César Franck "Prélude", "Fuge" et "Variation" Viatcheslav Semionov "Raphsodie Ukrainienne"&#8232;Olivier Urbano "Bethléem Doloris" Claude Nougaro "Vie violence" Richard Galliano "Il Viaggio" Michel Portal "Blow Up" Django Reinhardt "Minor Swing" Astor Piazzola "Libertango" Un duo d'enfer composé de deux musiciens, deux amis à l'énergie folle et à l'imagination débordante. Une clarinette et un accordéon pour entendre, découvrir et redécouvrir Vivaldi, Bach ou Django Reinhardt, Astor Piazzola et Claude Nougaro, temps forts de notre imaginaire collectif. Des chants et des danses puisant leur vérité et leur puissance dans un état d'urgence où chaque note est nécessaire. Une vison intime et libre, pour des moments musicaux chargés de mémoire, d'idéal, de révolte et d'émotions. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>ERIC&RIC/TRIPHASE </td></tr><tr><td class='texte'>Eric&ric avec Triphase Jeu de massacre Spectacle à partir de chansons des années 40 et 50 Eric Perez, Eric Vignau et l e trio Triphase : Batterie : Anne Pacéo Piano : Leonardo Montana Contrebasse : Joan Eche-Puig Collaborateur artistique : Olivier Desbordes Tenues de scène : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne Lumières : Patrice Gouron Coproduction Saison d'Hiver et Fondation la Borie en Limousin. Nous avons choisi de situer le spectacle autour du répertoire des chansons populaires de l'avant et après-guerre, de créer un lien entre le Prévert A ses débuts et l'existentialisme des cabarets des années 50. A partir des années 20, les rythmes de jazz apparaissent en Europe et nourrissent une nouvelle manière de faire de la chanson. VoilA pourquoi Eric Perez, Eric Vignau ont souhaité collaborer avec les membres du trio Triphase. Dans ce projet, la participation de cette formation de jazz ne se résumera pas au seul accompagnement. En effet, Anne Paceo, Leonardo Montana et Joan Eche-Puig, apporteront de nouvelles orchestrations et de nouveaux arrangements, constituant une démarche A la fois contemporaine et conforme A l'esprit de l'époque de création de chaque titre. Ils vont ainsi traverser une période troublée mais inventive, avant-gardiste, dérangeante, iconoclaste et subversive, où de grands noms, de grands poètes ont participé A ce genre populaire mais exigeant : Kurt Weill, Hans Eisler (musiciens dégénérés du 3ièmeReich), Henri-Georges Clouzot, Prévert, Francis Blanche, Boris Vian, Jean Cocteau, Jean Genet... pour arriver tout naturellement A Serge Gainsbourg... Ce projet est un parcours subjectif d'une période animée de l'envie de retrouver l'urgence de dire des choses essentielles, fortes, dérangeantes, une envie d'exprimer des sentiments complexes, qui interrogent, qui font évoluer, qui font rire ou pleurer, qui bouleversent. En résumé, une randonnée burlesque, décalée et grave A travers des artistes chahutés par l'histoire et qui A travers la chanson, genre mineur, ont fait évoluer la pensée du XXème siècle. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>LA BELLE DE CADIX </td></tr><tr><td class='texte'>Opérette de Francis Lopez Livret de Raymond Vincy et Marc-Clab Paroles de Maurice Vandair Direction musicale : Jérôme Pillement Mise en scène : Olivier Desbordes Chorégraphe : Bruno Pradet Costume : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne Décors, lumières : Patrice Gouron Orchestration : Thibault Perrine Danseurs de la compagnie Vilcanota Coproduction : Opéra de Dijon / Folies Lyriques, production déléguée Folies Lyriques Note d'intention de mise en scène Depuis la création de La Belle de Cadix, l'Espagne a connu la Movida, Carmen Maura, Almodovar, et bien entendu la liberté. C'est dans ce sens que j'ai monté cette Belle. Cette opérette est un univers de cartes postales, avec une vision de l'Espagne très touristique : c'est à partir de cet univers visuel que l'on a fait ce voyage en Espagne ! En regardant les boutiques de souvenirs avec tous ses stéréotypes, ses kitscheries, mais avec beaucoup d'amour et d'humour. Ce qui est encore très amusant, c'est la confrontation d'une équipe de cinéma " française " très française avec une Espagne très " espagnole ". Cela explique les choix que nous avons fait avec Patrice Gouron et Jean-Michel Angays d'opposer une imagerie très ringarde à une vraie Espagne profonde et colorée. Ce sont, de toutes les façons, ces confrontations qui créent un intérêt théâtral. Une équipe de cinéma plus proche de Max Pecas que de la Nouvelle Vague se trouve confrontée à nos belles espagnoles plus authentiques, plus libres. C'est l'amour de cette Espagne contrastée qui ressort de cette pièce, c'est la victoire des vraies gitanes ! Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>REQUIEM DE MOZART</td></tr><tr><td class='texte'>Requiem de Mozart et La Mère (Die Mutter) de Hanns Eisler et Bertolt Brecht Le Requiem de Mozart " Les compresses secouèrent si fort Mozart qu'il perdit connaissance jusqu'à ce qu'il trépassât. Son dernier souffle fut comme s'il voulait, avec sa bouche, imiter les timbales de son Requiem. Je l'entends encore. " Sophie Haibel, belle-sœur du compositeur. Mozart meurt avant d'achever son Requiem, seuls les deux premiers morceaux sont entièrement de sa main. Désir ultime de se rapprocher du divin pour cet homme à la moralité controversée et aux idées maçonniques, rien n'est moins sûr. Peu importe, Mozart, pressentant sa propre fin nous a laissé une œuvre majestueuse et puissante, un chef d'œuvre incontournable. La Mère de Bertolt Brecht. Musique de Hans Eisler. version concert Dans cette pièce dite d'apprentissage, Brecht use de l'ironie, de la proclamation de vérités, et d'une construction dramatique révélant les comportements humains pour montrer que les choses peuvent changer et que le sens commun peut vaincre les peurs et les superstitions. La pièce présente une critique du capitalisme du point de vue de ceux qui sont obligés, comme le dit Brecht " de vivre sous ce système qui les écrase. " Hanns Eisler, musicien politiquement engagé, a évolué dans le Berlin des années 20 et dans son effervescence artistique. Attiré par le théâtre et le cinéma, il y fit valoir ses talents de propagandiste avec ses Massenlieder, ses cantates, ses musiques de film et ses balades sur des textes de Bertolt Brecht, avec lequel il collabora longtemps. Sa musique, portant toujours un message engagé, prend des formes populaires. Elle est inspirée du jazz et du cabaret. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>ERIC&RIC/TRIPHASE</td></tr><tr><td class='texte'>Eric&ric avec Triphase Jeu de massacre Spectacle A partir de chansons des années 40 et 50 Eric Perez, Eric Vignau et l e trio Triphase : Batterie : Anne Pacéo Piano : Leonardo Montana Contrebasse : Joan Eche-Puig Collaborateur artistique : Olivier Desbordes Tenues de scène : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne Lumières : Patrice Gouron Coproduction Saison d'Hiver et Fondation la Borie en Limousin. Nous avons choisi de situer le spectacle autour du répertoire des chansons populaires de l'avant et après-guerre, de créer un lien entre le Prévert A ses débuts et l'existentialisme des cabarets des années 50. A partir des années 20, les rythmes de jazz apparaissent en Europe et nourrissent une nouvelle manière de faire de la chanson. VoilA pourquoi Eric Perez, Eric Vignau ont souhaité collaborer avec les membres du trio Triphase. Dans ce projet, la participation de cette formation de jazz ne se résumera pas au seul accompagnement. En effet, Anne Paceo, Leonardo Montana et Joan Eche-Puig, apporteront de nouvelles orchestrations et de nouveaux arrangements, constituant une démarche A la fois contemporaine et conforme A l'esprit de l'époque de création de chaque titre. Ils vont ainsi traverser une période troublée mais inventive, avant-gardiste, dérangeante, iconoclaste et subversive, où de grands noms, de grands poètes ont participé A ce genre populaire mais exigeant : Kurt Weill, Hans Eisler (musiciens dégénérés du 3ièmeReich), Henri-Georges Clouzot, Prévert, Francis Blanche, Boris Vian, Jean Cocteau, Jean Genet... pour arriver tout naturellement A Serge Gainsbourg... Ce projet est un parcours subjectif d'une période animée de l'envie de retrouver l'urgence de dire des choses essentielles, fortes, dérangeantes, une envie d'exprimer des sentiments complexes, qui interrogent, qui font évoluer, qui font rire ou pleurer, qui bouleversent. En résumé, une randonnée burlesque, décalée et grave A travers des artistes chahutés par l'histoire et qui A travers la chanson, genre mineur, ont fait évoluer la pensée du XXème siècle. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>SOIREE ESPAGNOLE</td></tr><tr><td class='texte'> Cantares, soirée espagnole Programme du concert : Falla "7 Canciones populares" Extraits de cycles de mélodies de Turina, Granados, Rodrigo, Garcia Lorca "Airs de Zarzuela" de Chapi et Luna Pièces pour guitare seule d'Albeniz Une guitare et une voix au timbre chaud et coloré pour revisiter les chants et danses traditionnels d'Espagne. Chansons populaires de Falla, mélodies de Turina, Granados, Rodrigo, Garcia Lorca ou musique d'Albeniz. Musique aux accents de flamenco, de Zarzuelas et de cante jondo. Des chants profonds et des mélodies envoûtantes qui font la grandeur de cette musique populaire faite de rêve et de rythme. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>CARMEN ARABO ANDALOUSE</td></tr><tr><td class='texte'>D'après l'opéra de Georges Bizet et la nouvelle de Prosper Mérimée Direction musicale : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Assistant à la mise en scène : Eric Perez Costumes, décors et lumières : Patrice Gouron Conception musicale et orchestration : Marie-Claude Arbarétaz et Youssef Kassimi Jamal à partir de l'opéra de Bizet Musique orientale composée par Youssef Kassimi Jamal Arrangements dramaturgiques : Olivier Desbordes Production créée en 2000 à l'Institut français de Marrakech avec l'aide du SCAC de l'ambassade de France à Rabat et de Culture France (AFAA). Note d'intention de mise en scène " Pourquoi une Carmen arabo-andalouse ? " Il y a, dans la nouvelle de Mérimée et dans la musique de Bizet, une brutalité et des ombres qu'il me semble intéressant de mettre en relief. Il ne s'agit donc pas d'être infidèle à l'opéra de Bizet, mais plutôt à l'imagerie traditionnelle qui imprègne cet opéra. Réorchestrer la partition en cherchant l'essentiel, réécrire les parties parlées à partir de la nouvelle de Mérimée, c'est avant tout chercher une vérité. Il y a, dans les tonalités et les sonorités des instruments arabes, un lien fort avec les différents thèmes de Bizet. Il y a aussi, dans ces danses populaires, dans ces diseurs de bonne aventure une ambiance telle qu'on aurait pu l'imaginer à Corduz au XIIe siècle, âge florissant de l'art arabe. Alors, pourquoi ne pas imaginer une Carmen allant de l'Atlas ou du Rif vers le sud de l'Espagne, région qui a tant de parenté avec celle de Tanger. Chacun y retrouvera tout ce qu'il aime dans Carmen, mais, à partir de cela, on y découvrira une vision plus humaine et plus rugueuse des personnages. L'espace scénique réduit participera à une concentration sur ces personnages et leurs drames. Les spectateurs, en cercle autour de la scène, participeront à cette corrida ritualisée. L'intimité créée par les lieux et par l'orchestration nous mettra face à l'indestructible désir de liberté de Carmen, à l'insoutenable descente aux enfers de Don José… Malgré la mort, l'impératif besoin de vivre jusqu'au bout sa vérité. Le mixage de trois cultures, française, andalouse et arabe, participe à cette recherche, car le même son ou la même parole en français ou en arabe reflète une unité des sentiments humains au-delà des différences culturelles. Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'>" Opéra Eclaté s'empare de Carmen et rend à ce classique ringardisé toute sa lascivité et son émotion festive ". Pascal Huynh, les Inrockuptibles " Un spectacle étonnant et plein de poésie. Olivier Desbordes réussit une prouesse avec une formation aussi restreinte. " Le Figaro Magazine " Les mariages inattendus de l'accompagnement musical débouchent sur des propositions passionnantes. Carmen gagne ainsi en authenticité ce qu'elle perd en fidélité immédiate, mais Carmen, on le sait bien, n'était pas née pour rester fidèle... " Pierre Cadars. Opéra Magazine " Le troisième acte s'ouvre sur une magnifique improvisation signée Youssef Kassimi Jamal. Le passage de la tradition modale arabe à la gamme par tons des instruments occidentaux s'effectue avec une grande délicatesse. " Jacques Doucelin, Le Figaro " L'opéra Carmen donné par la compagnie française Opéra Eclaté à la grande salle de la préfecture de Fès fut tout simplement la grande consécration de formes musicales mêlées. Les danses populaires lascives dans un éclairage clair-obscur conféraient à cet opéra une ambiance intimiste de sérail et une vision plus humaine. " Le Matin du Sahara et du Maghreb</td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>CONCERT JUDEO ARABE</td></tr><tr><td class='texte'>Entre Avérroès et Maïmonide Deux philosophes naissent au XIIe siècle à Cordoue en Andalousie sous le règne d'une reine arabo-musulmane. L'un est musulman, l'autre est juif et tout deux de culture arabe. Averroès meurt à Marrakech et Maimonide à Fostat, l'actuel Caire. Les juifs vivant en terre d'islam, faisant partie des gens du livre issus des trois religions monothéistes, bénéficiaient de protection et de liberté. Et, pendant des périodes où des régimes religieux radicaux classaient la musique parmi les choses illicites relevant du péché, les juifs pouvaient pratiquer librement leur religion. Or, à aucun moment, les juifs n'ont considéré la musique comme illicite. Ainsi, ils ont été à maintes reprises des protecteurs et conservateurs d'une partie du patrimoine musicale arabe. Tout comme les philosophes Averroès et Maimonide, la musique judéo-arabe a connu une destinée riche et marquée par l'exil, le voyage, le métissage qui ont fait qu'il est parfois difficile, voire impossible de distinguer la musique arabe de la musique juive. Ce concert sera une sorte de synthèse de ces destinées en voyageant entre musique andalouse, chants séfarades, chansons populaires et musique classique orientale. En somme, des musiques de joie et de nostalgie. Chant de paix ou chant de guerre, nous verrons bien à la fin du concert. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>MELODRAMES DE LISZT</td></tr><tr><td class='texte'>Mélodrames Musiques de Liszt et Wagner, dit par Michel Fau Programme du concert : Franz Liszt Trois Mélodrames : "Le Moine Triste", "L'Amour du Poète qui est mort" et"Le Chanteur Aveugle" et "Cinq pièces pour piano" Franz Liszt et Richard Wagner Mélodrames / Montage Hommage à Richard Wagner Textes de Gabriele d'Annunzio, Olivier Py et Richard Wagner "La Mort d'Amour d'Isolde" Traduction française. Imaginons un salon typique du 19e siècle, on y vient entendre en habit de soirée et robes élégantes des artistes donnant première audition d'une œuvre ou interprétant les derniers succès à la mode. Le décor est dressé pour entendre trois rares mélodrames de Liszt, des pièces pour piano du même auteur et des mélodrames écrits par Liszt et Wagner. Voix et piano s'entremêlent, le texte est déclamé, la musique, sans se faire servante du texte, entoure la parole, la précède, la reprend, la prépare ... Elle ouvre des espaces de rêve. Le défi est de faire coexister texte et musique pour créer un objet sonore unique, souple et fascinant. Ce concert permettra une nouvelle fois de retrouver Michel Fau et ses interprétations extravagantes et talentueuses. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>LA BOHEME </td></tr><tr><td class='texte'>Opéra de Giaccomo Puccini Livret de Giacosa et Illica d'après Th. Barrère et H. Murger Version française de Paul Ferrier créée à l'Opéra Comique en 1898 Direction musicale : Dominique Trottein Mise en scène : Olivier Desbordes Assistant à la mise en scène : Damien Lefèvre Costumes, décors et lumières : Patrice Gouron Chef de chant : Corine Durous Note d'intention de mise en scène La Bohème se classifie, par sa forme, dans la catégorie opéra " dialogué " et " théâtral ". Il est de ce fait essentiel de travailler tant sur la compréhension du texte parlé que des dialogues chantés. Voici pourquoi, nous avons choisi de proposer la version française de Puccini, créée en sa présence en juin 1898, à Paris, à l'Opéra Comique. Cet opéra de nuances des sentiments, d'une multitude de petits détails de la vie quotidienne, qui en font son charme et sa mélancolie, s'inscrit à part dans le répertoire de l'époque. Il s'intéresse à des gens modestes, à une intrigue modeste, à des vies modestes…. Et en fait une superbe tragédie de l'amour dans le quotidien… une initiation à la vie… et ses multiples embûches…. C'est donc et je crois pour Puccini aussi, à partir de la vie de ces quatre jeunes plein d'espérances en l'avenir que les petits gestes quotidiens, les modestes rencontres, les espoirs, les illusions, la dérision vont constituer un tout " impressionniste " qui ressemble à la vie. La découverte de l'amour, de la mort, de l'abandon, des difficultés de la vie feront dire à Puccini au moment où il achèvera l'une de ses œuvres majeures : " Nous avions l'impression d'avoir perdu notre jeunesse. " Ces " détails " ne pouvaient pas nous échapper... Tel est le sens du travail que nous allons mener dans ce projet… et, à travers le temps, regarder nos illusions perdues dans le miroir que nous tend Puccini. Olivier Desbordes, metteur en scène </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>SOIREE CHOPIN</td></tr><tr><td class='texte'>Programme du concert : Sonate pour violoncelle et piano, opus 65 Allegro moderato ; Scherzo : Allegro con brio Largo ; Finale : Allegro Nocturne en mi bémol, mazurka en la mineur, prélude en mi mineur Transcriptions pour violon et piano Concerto numéro 1 en mi mineur, opus 11 Allegro maestoso ; Romance : Larghetto ; Rondo : Vivace Transcription pour piano solo et quatuor à cordes En cette année 2010, nous célébrons le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin. Ainsi, nous vous proposons d'entendre de grandes oeuvres du compositeur, dont une écrite en pleine jeunesse et l'autre à la fin de sa courte vie. Une soirée pour redécouvrir quelques pages poétiques de l'artiste, transcrites pour piano et violon ou quatuor à cordes. Un nocturne, une mazurka, un prélude, une sonate ...</td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>Kurt Weill 6 et 7 novembre</td></tr><tr><td class='texte'>Vendredi 6 novembre 2009. Salle Saint-Martin Souillac 20h30 Samedi 7 novembre 2009. Theatre de l'Usine, Saint-Cere 20h30 De l'Allemagne aux USA De Brecht a Broadway Chant : Eric Perez et Sarah Laulan Piano : Dominique Trottein Kurt Weill qui fait parti de ces musiciens juifs donc désignés comme “dégénérés” par les nazis, a été obligé de s enfuir d’Allemagne en mars 1933. Collaborateur de Brecht pour de nombreux chefs d oeuvres comme l Opéra de Quat sous, Mahagonny, il passe à Paris 2 années où il composera en français de nombreuses chansons notamment pour la pièce Marie Galante, il y sera accueilli lors de son premier concert sous les quolibets des musiciens français nationalistes et antisémites. Enfin, il part pour les Etats-Unis où il finira sa carrière à Broadway enchainant de nombreux succès de comédie musicale. Kurt Weill fût témoin des grandes tragédies du 20ème siècle, sa musique a de remarquable et d unique qu'elle est “une musique pour tout le monde... mais comme ne fait pas tout le monde...”(Jean Wiener) et qui s intéresse aux problématiques de l homme ! </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>Quartet Emile Parisien</td></tr><tr><td class='texte'>ATTENTION CHANGEMENT DE DATE Ce concert initialement programmé le samedi 21/11 aura lieu LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE A 18 H AU THEATRE DE L'USINE Saxophone : Emile Parisien Piano : Julien Touéry Contrebasse : Ivan Gelugne Batterie : Sylvain Darrifourcq Coproduction avec la Fondation La Borie/Jazz en Limousin “Victoire du Jazz 2009” Le quartet d’Emile Parisien est l’une des formations émergentes les plus excitantes du moment. Depuis 2004, ces jeunes musiciens étonnent par leur fougue et leur maturité. Leurs prestations remarquées lors d’importants festivals (Marciac, Toulouse, Bayonne, Limoges...) et dans différents clubs parisiens (Duc des Lombards, Sunset, La Fontaine...) ont suscité l’intérêt du public comme de la critique, conquis par la complicité, l’engagement et l’énergie dont ils font preuve sur scène. Pour la sortie de leurs deux disques Au revoir porc-épic et Original Pimpant (Laborie Jazz / Naïve), la presse nationale et spécialisée leur a réservé un très bel accueil, des récompenses, des distinctions, signe qu’on attend de ce quartet un parcours artistique long et fructueux. </td></tr><tr><td class='texte'>Les quatre complices ont digéré leurs musicales respectives, pour forger un discours des plus personnels. Moirure mouvante des couleurs, audaces harmoniques, lyrisme patiemment contenu pour exploser en catharsis libératrice. L’expérimentation frémit au bout de leurs doigts. Ici, un bruissement évocateur, là une flambée de free qui met le feu aux poudres. Soudain, la mélodie ressurgit, à la manière d’une source souterraine inespérée, qui se libère du magma et dispense sa fraîcheur… » Présentation festival Jazz in Marciac par FARA C, août 2008 Ils offrent des compositions originales, souvent collectives, ingénieuses, infiniment sensibles, superbes. L'Humanité Curieux, passionné, drôle, vif, séducteur, blagueur. Ce disque, Au revoir Porc-Epic, témoigne de son haut niveau actuel de créativité, d’originalité et de maturité. Pierre-Henri Ardonceau, Jazz magazine </td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>Gloire a la vertu !</td></tr><tr><td class='texte'>Theatre de l'Usine, Saint-Cere. 20h30 Michel Fau lit : Le Rosier de Mme Husson de Maupassant Piano : Corine Durous Cree à l’Opéra Comique/Paris De même que Maupassant se donne quelques pages pour dépeindre toute une société, Michel Fau déploie seul en scène la galerie des figures de cette comédie humaine en miniature. Quand l’acteur se fait portraitiste virtuose. </td></tr><tr><td class='texte'>extraits de presse</td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>Mcbeth and Lady</td></tr><tr><td class='texte'>Theatre de l'Usine, Saint-Cere. 20h30 D'apres Shakespeare Macbeth : Olivier Copin Lady Macbeth : Aurélia Marceau Le passeur, le narrateur et le criminel : Christophe Seval Les lecteurs anglais : Carol et Douglas Lamont Mise en scène et réalisation : Anne Sicco Compagnie l’Oeil du Silence Macbeth, chevalier haut gradé, croise des sorcières qui lui prédisent qu’il sera roi. Avant même d’avoir revu sa femme, il assassine son souverain pour accéder au trône. Il devient un tyran déchiré et illuminé que la soif de puissance absolue et de révélation dans la mort mènera à sa perte : son royaume s’effrite, la plupart de ses sujets rejoignent la rébellion ; à sa cour ne restent que ses pleutres, les flagorneurs et les arrivistes de triste envergure… </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>Epitre aux jeunes acteurs</td></tr><tr><td class='texte'>Theatre de l\'Usine, Saint-Cere. 20h30 John Arnold Samuel Churin Décor, costumes et maquillages : Pierre-André Weitz Coproduction centre dramatique national d’Orléans, Théâtre le Pont du Jour - Lyon. Producteur délégué : Odéon-Théâtre de l’Europe. Texte et mise en scène Olivier Py En quelques pages seulement, Epîtres aux jeunes acteurs condense assez magiquement toute la pensée qu’Olivier Py n’a cessé de déplier, au fil de ses épopées théâtrales. Et le tour de force est d’autant plus remarquable que cet essai philosophique ne renonce pas pour autant à prendre une forme théâtrale. Cette double appartenance, scénique autant que théorique, fait d’Epître un viatique à usage des nouvelles générations, artistes et poètes de demain. “Il y a dans l’entreprise, ambitieuse et blagueuse, tout ce qui fait l’art d’Olivier Py. Il ne prend pas la pause mais il sait ce qu’il a à dire. L’essentiel de cette adresse est portée par John Arnold, interprète au jeu dense, profond, à la personnalité très forte. Grave et malicieux à la fois, il est exactement accordé à l’esprit de ce texte et lui donne un supplément de grâce et de mystère en même temps.” </td></tr><tr><td class='texte'>extraits de presse</td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>Diner Tzigane</td></tr><tr><td class='texte'>Theatre de l'Usine, Saint-Cere. 20h Violon tzigane : Ludovic Passavant Accordéon : Anthony Millet Repas proposé par Côté Jardin Ambiance de fête préparée par Patrice Gouron Un dîner de charme comme à Budapest avec les musiciens qui jouent entre les tables ! Un moment à partager bercé par les sanglots du violon et les soupirs mélancoliques de l’accordéon, et parfois surpris par l’envie de danser sur un rythme qui s’endiable. Une soirée pour se retrouver au coeur de l’hiver dans la chaleur des cabarets embrumés. Menu du repas : Assiette Baltique : Hareng, Saumon fumé, pomme de terre tiède, crème et blinis. Goulasch et ses légumes Surprise à la Vodka Dessert Un bouteille de vin pour 4 personnes </td></tr><tr><td class='texte'>extraits de presse</td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>nouvelle edition en ligne en mars 2010</td></tr><tr><td class='texte'>Nous sommes en train de concevoir l'édition 2010 du Festival Elle sera en ligne courant mars 2010. </td></tr><tr><td class='texte'>extraits de presse</td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>Paul Lay Trio 5 et 6 mars</td></tr><tr><td class='texte'>Vendredi 5 mars 2010. Palais des Congrès. Souillac. 20h30 Samedi 6 mars 2010. Theatre de l'Usine, Saint-Céré. 20h30 Piano : Paul Lay Contrebasse : Simon Tailleu Batterie : Elie Duris Coproduction avec la Fondation La Borie/Jazz en Limousin Premier prix soliste au Concours National de Jazz de La Défense en 2008, Paul Lay s’engage dans l’univers déjà bien rempli des pianistes... mais là encore on perçoit ce qui va faire la différence, ce qui nous amène à distinguer la technique de l’âme, l’exécution de l’émotion. Nouvelle signature du Label Laborie Jazz, Paul Lay tient a passer par l’épreuve du trio dans son format classique avant d’amener son futur public vers d’autres horizons, Into The Lines est sa seconde passion, son deuxième cercle où la configuration saxophone alto / trombone / piano fait merveille... mais doucement pas tout, tout de suite... </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'><tr><td class='bold'>Miniature du 15 au 19 mars</td></tr><tr><td class='texte'>Lundi 15 mars 2010. Sousceyrac. Foyer rural Mardi 16 mars 2010. Cornac. Salle polyvalente Jeudi 18 mars 2010. Theatre de l'Usine, Saint-Cere. Vendredi 19 mars 2010. Palais des Congrès Souillac Pour toutes ces dates : une représentation en temps scolaire une représentation tout public à 19h Public familial Duree 1 heure Spectacle de Stephanie Aubin avec en alternance : Marion Ballester Miléna Gilabert Vincent Druguet Yan Raballand Frédéric Seguette Production Le Manege de Reims Tournee et formation realisee avec l'ADDA du Lot Avec la participation d’ART’ZIMUT et ÉVIDANSE et en projet avec les communautés de communes du Pays de Saint-Céré, Céré et Dordogne, du Pays de Sousceyrac et du Pays de Souillac. Qu’est-ce que la danse ? Comment fabrique t-on une chorégraphie ? Deux interprètes - un garçon, une fille - joignent le geste au mouvement et mènent l’enquête avec la complicité des enfants. Miniature, c’est comme une histoire dansée où l’on ne s’intéresserait pas tant au dénouement qu’aux mille et un scénarios qui y mènent par le jeu des infinies combinaisons entre le corps, l’espace, la musique et les lumières... </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #FFFFFF'><tr><td class='bold'>ERIC&RIC/TRIPHASE</td></tr><tr><td class='texte'>Eric&ric avec Triphase Jeu de massacre Spectacle à partir de chansons des années 40 et 50 Eric Perez, Eric Vignau et le trio Triphase : Batterie : Anne Pacéo Piano : Leonardo Montana Contrebasse : Joan Eche-Puig Collaborateur artistique : Olivier Desbordes Tenues de scène : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne Lumières : Patrice Gouron Coproduction Saison d'Hiver et Fondation la Borie en Limousin. Nous avons choisi de situer le spectacle autour du répertoire des chansons populaires de l'avant et après-guerre, de créer un lien entre le Prévert A ses débuts et l'existentialisme des cabarets des années 50. A partir des années 20, les rythmes de jazz apparaissent en Europe et nourrissent une nouvelle manière de faire de la chanson. VoilA pourquoi Eric Perez, Eric Vignau ont souhaité collaborer avec les membres du trio Triphase. Dans ce projet, la participation de cette formation de jazz ne se résumera pas au seul accompagnement. En effet, Anne Paceo, Leonardo Montana et Joan Eche-Puig, apporteront de nouvelles orchestrations et de nouveaux arrangements, constituant une démarche A la fois contemporaine et conforme A l'esprit de l'époque de création de chaque titre. Ils vont ainsi traverser une période troublée mais inventive, avant-gardiste, dérangeante, iconoclaste et subversive, où de grands noms, de grands poètes ont participé A ce genre populaire mais exigeant : Kurt Weill, Hans Eisler (musiciens dégénérés du 3ièmeReich), Henri-Georges Clouzot, Prévert, Francis Blanche, Boris Vian, Jean Cocteau, Jean Genet... pour arriver tout naturellement A Serge Gainsbourg... Ce projet est un parcours subjectif d'une période animée de l'envie de retrouver l'urgence de dire des choses essentielles, fortes, dérangeantes, une envie d'exprimer des sentiments complexes, qui interrogent, qui font évoluer, qui font rire ou pleurer, qui bouleversent. En résumé, une randonnée burlesque, décalée et grave A travers des artistes chahutés par l'histoire et qui A travers la chanson, genre mineur, ont fait évoluer la pensée du XXème siècle. </td></tr><tr><td class='texte'></td></tr><tr><tr style='background-color : #f7f7f7'></body> </html>