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| LE ROI CAROTTE |
Opéra féerique et parodique en quatre actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Victorien Sardou.
Opérette féerique de Jacques Offenbach, Le Roi Carotte n'en développe pas moins une féroce parodie du pouvoir, une critique de l'actualité de son (notre) époque qui n'est pas sans rappeler Ubu Roi (Alfred Jarry), Le Dictateur (Charlie Chaplin), Citizen Kane (Orson Wells).
Pourquoi monter cet ouvrage ? Indéniablement et comme souvent chez Offenbach, l'oeuvre, miroir des enjeux de tous les pouvoirs, est (et reste) en phase avec les " figures " de notre temps. Offenbach, au lendemain de la guerre de 70, règle ses comptes avec le pouvoir impérial qu'il a parodié pendant des décennies ? Avec Victorien Sardou, il y charge le trait et caricature avec verve, la politique, le pouvoir, les rois, les mythologies. Tous deux s'amusent avec nos références enfantines, nos contes de fées, nos étonnements. Re-créer cet ouvrage ... c'est comme retrouver de vieux films de Méliès et s'amuser à mettre en relief ce jeu de massacre du pouvoir.
Cette comédie est construite comme une suite de scènes de genre, alibis à une jubilation parodique. Loin des personnages psychologiques et plus près d'archétypes que nous sortirons de nos univers fantasmatiques et aussi quotidiens... Le Roi Carotte est un conte fantastique plein d'humour ... Le pouvoir y gonfle les grenouilles de vanité jusqu'à l'explosion. Une guerre des rois n'est-elle pas aussi la parabole d'une campagne électorale ? Heureusement pour nous, les fées, bonnes et mauvaises, veillent sur cette histoire burlesque qui n'est pas loin de faire penser à un Magicien d'Oz réalisé par deux maîtres en la matière, toujours prêts à se moquer du monde, de tout le monde !
Pour sauver les finances de son royaume, Fridolin XXIV, doit épouser une riche héritière, Cunégonde. Dans le grenier de la sorcière Coloquinte, Rosée du soir, emprisonnée depuis dix ans, réussit à s'évader, grâce à l'aide de Robin Luron. Coloquinte furieuse veut détrôner Fridolin. Par ses sortilèges, elle fait surgir le Roi Carotte et lui permet de chasser Fridolin de son trône. Condamné à l'exil ! ... Entouré de ses fidèles, Truck, Pipertrunck, Rosée du soir et Robin Luron, il voyagera à Pompéi, aux pays des fourmis, des abeilles et autres insectes pour tenter de reprendre sa couronne. |
" Spectacle virtuose et insolent ! " 20 minutes Toulouse
" Un petit joyau d'insolence critique (...) Olivier Desbordes a modifié le livret en transformant les diatribes originelles contre Napoléon III et sa clique en traits caractéristiques contre Nicolas Sarkozy, le couple Chirac, les éléphants du PS ... il a réussi à en reconduire le charme récréatif. "L'humanité
"Le burlesque est le monde d'Olivier Desbordes, il y est souverain et sa troupe avec lui." Pam Loisirs
"Critique des dérives et tares du temps chantés sur un rythme endiablé"
"Une Carla ici ou un "travailler plus" là. Façon de rappeler que de loin en loin, l'Histoire aime toujours autant se moquer des crédules, leur faire prendre une petite carotte pour un gros légume." La Dépêche du Midi
" Une opérette féerique pleine d'humour où l'infâme carotte tyrannise ses ouailles. " Télérama
" Le Roi Carotte, c'est pas un navet ! (...)
Comment l'usurpateur Carotte, après avoir épousé Cunégonde, supprimé le gouvernement sur un coup de tête, mais permis aux notables de faire un footing avec lui, sera-t-il secondé par le peuple des fourmis, mais vaincu par celui des abeilles ? (...) L'adaptateur metteur en scène Olivier Desbordes a truffé le livret d'allusions superfines à notre politique actuelle " Balladurium, Mitterrandium, Chiracium, mysterium " avec participation de la duchesse Bernadette et tutti quanti, nous éberluant un peu plus. " Le Canard Enchaîné
" Olivier Desbordes .... déborde d'imagination dans sa mise en scène " féerique et parodique ". (...) On est plié de rire quand un courtisan chante qu'il faut ménager la chèvre et le chou, et quand le souverain tyrannique, qui est tout petit et entonne " pour maintenir l'ordre, empêcher qu'ils mordent, muselons-les ". (...) En habillant habilement le texte de quelques clins d'oeils, et en soignant les costumes, Olivier Desbordes a fait de ce monument de l'opérette une œuvre moderne tordante. " Marianne |
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| UN BARBIER DE SEVILLE |
D’après l’opéra en deux actes de Giacomo Rossini Chanté en italien Récitatifs remplacés par des extraits de la pièce de Beaumarchais
Note d'intention de mise en scène : Le Barbier est encore une farce, la pièce est un prologue aux Noces de Figaro, elle annonce la complexité des personnages, elle met en place des archétypes, elle place des perspectives. Mais elle les garde dans un moule qui rend hommage à la comédie del. arte ! C’est un peu comme si la complexité était menée par des jeunes qui n’ont pas encore reçu les égards que le temps se charge de nous rappeler. Cette impertinence de ces personnages qui rient aux dépens de Bartolo, le « vieux » c’est le sens du travail. Ce Barbier est une confrontation de génération, entre d’un côté Bartolo qui aime « très mal » mais sincèrement et des jeunes qui aiment l’état de séduction et ses péripéties, comme un apprentissage. Comme Molière, on s’amuse toujours des malheurs des autres, et la fable est toujours plus belle si le malheur est réel. Donc une maison fermée, une rue, une échelle ! le décor est tracé pour la comédie ! Rossini a compris, sa musique ludique l’est souvent jusqu’à devenir une incantation tourbillonnante qui enivre et déséquilibre, confronte à celle-ci le texte de Beaumarchais, fait feu de tous bois dans une langue superbe ! Les deux ensembles se complètent dans une alternance endiablée de mots et de notes ! Olivier Desbordes
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« C'est une des plus exquises soirées auxquelles on puisse assister ces temps-ci. La savoureuse harmonie entre théâtre et musique à laquelle est parvenue le père du tournedos flambe grâce aux arrangements musicaux de Dominique Trottein et à Olivier Desbordes qui a substitué malicieusement le texte original de Beaumarchais en lieu et place des récitatifs de Rossini: c'est vif, insolent, mordant à souhait. » concertclassic.com. juillet 2008
« Un feu d'artifice de traits d'esprit. Dira-t-on assez qu'une telle création peut offrir au public le plus rétif à l'art lyrique une délicieuse soirée, une médecine contre la déprime ambiante? La plaisante musique de Rossini, pétillante, virevoltante, se met à l'unisson de réparties impertinentes. » La Dépêche du Midi, août 2008
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| CABARET CLANDESTIN |
| Eugène Pottier, auteur de l'Internationale
Olivier Copin
Aurélia Marceau
Christophe Seval
Anne Sicco : mise en scène
Christophe Seval : création musicale
À Paris au printemps 1871, la Commune, « première insurrection prolétarienne autonome » selon Karl Marx est écrasée dans la violence lors de la semaine sanglante.
En 2006, Anne Sicco crée le Cabaret Pottier, en hommage à ce Communard rendu célèbre par son poème l’Internationale. C’est un cabaret populaire et d’idées, dans la tradition des goguettes et des « bistroquets », ces lieux publics souvent clandestins où les idéologies révolutionnaires germaient.
Les poètes chantant du pavé, poètes des barricades comme Louise Michel ou Victor Hugo, y raillaient la politique, dénonçaient les injustices et se faisaient les portes paroles des laissés-pour-compte de la société du XIXie siècle. |
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| LA TRAVIATA |
| Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi
Livret de Piavé d’après La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils.
Production créée lors du Festival de Saint-Céré 2007.
Direction musicale : Dominique Trottein
Mise en scène : Olivier Desbordes
Décors, costumes et lumières : Patrice Gouron
Note d'intention de mise en scène, Olivier Desbordes
La Traviata : le drame discret de la Bourgeoisie ! Il est frappant de noter qu’au 19e siècle la notion de plaisir sexuel est liée à l’infidélité. Mais que cette infidélité à la cellule familiale est une sorte de fidélité à celle-ci, puisque ce même plaisir est organisé de manière à n’être pas structurellement dangereux pour la cellule familiale. En effet, le milieu des « Traviata » n’est pas épousable, il ne correspond pas aux valeurs domestiques, il se surajoute comme une gourmandise « interdite » mais tolérée. La société bourgeoise se structure sur deux pôles : la morale stricte, la religion qui cadre, la reproduction et les alliances qui confortent les « rentes-FCP » et l’avenir, et - en face - le plaisir immédiat, sans perspectives, sans enjeux, sans prudence, sans humanisme. Ce plaisir est un peu comme le RMI garanti des belles filles du peuple, mais tant qu’elles sont belles et jeunes ! Bref on n’épouse pas la bonne, si belle soit-elle, on en profite sans vergogne et on la laisse… Le plaisir ne fait pas partie de la vie familiale, le plaisir ne fait, en aucun moment, partie de la religion : le bonheur est sage, bien repassé, amidonné, strict… Les petites gens échappent à cette organisation, ils travaillent et meurent sans utopies… Leur plaisir est considéré vulgaire et bestial… La vraie volupté est donc concédée aux femmes choisies pour ce travail, par les bourgeois, comme on choisit une voiture ou une montre. Notre Traviata en est là, à la lisière entre des origines pauvres et une beauté rayonnante dont l’insolence n’a le droit de s’exposer, qu’au service des « propriétaires ». La religion enfin persuadera chacune d’entre elles que leur fin tragique n’est que le résultat de leur péché, comme si l’on pouvait reprocher à la pomme d’avoir existé et séduit Adam ! Comme si, surtout, il y avait d’autres solutions ! Or la société ne peut leur proposer une autre place, elle crée une carence, elle occulte le petit peuple. Il y a des « couches sociales », il n’y a pas « d’échelle sociale » ! On ne peut pas passer d’une couche puante et triviale à une couche morale et riche. Les dominants ne se rendent compte de rien, ils s’auto-absolvent de leurs égarements sans se rendre compte qu’ils marchent sur la misère morale et physique. Ils emplissent le monde d’une compassion formelle aidée par une charité sociale de bon aloi, ils savent pleurer mais ils ne voient rien que leur orgueil enrichi d’une déculpabilisation à bon marché ! Olivier Desbordes, metteur en scène |
" Il faut saluer l'humilité de la mise en scène d'Olivier Desbordes, c'est rare par les temps qui courent, qui va droit au coeur de l'oeuvre, sans sacrifier une hargne dénonçant l'hypocrisie morale dont Violetta ne se remettra pas. " La Lettre du Musicien, octobre 2007
" Il s'agit d'un spectacle de voyage, c'est-à-dire réduit à l'essentiel. Olivier Desbordes peut compter sur le livret qui n'appelle nulle transposition pour être actuel et moderne. " Opéra Magazine, septembre 2007
" Une Traviata d'aujourd'hui, dramatiquement vraie et troublante. La partition garde ses couleurs originelles grâce à la direction rigoureuse de Dominique Trottein. " La Croix, août 2007
" La direction d'acteurs rend les personnages crédibles et l'émotion est là. Il règne à Saint-Céré un esprit de troupe. " Le Figaro et vous, août 2007 |
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| MADAME RAYMONDE REVIENT ! |
Denis d'Arcangelo : Me Raymonde
Sébastien Mesnil : accordéon
Un sacré personnage Madame Raymonde ! On l’aime pour sa gouaille, son franc-parler et son grand cœur, pour sa robe à fleurs et son rouge à lèvres un peu trop voyant. Sur scène, elle parle beaucoup, se joue des spectateurs et noue avec eux une certaine complicité. Elle nous entraîne dans un tour de chant populaire où elle interprète un joli répertoire osé et drôle de Boris Vian à Allain Leprest en passant par Gainsbourg : La femme est faite pour l’homme, Tu m’as possédée par surprise, ou La complainte des filles de Joie.
Pleine de vie et de caractère, cette fille spirituelle d’Arletty s’avère également être tendre et nostalgique. Son bon sens et son humour ont déjà séduit un public nombreux qui ne se lasse pas de retrouver ce personnage unique, de ceux qu’on regrette de ne pas croiser plus souvent…
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« Ça swingue drôlement ! Madame Raymonde a le rythme dans la peau. Un répertoire assez extraordinaire, parfois totalement inconnu et vraiment magnifique. » RFI, Pascal Paradou
« Ce spectacle, référence salutaire du théâtre de rue, pourrait bientôt devenir un bienfait d’intérêt national. » L’Humanité.
« Avec un physique à la Michel Simon et son rouge à lèvres qui déborde , Mme Raymonde, que l’on a vu dans Les Nuits Fauves est la fille spirituelle de Michel Audiard. » Le Figaro.
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| TANGOS |
| Dîner dansant
Eric Perez : chant
Dominique Trottein : piano
Ludovic Passavant : violon
Lionel Allemand : violoncelle
Anthony Millet : accordéon
Patrice Gouron : lumières et décoration
Tangos est une balade musicale sur le tango, des origines argentines avec Carlos Gardel à l’incontournable Astor Piazzolla, et jusqu’aux chansons de Boris Vian et Jean-René Caussimon. Cinq hommes en noir, un piano, un violon, un violoncelle, un accordéon, un chanteur, une passion commune, le tango. Citons le poète argentin Enrique Discopolo: "le tango est une pensée triste qui se danse".
Menu de la soirée : Accueil en musique « live ! » Apéritif avec sa verrine Première partie du spectacle Trilogie de saumon et sa mousseline au vinaigre de framboise Deuxième partie du spectacle Caille en crapaudine sur sa galette de pomme de terre et son flan aux châtaignes Troisième partie du spectacle Rocamadour chaud dans son croustillant / assiette gourmande entre le Fromage et le désert on dansera avec l’orchestre et le chanteur des tangos endiablés. Boissons comprises Menu composé an collaboration avec le Restaurant « Côté Jardin » |
| "Dès les premières notes, le public est "entré dans le tango" avant de terminer complètement "loco".
Les beaux morceaux teintés de jazz d'Astor Piazzolla entièrement instrumentaux, ont révélé la très grande qualité des musiciens."
La Dépeche du Midi, 31 juillet 2008 |
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| LA FLUTE ENCHANTEE |
| Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret d'Emmanuel Schilkaneder
Chanté en allemand, parties parlées en français
Création Festival de Saint-Céré 2009
Direction musicale : Joël Suhubiette
Mise en scène : Eric Perez
Assistant à la mise en scène : Damien Lefèvre
Décors et lumières : Patrice Gouron
Costumes : Jean Michel Angays et Stéphane Laverne
Note d'intention de mise en scène, Eric Perez
Un jeu !!
Un jeu de construction, un jeu de rôles, un jeu d’épreuves
Un jeu de couleurs, un jeu de lumières.
Un jeu d’apparences, de transparences.
Un jeu de piste, également, où il est aisé de se perdre, où il est aisé de se rencontrer, de s’aimer, de se quitter.
La mobilité du décor, du costume.
La gaieté.
On se cache, on se déguise, on apparaît, on disparaît.
On passe de la lumière à l’ombre, de la nuit au jour, de l’espoir au désespoir. On rit, on pleure. On veut vivre, on veut mourir.
La mobilité des sentiments.
On passe de la transparence à l’opacité.
Transparence de l’innocence, de la légèreté, opacité du doute et de l’angoisse.
Ils ont tout en main pour réussir le jeu de construction.
Ils ont tout en main pour le détruire, pour le rater, pour rater leur vie.
Le jeu peut devenir un piège, le décor : une prison.
Comment réunir les différents éléments pour créer un bel ensemble ? un bel ouvrage ?
Comment assembler les différentes parties de son être pour se construire solidement, sans aigreur et sans regret ?
Comment prendre la bonne direction, ne pas se tromper à la croisée des routes ?
Les héros de la Flûte ne sont pas seuls, les maîtres du jeu veillent, dans la joie, la complicité, l’amour.
Ils sont constamment présents, pour les aiguiller, pour leur montrer les obstacles sur le chemin, pour leur apprendre à écouter le silence et les battements de cœur.
Aiguiller, montrer mais ne jamais faire à leur place.
Les héros de la « flûte enchantée » sont jeunes…
Ce jeu-là est entre leurs mains qu’ils en fassent bon usage.
Eric Perez, metteur en scène
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| BERLIN ANNEES 20 |
| La revue des Grands Magasins
Cabaret satirique en 24 tableaux
Titre original : Es liegt in der Luft
Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer
Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin
avec Marlène Dietrich et Margo Lion
Mise en scène : Olivier Desbordes
Direction musicale et piano : Dominique Trottein
Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne
Décors et lumières : Patrice Gouron
Note d'intention de mise en scène
C’est à partir de mes premières émotions de spectacle que m’est venue cette envie de mettre en scène une revue.
Très jeune déjà, j’ai été baigné dans cet univers avec les revues de Zizi Jeanmaire qui réunissaient, au Casino de Paris, Yves St Laurent, Roland Petit et les musiques de Serge Gainsbourg… Ce sont ensuite, en une année, 740 représentations du Lido avec ses catastrophes, ses coulisses dignes de plus beaux films noirs français des années 50. Ensuite, au Palace, durant les années 1978-1983, fête de l’avant sida, j’ai digéré ces expériences pour inventer des formes délirantes de spectacles happening…
Mais c’est aussi la pratique de l’opéra, de l’opérette, qui a synthétisé en moi cette envie de m’échapper dans une fantaisie « critique ».
C’est avec tout ce bagage que le temps s’est chargé de m’aider à faire que j’ai eu envie de trouver mon sujet dans cette revue que Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky ont créée dans le Berlin de la fin des années 20.
C’est aussi en créant pour la première fois en France Le Lac d’Argent de Georg Kaiser et Kurt Weill, en mettant en scène Le brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, en parcourant le répertoire des années d’avant-guerre de la musique allemande, que j’ai découvert ce divertissement amer et parodique de la société de consommation. En plein expressionnisme, en pleine insouciance d’avant 1929… l’intelligentsia berlinoise participe à cette forme moins noble du spectacle : le cabaret et la revue…
Les plus grands s’y sont frottés... Marlène Dietrich, Margo Lion, mais aussi Arletty ou Cécile Sorel, en France.
Enfin pour parachever ces découvertes et ces émotions, ce qui me motive aussi c’est d’avoir pu acheter un billet pour voir la dernière revue de Joséphine Baker, le jour de sa mort, et d’avoir admiré l’art et la « façon » de Jean Marie Rivière au Paradis Latin… Sans avoir connu L’Ange Bleu et l’Alcazar…
Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté « cabaret satirique » et le contexte d’une société qui s’écroule :1929, la montée des fascismes… Opposition de la consommation à outrance… dans une ville, qui va être rasée !
La liberté que suggère cette forme de spectacle c’est une liberté lucide…Une joie pour oublier… .Un plaisir pour nourrir le quotidien… « Un lieu de mélange de classe »… Comme l’évoquait Roland Barthe lors d’une des soirées du Palace !
S’étourdir dans une joie, sans oublier le contexte… Comme une nourriture terrestre indispensable !
Olivier Desbordes, metteur en scène
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| PLUME ET PAILLE |
| Isabelle Quinette : danse
Sophie Beguier : harpe
Alain Reynaud : mise en scène
Patricia de Petiville : costumes
Marie.O Roux : scènographie
Une danseuse et une harpiste se rencontrent pour créer une fantaisie clownesque. Voici Plume et Paille, inséparables maître et serviteur. Plume, muse magicienne, et Paille, museau mutin de faune, promènent la grande harpe en troubadours encombrés. Ils s’affairent, vifs et enjoués comme des lutins, happés par la harpe qui devient tour à tour arbre, mirador, tambour, boîte à écho ou proue de navire. La musique de Plume s’égrène, magique, et fait basculer le corps de Paille dans une danse effrénée. Le serviteur devient pantin incontrôlable et emmène Plume dans ses loufoqueries. Mais le concert aura-t-il lieu ? Plume et Paille... Musique en mouvement et danse musicale... Une histoire sans parole, à la fois burlesque et bucolique. Un spectacle très visuel et rythmé, mis en scène par Alain Reynaud, cofondateur de la célèbre compagnie de cirque Les Nouveaux Nez. |
| « Captivés par les deux artistes, tour à tour facétieuses, tendres et drôles, petites et grandes ont apprécié chaque phase de ce voyage fantaisiste et le talent d’Isabelle, la danseuse et de Sophie, la harpiste usant de son instrument comme d’un véritable personnage. » Le Dauphiné Libéré |
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| DUBAS DE HAUT, EN BAS |
| L'enfant terrible du Musci Hall des années 30
Edwige Bourdy : chant
Christophe Maynard : piano
Vincent Vittoz : metteur en scène
Michel Ronvaux : costumes et accessoires
Anne-Marie Gros : coup de pied chorégraphique
Du rire aux larmes, et parfois même les deux à la fois, ce tour de chant déjanté reprend le répertoire de MARIE DUBAS, l’Enfant Terrible du Music-Hall.
Marie Dubas était pour Colette « cette femme, belle comme un tison, qui compose une chanson avec une lucidité de peintre ardent et patient. « Le Tango stupéfiant », « Mon légionnaire », « Le doux caboulot », « Pedro », « La mauvaise prière », « Quand je danse avec lui »… et autres cinq cents titres ont étés interprétés pendant plus de 30 ans par cette révolutionnaire de la chanson française.
Aujourd’hui, la chanteuse Edwige Bourdy reprend son répertoire. D’une chanson à l’autre, elle se métamorphose pour incarner toute une galerie de personnages loufoques pathétiques, poétiques ou désopilants… : l’amoureuse inconsolable qui se pique à l’eau de javel et sniffe de la naphtaline ou encore la fille joie qui invective la Vierge Marie pendant la nuit de Noël.
Créé en novembre 2003 à La Péniche Opéra et repris au Tambour Royal en octobre 2004, le spectacle « Marie Dubas de haut en bas » a tourné dans toute la France depuis 3 ans (Festival d’Avignon en 2005 et 2006, Festival de Lanquais en 2005, Festival de Maintenon en 2006, etc.) |
« Ce spectacle n’est ni un hommage, ni un plagiat mais une ré-appropriation du répertoire de Marie Dubas par Edwide Bourdy, sans pour autant trahir l’esprit des chansons créées pour la plupart durant l’entre-deux guerres. » Le Dauphiné Libéré
« J’ai vu le spectacle d’Edwige Bourdy…C’était magique, elle a un talent fou, une sensibilité idéale » Nathalie Dessay
« Je vous découvre et vous applaudis. Merci de faire revivre si bien la grande Marie Dubas » Suzy Delair
« Une heure de vrai bonheur » Les Echos |
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| CAMI |
Vincent Bramoullé
Marie-Lis Cabrières
Benjamin Hubert
Pascal Lambert
Benjamin Meneghini
Charlène Ségéral
Emilie Vaudou
Laurent Pelly : mise en scène
Agathe Mélinand : montage des textes
La scène représente un intérieur confortable de baleine. Monsieur et Madame se couchent.
Au bout d’un moment, Monsieur, que le tic-tac du cœur de la baleine empêche de dormir, cherche un autre endroit pour se reposer. Pendant ses recherches, la baleine ouvre la bouche pour bailler. Monsieur tombe à la mer. Madame n’a rien entendu et dort profondément.
Cami est drôle, donc il n’est pas sérieux. N’étant pas sérieux, on ne lui accorde aucune importance … Le modernisme de Cami éclate joyeusement à travers ses personnages stéréotypés, issus d’une commedia dell’arte toute personnelle, ses situations paroxystiques invraisemblables, ses moralités légendaires et bouffonnes …
Cami devrait être déclaré d’utilité publique. Roland Topor Pierre-Henri Cami est l’écrivain et humoriste qui a dit la phrase célèbre « comme je deviens sourd, je n'entendrai pas sonner ma dernière heure. » il est né à Pau en 1884, mort à Paris en 1956. |
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| LES CONTES D'HOFFMANN |
Opéra fantastique en trois actes de Jacques Offenbach Livret de Jules Barbier d'après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré Créé à l'opéra-comique de Paris le 10 février 1881
Note d'intention de mise en scène Cet opéra pose toujours des questions : quelle version : opéra, opéra comique ? Quel ordre : Poupée, Antonia, Giulietta ! Quelle partition ? avec ou sans dialogues.... Les Contes d'Hoffmann est un opéra inachevé qui, dès sa création a été trituré, reformaté, coupé, complété ! Cette oeuvre est en fait parcellaire, une sorte de puzzle mystérieux comme les contes dont elle est issue. Chaque mise en scène des Contes d'Hoffmann, chaque version est une vraie version. C'est à chaque fois le choix des artistes qui le préparent, cela ne peut être qu'une suite de partis pris. Les Contes d'Hoffmann, cela peut être, comme dans la version de Patrice Chéreau, une réflexion dramaturgique qui choisit de se rapprocher de l'oeuvre littéraire en l'éloignant de la musique d'Offenbach. On pourra trouver également la version habituelle qui " marche bien " ! On trouvera aussi des versions qui accumulent tous les bouts de partitions trouvées à prix d'or. Mais il faut toujours se méfier de l'accumulation de toutes les partitions qui existent sur Les Contes d'Hoffmann, au risque d'obtenir un cake bourratif sans invention gustative! Nous avons choisi la version qui maintient l'ordre Poupée, Giulietta, Antonia car cette version nous semble raconter l'histoire d'Offenbach, son rapport à l'Opéra, sa quête de ce grand art. Il réussit ultimement dans l'acte d'Antonia à faire un opéra qui mène à une mort symbolique comme l'ultime effort qui est le sien ! De plus le choix d'Offenbach du chant et de l'expression artistique jusqu'à l'épuisement est son dernier combat contre " la vie bourgeoise ", mots qu'il met dans la bouche du Docteur Miracle ! Nous avons choisi de garder le septuor, et " scintille diamant ", nous avons choisi de supprimer les récitatifs rajoutés par Guiraud et de revenir aux textes littéraires pour les remplacer. Pour tenter de retrouver l'esprit magique et poétique à la fois d'Hoffmann l'écrivain et d'Offenbach le poète musicien ! Retrouver la cohérence de cette oeuvre sans avoir la prétention de l'achever ! La respecter incomplète donc énigmatique ! Il s'agit pour moi qui l'ai mis en scène de nombreuses fois d'achever là un compagnonnage avec toutes ces marionnettes, de faire confiance à la brume, au brouillard, à l'étrange... . Les textes d'Hoffmann, l'univers des fleurs du mal, des poèmes en prose de Baudelaire sont une contribution pour accompagner cette rencontre, toute cette opposition entre les personnages " scientifiques " de l'ouvrage et l'imaginaire poétique, mystique, céleste, étrange comme les vapeurs d'alcool des poètes de la fin XIXe. J'ai donc choisi d'oublier la logique finalement très formelle du récit pour confronter des ambiances, des humeurs comme un spleen lyrique. À partir d'une assemblée croquée par un Daumier sarcastique, j'ai choisi de tenter un voyage dans un symbolisme naissant, dans une logique instinctive, dans des pays étranges où musique, personnages, anecdotes s'entrechoquent pour passer le miroir et quitter la réalité triviale et quotidienne. Les oeuvres ultimes et paradoxales comme le Falstaff de Verdi, La Flûte Enchantée de Mozart et ces Contes d'Hoffmann ont toutes en commun un sens très élaborer pour tirer une révérence, faire un pied de nez, s'envoler, quitter la scène du monde ! Olivier Desbordes |
« Olivier Desbordes a réinscrit les Contes d’Hoffmann (…) dans le demi caractère trop souvent oublié aujourd’hui de l’opéra comique français. (…) L’ensemble crée une distance poétique des plus savoureuses. Le rétablissement des dialogues parlés – opéra comique oblige – libère le jeu théâtral au bénéfice d’une parfaite compréhension de l’action : le public rit et participe – et sans surtitre ! Une vraie troupe fait fonctionner ce spectacle, solistes et chœurs parfaitement intégrés. Le joli soprano d’Isabelle Philippe domine la soirée. Le Diable de Jean-Claude Sarragosse restera dans les annales de Saint-Céré. Sabine Garrone sait tout faire, mezzo, gymnaste et Auguste de service : oiseau rare et vrai farfadet qui brûle les planches. Christophe Lacassagne campe au mieux Luther et Crespel.» Opéra Magazine, septembre 2008
« La nouvelle production des Contes d’Hoffmann d’Offenbach mise en scène par Olivier Desbordes est délirante à souhait et atteste d’une joie de vivre qui en accentue les traits morbides. » La Croix, 12/08/08
« D’une poignée de décors, costumes, accessoires et maquillages, Olivier Desbordes excelle dans la restitution des ambiances où la glauque réalité se mêle à l’étrange. (…) A ce jeu de dupes, la voix d’Isabelle Philippe réussit le grand Chelem de même que celle d’Andréa Giovannini, à l’accent d’opérette décalé. Jean-Claude Sarragosse hante le plateau, démoniaque juste comme il faut. Eric Vignau fait son joli numéro sans perdre la note. Christophe Lacassagne prouve que second rôle ne veut pas dire prestation effacée. " La Dépêche du Midi, 01/08/08
« Les trois actes sont unifiés par la magie du cirque incarné par l’extraordinaire Sabine Garrone et tout se déroule sur la piste d’une immense table centrale. Grâce à une parfaite articulation, nul besoin de surtitre pour comprendre la distribution dominée par la soprano Isabelle Philippe qui chante les trois amours d’Hoffmann. » Classica répertoire, décembre 2008 /janvier 2009
"Nous nous souviendrons longtemps de l’image finale : Hoffmann seul, abandonné de tous, avec comme seule compagne une bouteille au pied de l’immense donjon. Vision terrible, mais en totale harmonie avec le texte. Ces Contes ne sont-ils le seul opéra où l’on meurt de trop chanter ! De beaux costumes, un espace tout à tour salle de banquet et lieu de sacrifice , la mise en scène est réfléchie et réussie ! » UtMiSol, octobre 2008
« Jean-Claude Sarragosse prête sa stature, sa voix, son jeu à ce diable aux multiples visages. Qu’il regarde la scène de loin ou qu’il entre dans la danse, sa présence est exceptionnelle. » « Le chœur et l’orchestre sont efficaces, placés sous la baguette de Dominique Trottein. » « Un spectacle terrible, rare et parfaitement réussi ». UtMiSol, octobre 2008 |
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| BASTIEN ET BASTIENNE |
Opéra-comique en un acte de Wolfgang Amadeus Mozart (1768) D’après la parodie du « Devin du Village » de Jean-Jacques Rousseau par Charles-Simon Favart Textes de Johann Müller et Friedrich Wilhelm Weiskern Version chantée en allemand - textes parlés en français
Partie 1 - Prologue Quatuor à cordes K80 en sol majeur, de W.-A. Mozart Textes de Marivaux et Mesmer Ariette Dans un bois de W.-A. Mozart Pièce de jeunesse pour piano de W.-A. Mozart
Partie 2 - Bastien et Bastienne
Note d'intention de mise en scène On raconte que ce petit opéra de Mozart serait une commande du Docteur Mesmer, célèbre grâce à sa théorie du magnétisme. C’est peut-être parce que Mozart n’a que douze ans quand il le compose et qu’une méchante tradition veut que cette partition soit exécutée par des enfants que Bastien et Bastienne est régulièrement associé à une « pastorale adolescente » charmante et légère ; alors que ce que Mozart nous dit est déjà essentiel et audacieux. En effet, il nous parle de la mélancolie (dès le début de l’œuvre, Bastienne ne dort plus et veut mourir), de l’amour fou (Bastienne est prête à tout accepter si elle épouse Bastien), de la passion masochiste (au diable, s’il m’écorche le visage dira Bastienne), de l’ambition sociale (Bastien délaisse Bastienne pour la demoiselle du château), de l’appât du gain (C’est l’argent qui régit le monde entier dira maître Colas), du chantage suicidaire (Bastien envisage différentes manières de mettre fin à ses jours), de l’espérance (C’est un fou celui qui met lui-même un terme à sa vie, dira le même Bastien). Mozart dans le fond et dans la forme annonce déjà ses opéras à venir. Les artifices utilisés ne sont pas là pour apprendre à Bastienne à intriguer et à jouer avec ses sentiments mais pour l’aider à être sincère avec le moment. Marcel Schwob disait Aime le moment. Tout amour qui dure est haine. Michel Fau
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« Spectacle de tréteaux, Bastien et Bastienne, de Mozart, atteint avec Michel Fau une spontanéité, une grâce toute juvénile. L’humour primesautier séduit, ainsi que la radieuse Blandine Arnould, Bastienne toute en fausse candeur, et le fourbe magicien de Sarragosse. »
La Croix, le 13 août 2007
« Le trio d’amour pour un acte de marivaudage - Blandine Arnould, Pamina devenue bergère, Raphaël Brémard, vrai Baptiste des Enfants du Paradis selon Wolfgang, et le parfait Jean-Claude Sarragosse – plonge au plus profond du futur de Mozart grâce au magicien Michel Fau. Voilà un spectacle qui devrait faire le tour de France. Et sans EPO ! »
Opéra Magazine, septembre /octobre 2007
« Moutons en peluche, pelouse synthétique et forêt de carton-pâte servent de décor volontairement kitsch à souhait aux trois excellents interprètes, tout autant chanteurs que comédiens. Un prologue inédit, avec notamment des textes de Marivaux colle à merveille à cette comédie légère mise en scène par Michel Fau » La Dépêche Du Midi, le 17 août 2007
« La mise en scène de Michel Fau a parfaitement conduit un divertissement doux-amer, d'une élégance et d'une légèreté admirables, que renforce encore la réduction pour quatuor à cordes et piano. Des textes de Marivaux adroitement intercalés entre des numéros musicaux chantés en allemand permettent aux protagonistes de faire montre d un talent scénique indiscutable Jean-Claude Saragosse en Colas est impérial »
La Lettre du musicien, octobre 2007
« Un théâtre de tréteaux, un joli décor dans la veine de Boucher des toiles peintes où volettent des amours, des costumes dignes du hameau de Marie-Antoinette, Michel Fau réalise un spectacle parfaitement réussi placé sous le signe de l’humour Les trois protagonistes nous comblent d’aise. Blandine Arnould est une Bastienne malicieuse, un rien naïve, Raphaël Brenard un Bastien exquis et Jean-Claude Sarragosse un Colas idéal »
Ut Mi Sol, octobre 2007 |
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| LA TRAVIATA |
| Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi.
Livret de Piavé d’après La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils.
Production créée lors du Festival de Saint-Céré 2007.
Direction musicale : Dominique Trottein
Mise en scène : Olivier Desbordes
Décors, costumes et lumières : Patrice Gouron
Note d'intention de mise en scène
La Traviata : le drame discret de La Bourgeoisie !
Il est frappant de noter qu’au 19e siècle la notion de plaisir sexuel est liée à l’infidélité.
Mais que cette infidélité à la cellule familiale est une sorte de fidélité à celle-ci, puisque ce même plaisir est organisé de manière à n’être pas structurellement dangereux pour la cellule familiale.
En effet, le milieu des « Traviata » n’est pas épousable, il ne correspond pas aux valeurs domestiques, il se surajoute comme une gourmandise « interdite » mais tolérée.
La société bourgeoise se structure sur deux pôles : la morale stricte, la religion qui cadre, la reproduction et les alliances qui confortent les « rentes-FCP » et l’avenir, et - en face - le plaisir immédiat, sans perspectives, sans enjeux, sans prudence, sans humanisme.
Ce plaisir est un peu comme le RMI garanti des belles filles du peuple, mais tant qu’elles sont belles et jeunes ! Bref on n’épouse pas la bonne, si belle soit-elle, on en profite sans vergogne et on la laisse…
Le plaisir ne fait pas partie de la vie familiale, le plaisir ne fait, en aucun moment, partie de la religion : le bonheur est sage, bien repassé, amidonné, strict…
Les petites gens échappent à cette organisation, ils travaillent et meurent sans utopies… Leur plaisir est considéré vulgaire et bestial…
La vraie volupté est donc concédée aux femmes choisies pour ce travail, par les bourgeois, comme on choisit une voiture ou une montre.
Notre Traviata en est là, à la lisière entre des origines pauvres et une beauté rayonnante dont l’insolence n’a le droit de s’exposer, qu’au service des « propriétaires ».
La religion enfin persuadera chacune d’entre elles que leur fin tragique n’est que le résultat de leur péché, comme si l’on pouvait reprocher à la pomme d’avoir existé et séduit Adam ! Comme si, surtout, il y avait d’autres solutions !
Or la société ne peut leur proposer une autre place, elle crée une carence, elle occulte le petit peuple. Il y a des « couches sociales », il n’y a pas « d’échelle sociale » ! On ne peut pas passer d’une couche puante et triviale à une couche morale et riche.
Les dominants ne se rendent compte de rien, ils s’auto-absolvent de leurs égarements sans se rendre compte qu’ils marchent sur la misère morale et physique. Ils emplissent le monde d’une compassion formelle aidée par une charité sociale de bon aloi, ils savent pleurer mais ils ne voient rien que leur orgueil enrichi d’une déculpabilisation à bon marché !
Olivier Desbordes, metteur en scène
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| « Un espace délimité par des fauteuils sert de scène au drame. Il s’enrichit de fleurs géantes pour l’acte de la campagne comme pour bien nous montrer que l’amour de Violetta et d’Alfredo est un bonheur de pacotille qui ne peut avoir de lendemain. Sobre, le travail d’Olivier Desbordes porte avant tout sur le jeu des acteurs, leur présence, leur douleur. »
UtMiSol, Marc Laborde, octobre 2007
« Il faut saluer l’humilité de la mise en scène d’Olivier Desbordes, c’est rare par les temps qui courent, qui va droit au cœur de l’œuvre, sans sacrifier une hargne dénonçant l’hypocrisie morale dont Violetta ne se remettra pas. Andrea Giovannini est plus vrai que nature, de couleur vocale et d’investissement. »
La Lettre du Musicien, Yutha Tep, octobre 2007
« Il s’agit d’un spectacle de voyage, c’est-à-dire réduit à l’essentiel. Olivier Desbordes peut compter sur le livret qui n’appelle nulle transposition pour être actuel et moderne. »
Opéra Magazine, Jacques Doucelin, septembre 2007
« Une Traviata d’aujourd’hui, dramatiquement vraie et troublante avec Andrea Giovannini, Alfredo de lumière. Réduite à 26 musiciens par Philippe Capdenat, la partition garde ses couleurs originelles grâce à la direction rigoureuse de Dominique Trottein. »
La Croix, Bruno Serrou, le 13 août 2007
« Pourtant sans décor, la direction d’acteurs rend les personnages crédibles et l’émotion est là, Verdi n’est pas trahi malgré quelques coupures. Il règne à Saint-Céré un esprit de troupe, qualité indispensable pour un spectacle qui tournera en France pendant tout janvier et tout février. »
Le Figaro et vous, Christian Merlin, le 6 août 2007
« C’est une Traviata miniature qu’a proposé la compagnie Opéra Eclaté, une Traviata précieuse et raffinée comme une miniature : un très simple et beau décor rouge Pompéi, une mise en scène proche d’une version concert, dépouillée, qui a débarrassé l’œuvre de Verdi de toute boursouflure et bien centré l’intérêt sur le drame lui même, chapeau Olivier Desbordes. Un orchestre réduit et des choeurs réduits en nombre qui ont donné, sous la baguette de Dominique Trottein, une version épurée, pleine de tension et lumineuse.
Et au milieu de tant de charmes, la Traviata, bien sûr, une Violetta de haute volée interprétée par Burcu Uyar. Sa voix dynamique, son timbre chaud et lumineux, ses aigus infaillibles, son legato moelleux, son expressivité, son sens dramatique lui ont valu de grandes ovations du public. »
La Dépêche du Midi, 11 janvier 2008
« Portée par une sublime partition livrée avec ampleur par le chef Dominique Trottein, Isabelle Philippe incarne, avec un beau mélange de fragilité et de détermination une Traviata victime des conventions sociales. »
La Dépêche du Midi, 10 janvier 2008
« La musique de Verdi se met au service du drame, tantôt d’une vocalité jubilatoire et virtuose, tantôt déchirante et poignante. Ce portrait de femme brisée par la société est interprété par la merveilleuse soprano Isabelle Philippe et mis en scène de façon très théâtrale par Olivier Desbordes. »
La Gazette du Midi, janvier 2008
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| ANNE PACEO TRIPHASE |
| Anne Pacéo : batterie Leonardo Montana : Piano Joan Eche-Puig : contrebasse Fraîcheur, plaisir du jeu et de l’échange, mélodies et thèmes qui restent gravés à la première écoute, la surprise est de taille dans la forêt des productions actuelles. Plus qu’un nouveau trio, c’est un savant dosage entre trois âmes, trois caractères qui respirent la Catalogne, le Brésil, l’Afrique … Spontanéité, énergie, subtilité, humour, passion du rythme et du regard à trois… s’il doit y avoir « des petites choses positives », elles sont là, bien présentes, bien ancrées dans cet opus riche en émotions. À 24 ans, la jeune batteuse tout juste endorsée par Yamaha Drums, termine une résidence de trois mois avec son trio dans le nouveau club des Disquaires pour enchaîner aussitôt sur une carte blanche mensuelle dans le prestigieux club de jazz le Duc des Lombards. Elle y invitera la crème du jazz français et international : Henri Texier, Rhoda Scott, Julien Lourau ou Rick Margitza. En 2007, elle remporte le 1er prix de soliste ainsi que le 1er prix de groupe aux Trophées du Sunside, le Prix Jeune Talent du Festival de Montauban, le 1er prix de groupe au tremplin l'esprit jazz et est sélectionnée pour jouer à New-York avec le CNSMDP pour la clôture de la conférence annuelle IAJE, en première partie du Libération Music Orchestra de Charlie Haden. |
| "Emerveillante Anne Paceo. Il suffit de la voir jouer pour comprendre ce qu'est la joie du jazz quand elle est vécue des pieds à la tête par quelqu'un qui sourit à la vie autant qu'à la musique." Michel Contat, Télérama. "Une interprète au talent éclaboussant […] Cette diablesse caresse ses peaux avec toucher et une rude efficacité. Elle saura vous envoûter, tout comme elle envoûte les musiciens qui l'entourent. Un régal !" Jean-Michel Proust, Le Nouvel Observateur. "Certains jeunes musiciens sont incroyables. Anne Paceo a vraiment un truc à elle." Rhoda Scott, Télérama Sortir. |
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| QUATUOR A CORDES |
| JEU DE DAMES
Quatuor à cordes en fa majeur de Ravel
Scott Joplin, ragtimes
Beatles, Nirvana, arrangements pour quatuor à cordes de Caroline Florenville.
Du quatuor jazzy de Ravel composé en 1902, au Rock’n Roll endiablé de Nirvana, en passant par les ragtimes enjoués de Scott Joplin et l’esprit pop des Beatles, tel est le programme détonnant que vous propose ce carré féminin. Un projet atypique, construit autour d’une histoire originale du rythme. |
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| RECITAL KURT WEILL |
| Kurt Weill s’est enfui de l’Allemagne nazi juste après la création du
Lac d’Argent dans lequel il dénonçait un empereur romain césar élu
démocratiquement et qui devint un tyran ! Toutes ses chansons issue
d’ouvrage ou indépendante montrent un homme ancré dans la réalité de
son époque. Il rejoint le courant de cette république de Weimar qui
cherche à travers la musique et le chant à participer à la vie sociale
de ses contemporains.
Je ne t'aime pas
La complainte de la seine
Nannas lied
Es regnet
J'attends un navire
Youkali
Speak low
Le Grand Lustucru
Les Filles De Bordeaux
Le Train Du Ciel
Ballade De La Bonne Vie
Bilbao song
Cäsars tod
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| SCHUBERT / CAVANNA |
| Lieder de Schubert selon Cavanna
Création
Lieder de Schubert, Gretchen am Spinnrade, Erlkonig, Merres Stille, Junge Nonne, Taubenpost
arrangements Bernard Cavanna
Trio pour violoncelle, violon et accordéon de Bernard Cavanna
Les Lieder de Schubert ont donné lieu à de nombreuses transcriptions qui, la plupart du temps mettent en jeu l'orchestre symphonique et reproduisent une atmosphère proche de celle de l'opéra.
J'ai à l'inverse, dans mon travail, plutôt joué avec la " délicate intimité " de cette musique en retrouvant une formation instrumentale fétiche dans mon parcours : le trio violon, violoncelle, accordéon.
Ce nouvel environnement sonore, qui ne souhaite en rien trahir la pensée du compositeur, donne un éclairage particulier et tendre, en souhaitant restituer les arcanes, les mystères et les nuances de la musique de Schubert.
Bernard Cavanna
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| QUINTETTE A VENT |
| Ligeti, Six Bagatelles
Rota, La Petite Offrande Musicale
Piazzolla, transcriptions de tango
Bartok, danses roumaines
Un voyage en Italie, en Hongrie, en Roumanie et en Argentine autour de mélodies populaires revues par de grands compositeurs.
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| BRAHMS |
| SERENITE ET MATURITE Sonate opus 120 n°2 en mi bemol majeur pour alto et piano Lieder pour mezzo-soprano et piano Sonate Opus 120 n° 1 en fa mineur pour alto et piano Gesang Opus 91 « gestille sensucht » et « geistliches wiegenlied »pour mezzo-soprano, alto et piano Ce concert nous transporte dans les dernières années de la vie de Brahms, ces mélodies et ces sonates sont l’aboutissement d’une expérience musicale et humaine. Elles allient les registres de l’alto ou du contralto, apportant une sérénité dans le langage musical. Concert intense, intime et chaleureux. |
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| CARMINA BURANA |
| Cantate scénique de Carl Orff
version concert
Carmina Burana est une cantate scénique profane composée par Carl Orff entre 1935 et 1936.
Elle s’inspire de poèmes médiévaux réunis dans le recueil Carmina Burana, signifiant Poèmes de Beuren en référence au monastère bénédictin où les manuscrits ont été trouvés.
La structure de l'œuvre est fondée sur le concept de la roue de la fortune. À l'intérieur de chaque scène, celle-ci tourne, et la joie se transforme en amertume, l'espoir en deuil. Ainsi, le célèbre mouvement O Fortuna est à la fois le prologue et l’épilogue de l'œuvre. Il encadre lestrois sections principales.
La première d’entre elles exalte les joies du printemps, la deuxième se déroule à la taverne, où l’on boit et joue aux dés, et la troisième est consacrée à l’amour.
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| LES ELEMENTS |
| MEDITERRANEE
Polyphonies anciennes et modernes en hébreu, araméen, latin et grec ancien
Incluant deux créations mondiales, d’Alexandros Markéas et de Zad Moultaka
Par-delà les cultures et les religions, ce programme propose un voyage sur les rives du Bassin Méditerranéen, nous donnant ainsi l’occasion d’entendre quatre de ses langues (l’hébreu, latin, araméen et grec ancien), et de parcourir plusieurs siècles de musique, du Livre Vermeil de Montserrat (extrait) au Tre Cori Sacri de Petrassi (1904 – 2003), des Répons des Ténèbres de Gesualdo aux créations de Zad Moultaka et Alexandros Markéas, sans oublier le sublime Crucifixus de Lotti.
Deux créations contemporaines
Cette parole, Zad Moultaka
Du compositeur libanais Zad Moultaka (né en 1967), compagnon de route des éléments depuis 2004 (CD Vision sorti en 2008 sur le label l’Empreinte Digitale). Zad Moultaka va écrire une pièce en araméen basée sur le texte des Sept dernières paroles du Christ en Croix (pièce pour 16 chanteurs a cappella).
Trois fragments des Bacchantes, Alexandros Markéas
Du compositeur grec Alexandros Markéas (né en 1965), inspiré par les Bacchantes d’Euripide, en grec ancien (pièce pour 16 chanteurs a cappella).
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| BERLIN ANNEES 20 |
| EXCEPTIONNEL
AVANT PREMIERE DU FESTIVAL DE SAINT-CERE
Mise en scène : Olivier Desbordes
Direction musicale et piano : Dominique Trottein
Cotusmes : Jean-Michel Angays
Décors et lumières : Patrice Gouron
Traduction générale de l'allemand : Hilla Heintz
avec :
Claudia Mauro, Béatrice Burley, Anne-Sophie Domergue, Flore Boixel
Eric Vignau, Eric Perez, Jean-Pierre Descheix, Yassine Benameur
La revue des Grands Magasins
Cabaret satirique en 24 tableaux
Titre original : Es liegt in der Luft
Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer
Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin
avec Marlène Dietrich et Margo Lion
Note d'intention de mise en scène
C’est à partir de mes premières émotions de spectacle que m’est venue cette envie de mettre en scène une revue.
Très jeune déjà, j’ai été baigné dans cet univers avec les revues de Zizi Jeanmaire qui réunissaient, au Casino de Paris, Yves St Laurent, Roland Petit et les musiques de Serge Gainsbour. Ce sont ensuite, en une année, 740 représentations du Lido avec ses catastrophes, ses coulisses dignes de plus beaux films noirs français des années 50. Ensuite, au Palace, durant les années 1978-1983, fête de l’avant sida, j’ai digéré ces expériences pour inventer des formes délirantes de spectacles happening…
Mais c’est aussi la pratique de l’opéra, de l’opérette, qui a synthétisé en moi cette envie de m’échapper dans une fantaisie « critique ».
C’est avec tout ce bagage que le temps s’est chargé de m’aider à faire que j’ai eu envie de trouver mon sujet dans cette revue que Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky ont créée dans le Berlin de la fin des années 20.
C’est aussi en créant pour la première fois en France Le Lac d’Argent de Georg Kaiser et Kurt Weill, en mettant en scène Le brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, en parcourant le répertoire des années d’avant-guerre de la musique allemande, que j’ai découvert ce divertissement amer et parodique de la société de consommation. En plein expressionnisme, en pleine insouciance d’avant 1929… l’intelligentsia berlinoise participe à cette forme moins noble du spectacle : le cabaret et la revue…
Les plus grands s’y sont frottés... Marlène Dietrich, Margo Lion, mais aussi Arletty ou Cécile Sorel, en France.
Enfin pour parachever ces découvertes et ces émotions, ce qui me motive aussi c’est d’avoir pu acheter un billet pour voir la dernière revue de Joséphine Baker, le jour de sa mort, et d’avoir admiré l’art et la « façon » de Jean Marie Rivière au Paradis Latin… Sans avoir connu L’Ange Bleu et l’Alcazar…
Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté « cabaret satirique » et le contexte d’une société qui s’écroule :1929, la montée des fascismes… Opposition de la consommation à outrance… dans une ville, qui va être rasée !
La liberté que suggère cette forme de spectacle c’est une liberté lucide…Une joie pour oublier… .Un plaisir pour nourrir le quotidien… « Un lieu de mélange de classe »… Comme l’évoquait Roland Barthe lors d’une des soirées du Palace !
S’étourdir dans une joie, sans oublier le contexte… Comme une nourriture terrestre indispensable !
Olivier Desbordes, metteur en scène
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| UN BARBIER DE SEVILLE |
| D après l’opéra en deux actes de Giacomo Rossini
Chanté en italien
Récitatifs remplacés par des extraits de la pièce de Beaumarchais
Direction musicale et piano : Dominique Trottein
Mise en scène : Olivier Desbordes
Décor, costumes et lumières : Patrice Gouron
Comte Almaviva : Raphaël Brémard
Figaro : Laurent Arcaro
Rosine : Hermine Huguenel
Bartolo : Christophe Lacassagne
Basile : Alain Herriau
L’officier : Yassine Bénameur
Le Notaire : Damien Lefevre
Sextuor, musiciens d Opéra Eclaté
Note d'intention de mise en scène : Le Barbier est encore une farce, la pièce est un prologue aux Noces de Figaro, elle annonce la complexité des personnages, elle met en place des archétypes, elle place des perspectives. Mais elle les garde dans un moule qui rend hommage à la comédie del. arte ! C’est un peu comme si la complexité était menée par des jeunes qui n’ont pas encore reçu les égards que le temps se charge de nous rappeler. Cette impertinence de ces personnages qui rient aux dépens de Bartolo, le « vieux » c’est le sens du travail. Ce Barbier est une confrontation de génération, entre d’un côté Bartolo qui aime « très mal » mais sincèrement et des jeunes qui aiment l’état de séduction et ses péripéties, comme un apprentissage. Comme Molière, on s’amuse toujours des malheurs des autres, et la fable est toujours plus belle si le malheur est réel. Donc une maison fermée, une rue, une échelle ! le décor est tracé pour la comédie ! Rossini a compris, sa musique ludique l’est souvent jusqu’à devenir une incantation tourbillonnante qui enivre et déséquilibre, confronte à celle-ci le texte de Beaumarchais, fait feu de tous bois dans une langue superbe ! Les deux ensembles se complètent dans une alternance endiablée de mots et de notes ! Olivier Desbordes
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« C'est une des plus exquises soirées auxquelles on puisse assister ces temps-ci. La savoureuse harmonie entre théâtre et musique à laquelle est parvenue le père du tournedos flambe grâce aux arrangements musicaux de Dominique Trottein et à Olivier Desbordes qui a substitué malicieusement le texte original de Beaumarchais en lieu et place des récitatifs de Rossini: c'est vif, insolent, mordant à souhait. » concertclassic.com. juillet 2008
« Un feu d'artifice de traits d'esprit. Dira-t-on assez qu'une telle création peut offrir au public le plus rétif à l'art lyrique une délicieuse soirée, une médecine contre la déprime ambiante? La plaisante musique de Rossini, pétillante, virevoltante, se met à l'unisson de réparties impertinentes. » La Dépêche du Midi, août 2008
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| TOUS A L OPERA |
| Journée portes ouvertes
de 15 heures à 18 heures
Visite de l'Usine et concert gratuit
entrée libre
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| extraits de presse |
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| BELLE DE CADIX |
| Opérette en 2 actes de Francis Lopez
Livret de Raymond Viney et Mare-Cab
Paroles de Maurice Vandair
diffusion : de novembre 2010 à mi-janvier 2011
et de mars à avril 2011
contact diffusion Jean-Pierre Bréthoux
jp.brethoux@opera-eclate.fr 05 34 50 40 27
spectacle créé aux Folies d'O en juillet 2008 à Montpellier
Direction musicale : Jérôme Pillement / Dominique Trottein
Mise en scène : Olivier Desbordes
Costumes : Jean-Michel Angays / Stéphane Laverne
Chorégraphe : Vilcanota / Bruno Pradet et Cie
Peintures : Loran
Orchestration : Thibault Perrine
Quelques questions a Olivier Desbordes, metteur en scène :
Quelle est votre vision de l oeuvre?
La question c’est plutôt : cette oeuvre a fait un triomphe depuis des décennies : pourquoi ?
C’est la réponse à cette question qui est le moteur de mon travail ! Et partir de cette réponse pour rebondir sur une vision plus
contemporaine, plus tonique.
Après tout, depuis la création de la Belle de Cadix l’Espagne a connu la Movida, Carmen Maura, Almodovar, et bien entendu la liberté
c’est dans ce sens que j’ai monté cette Belle !
Cette opérette est un univers de cartes postales, avec une vision de l’Espagne très touristique : c’est à partir de cet univers visuel que l’on a fait ce voyage en Espagne !
En regardant les boutiques de souvenirs avec tous ses stéréotypes ses kitscheries , mais avec beaucoup d’amour et d’humour !
Ce qui est encore très amusant c’est la confrontation d’une équipe de cinéma « française » très française avec une Espagne très « espagnole » !
Cela explique les choix que nous avons faits avec Patrice Gouron et Jean Michel Angays d’opposer une imagerie très ringarde à une vraie Espagne profonde et colorée. C’est de toutes les façons les confrontations qui créent un intérêt théâtral.
Une équipe de cinéma plus proche de Max Pecas que de la Nouvelle vague se trouve confrontée à nos belles espagnoles plus authentiques, plus libres ! C’est l’amour de cette Espagne contrastée qui ressort de cette pièce, c’est la victoire des vraies gitanes !
Pourquoi le retour de l’opérette ces dernières années dans nos sociétés ?
Il n’y a pas de retour de l’opérette, il y a d’autres manières de faire certaines oeuvres de théâtre musical ou d’opérette, une vision plus contemporaine, plus impertinente, moins ancrée dans le passé !
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| BERLIN ANNEES 20 |
| La revue des Grands Magasins
Cabaret satirique en 24 tableaux
Titre original : Es liegt in der Luft
Musique de Mischa Spoliansky - Livret et lyrics de Marcellus Schiffer
Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin
avec Marlène Dietrich et Margo Lion
Mise en scène : Olivier Desbordes
Direction musicale et piano : Dominique Trottein
Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne
Décors et lumières : Patrice Gouron
Note d'intention de mise en scène
C’est à partir de mes premières émotions de spectacle que m’est venue cette envie de mettre en scène une revue.
Très jeune déjà, j’ai été baigné dans cet univers avec les revues de Zizi Jeanmaire qui réunissaient, au Casino de Paris, Yves St Laurent, Roland Petit et les musiques de Serge Gainsbourg… Ce sont ensuite, en une année, 740 représentations du Lido avec ses catastrophes, ses coulisses dignes de plus beaux films noirs français des années 50. Ensuite, au Palace, durant les années 1978-1983, fête de l’avant sida, j’ai digéré ces expériences pour inventer des formes délirantes de spectacles happening…
Mais c’est aussi la pratique de l’opéra, de l’opérette, qui a synthétisé en moi cette envie de m’échapper dans une fantaisie « critique ».
C’est avec tout ce bagage que le temps s’est chargé de m’aider à faire que j’ai eu envie de trouver mon sujet dans cette revue que Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky ont créée dans le Berlin de la fin des années 20.
C’est aussi en créant pour la première fois en France Le Lac d’Argent de Georg Kaiser et Kurt Weill, en mettant en scène Le brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, en parcourant le répertoire des années d’avant-guerre de la musique allemande, que j’ai découvert ce divertissement amer et parodique de la société de consommation. En plein expressionnisme, en pleine insouciance d’avant 1929… l’intelligentsia berlinoise participe à cette forme moins noble du spectacle : le cabaret et la revue…
Les plus grands s’y sont frottés... Marlène Dietrich, Margo Lion, mais aussi Arletty ou Cécile Sorel, en France.
Enfin pour parachever ces découvertes et ces émotions, ce qui me motive aussi c’est d’avoir pu acheter un billet pour voir la dernière revue de Joséphine Baker, le jour de sa mort, et d’avoir admiré l’art et la « façon » de Jean Marie Rivière au Paradis Latin… Sans avoir connu L’Ange Bleu et l’Alcazar…
Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté « cabaret satirique » et le contexte d’une société qui s’écroule :1929, la montée des fascismes… Opposition de la consommation à outrance… dans une ville, qui va être rasée !
La liberté que suggère cette forme de spectacle c’est une liberté lucide…Une joie pour oublier… .Un plaisir pour nourrir le quotidien… « Un lieu de mélange de classe »… Comme l’évoquait Roland Barthe lors d’une des soirées du Palace !
S’étourdir dans une joie, sans oublier le contexte… Comme une nourriture terrestre indispensable !
Olivier Desbordes, metteur en scène
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| extraits de presse |
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| LA BOHEME |
| Opera en quatre actes de Giacomo Puccini
Livret de Giacosa et Illica.
Version française de Paul Ferrié créé à l’Opéra-Comique à Paris en 1898.
diffusion :
du 10 janvier au 16 avril 2011.
Contact diffusion François Boudeau 06 71 90 13 97
fr.boudeau@free.fr
05 34 50 40 27
"Cette musique est émouvante et pénètre le coeur.
Puccini est un Alfred de Musset qui écrit des notes."
Oscar Wilde
Nouvelle production creee au Festival de Saint-Céré 2010.
Direction musicale : Dominique Trottein
Mise en scène : Olivier Desbordes
Costumes : Jean-Michel Angays / Stephane Laverne
(Studio Fbg 22-11)
Décors et lumières : Patrice Gouron
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| SAISON D'HIVER 09/10 |
| PROGRAMMATION DE LA SAISON PROCHAINE DISPONIBLE FIN JUILLET 2009
PREMIER SPECTACLE LE 17 OCTOBRE 2009, MISTINGUET, MADONNA ET MOI
OUVERTURE DES RESERVATIONS LUNDI 14/09/2009 |
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| BERLIN ANNEES 20 |
| La revue des Grands Magasins
Cabaret satirique en 24 tableaux
Titre original : Es liegt in der Luft
Musique de Mischa Spoliansky
Livret et lyrics de Marcellus Schiffer
Créé en 1929 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin
avec Marlène Dietrich et Margo Lion
Mise en scène : Olivier Desbordes
Direction musicale et piano : Dominique Trottein
Cotusmes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne
Décors et lumières : Patrice Gouron
Contact diffusion : François Boudeau 06 71 90 13 97
fr.boudeau@free.fr 05 34 50 40 27
Note d'intention de mise en scène
C’est à partir de mes premières émotions de spectacle que m’est venue cette envie de mettre en scène une revue.
Très jeune déjà, j’ai été baigné dans cet univers avec les revues de Zizi Jeanmaire qui réunissaient, au Casino de Paris, Yves St Laurent, Roland Petit et les musiques de Serge Gainsbourg… Ce sont ensuite, en une année, 740 représentations du Lido avec ses catastrophes, ses coulisses dignes de plus beaux films noirs français des années 50. Ensuite, au Palace, durant les années 1978-1983, fête de l’avant sida, j’ai digéré ces expériences pour inventer des formes délirantes de spectacles happening…
Mais c’est aussi la pratique de l’opéra, de l’opérette, qui a synthétisé en moi cette envie de m’échapper dans une fantaisie « critique ».
C’est avec tout ce bagage que le temps s’est chargé de m’aider à faire que j’ai eu envie de trouver mon sujet dans cette revue que Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky ont créée dans le Berlin de la fin des années 20.
C’est aussi en créant pour la première fois en France Le Lac d’Argent de Georg Kaiser et Kurt Weill, en mettant en scène Le brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek, en parcourant le répertoire des années d’avant-guerre de la musique allemande, que j’ai découvert ce divertissement amer et parodique de la société de consommation. En plein expressionnisme, en pleine insouciance d’avant 1929… l’intelligentsia berlinoise participe à cette forme moins noble du spectacle : le cabaret et la revue…
Les plus grands s’y sont frottés... Marlène Dietrich, Margo Lion, mais aussi Arletty ou Cécile Sorel, en France.
Enfin pour parachever ces découvertes et ces émotions, ce qui me motive aussi c’est d’avoir pu acheter un billet pour voir la dernière revue de Joséphine Baker, le jour de sa mort, et d’avoir admiré l’art et la « façon » de Jean Marie Rivière au Paradis Latin… Sans avoir connu L’Ange Bleu et l’Alcazar…
Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté « cabaret satirique » et le contexte d’une société qui s’écroule :1929, la montée des fascismes… Opposition de la consommation à outrance… dans une ville, qui va être rasée !
La liberté que suggère cette forme de spectacle c’est une liberté lucide…Une joie pour oublier… .Un plaisir pour nourrir le quotidien… « Un lieu de mélange de classe »… Comme l’évoquait Roland Barthe lors d’une des soirées du Palace !
S’étourdir dans une joie, sans oublier le contexte… Comme une nourriture terrestre indispensable !
Olivier Desbordes, metteur en scène
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| LA FLUTE ENCHANTÉE t |
| Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret d'Emmanuel Schilkaneder
Chanté en allemand, parties parlées en français
Création Festival de Saint-Céré 2009
Direction musicale : Joël Suhubiette / Dominique Trottein / Stéphane Giraud
Mise en scène : Eric Perez
Costumes : Jean Michel Angays et Stéphane Laverne
Décors et lumières : Patrice Gouron
Note d'intention de mise en scène, Eric Perez
Un jeu !!
Un jeu de construction, un jeu de rôles, un jeu d’épreuves
Un jeu de couleurs, un jeu de lumières.
Un jeu d’apparences, de transparences.
Un jeu de piste, également, où il est aisé de se perdre, où il est aisé de se rencontrer, de s’aimer, de se quitter.
La mobilité du décor, du costume.
La gaieté.
On se cache, on se déguise, on apparaît, on disparaît.
On passe de la lumière à l’ombre, de la nuit au jour, de l’espoir au désespoir. On rit, on pleure. On veut vivre, on veut mourir.
La mobilité des sentiments.
On passe de la transparence à l’opacité.
Transparence de l’innocence, de la légèreté, opacité du doute et de l’angoisse.
Ils ont tout en main pour réussir le jeu de construction.
Ils ont tout en main pour le détruire, pour le rater, pour rater leur vie.
Le jeu peut devenir un piège, le décor : une prison.
Comment réunir les différents éléments pour créer un bel ensemble ? un bel ouvrage ?
Comment assembler les différentes parties de son être pour se construire solidement, sans aigreur et sans regret ?
Comment prendre la bonne direction, ne pas se tromper à la croisée des routes ?
Les héros de la Flûte ne sont pas seuls, les maîtres du jeu veillent, dans la joie, la complicité, l’amour.
Ils sont constamment présents, pour les aiguiller, pour leur montrer les obstacles sur le chemin, pour leur apprendre à écouter le silence et les battements de cœur.
Aiguiller, montrer mais ne jamais faire à leur place.
Les héros de la « flûte enchantée » sont jeunes…
Ce jeu-là est entre leurs mains qu’ils en fassent bon usage.
Eric Perez, metteur en scène
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